Esika Macu Salato, né en 1915 dans le village de Makutu aux îles Lau et mort en à Auckland[1],[2], est un diplomate fidjien.
Il naît dans une famille d'autochtones roturiers, et son père meurt lorsqu'il a trois ans[3].
Diplômé de l'École de médecine des Fidji en 1935[1], il travaille dans le service public de médecine des Fidji de 1936 à 1972, devenant à terme -en 1971- directeur du Service de médecine curative du gouvernement[4],[1]. Engagé dans les forces armées fidjiennes durant la Seconde Guerre mondiale, il étudie ensuite au Royaume-Uni les moyens de lutter contre la tuberculose, et s'y consacre à son retour aux Fidji[1].
Élu conseiller municipal à Suva en 1960, il devient maire de la ville en 1970 (l'année de l'indépendance des Fidji), et est ainsi le premier autochtone à être maire de la capitale[1]. De à , il est l'ambassadeur des Fidji auprès de la Communauté économique européenne, à Bruxelles[4]. Fait commandeur de l'ordre de l'Empire britannique en 1973[3], il est perçu comme «un gentleman de la vieille école»[3]. Le il devient le secrétaire général de la Commission du Pacifique Sud. Il préside à l'entrée des Îles Salomon et des Tuvalu à la Commission, ainsi qu'à une réforme conférant une égalité des voix à tous les membres (États insulaires et anciennes puissances coloniales), avant de prendre sa retraite en [1],[4],[5].
Il meurt en Nouvelle-Zélande à l'âge de 75 ans[2].