Maaheen Ahmed
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Maaheen Ahmed, née en 1984, est une théoricienne, essayiste et enseignante de bande dessinée belgo-pakistanaise.
Spécialiste de littérature comparée et de culture visuelle, notamment de la bande dessinée, du roman graphique et de la presse périodique.
Ahmed suit des cursus de licence et de master en littérature et histoire de l'art à l'Université Jacobs de Brême[1] et à l'Université Heinrich-Heine de Düsseldorf[2]. Son mémoire de master portait sur l'artiste surréaliste Roberto Matta.
Après un doctorat portant sur le phénomène du roman graphique dans divers contextes culturels et linguistiques (anglophone, francophone, allemand et finnois), sous la direction d'Immacolata Amodeo (it) et de K. Ludwig Pfeiffer (en) (2011)[1], Ahmed obtient sa première bourse postdoctorale à l'Université catholique de Louvain UCLouvain (cofinancement Marie Curie)[3], au sein du groupe de recherche de Jean-Louis Tilleuil sur les textes-images. Elle bénéficie ensuite de deux bourses postdoctorales The Research Foundation – Flanders (FWO) à l'UGent[2], sous la direction du Prof. Dr Stef Craps et de Jan Baetens. Depuis 2014, elle est rattachée à l'Université de Gand (UGent), où elle enseigne l'intermédialité et la bande dessinée à la Faculté des arts et philosophie, département littérature comparée. Ses recherches s'appuient sur la sémiotique, les réseaux d'images, la mémoire, la matérialité et l'affect. En 2016, elle publie avec la collaboration de Stéphanie Delneste et Jean-Louis Tilleuil Le Statut culturel de la bande dessinée, ambiguïtés et évolutions, aux éditions Academia. L'ouvrage fait partie des douze finalistes du Prix Papiers Nickelés SoBD 2017, un prix récompensant le meilleur ouvrage sur la bande dessinée et le patrimoine graphique paru depuis la dernière édition du salon de Paris[4]. En 2017, elle reçoit une bourse de démarrage du Conseil européen de la recherche pour le projet Comics de recherche collectif de cinq ans portant sur une histoire interculturelle des relations entre enfants et bande dessinée[3], et plus particulièrement sur les bandes dessinées européennes et nord-américaines. Ce projet aborde l'essor de la bande dessinée dans les magazines pour enfants, l'évolution de la représentation des enfants dans la bande dessinée à partir de 1865 et l'utilisation de styles enfantins dans les romans graphiques contemporains[1].
En 2024, elle est nommée membre du Collegium de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique avec un mandat de cinq ans[5].
En 2025, elle est commissaire, avec Hugo Frey, de l'exposition Visionary comics. Les perles oubliées de la collection Van Passen au Musée de la bande dessinée de Bruxelles[6],[7]. Cette exposition donne lieu à un catalogue d'exposition intitulé The Visionary art of the franco-belgian comics - 1930s to 1960s, publié par les éditions Leuven University Press[7].
Elle est également membre de l’assemblée générale du Centre belge de la bande dessinée[1]. Tout comme elle est membre de plusieurs groupes de recherches belges et internationaux, tels : le Comics Studies Society (CSS), l’Association internationale pour l’études des rapports entre Textes et Image (AIERTI/IAWIS) ; le Groupe de recherche sur l’image et le texte (GRIT) ainsi que du groupe de contact FNRS de recherche en bande dessinée ACME[1]. Elle écrit et donne des conférences sur les super-héros, les bandes dessinées autobiographiques, la représentation de la guerre dans les bandes dessinées et les enfants dans les bandes dessinées et les magazines de bandes dessinées (2020)[8]. Elle écrit sporadiquement dans Comicalités[9] ainsi que pour le site hollandais 9e Kunst en néerlandais[10].