Madeleine Laurain-Portemer
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Jean Portemer (d) |
Madeleine Laurain-Portemer, née le à Laval[1] et morte le à Saint-Brieuc[1], est une bibliothécaire, une historienne et une archiviste-paléographe française[2], spécialisée dans l'histoire de Mazarin et de son époque. Elle est la fille d’Ernest Laurain et l’épouse de Jean Portemer (1911-1998)[2].
Madeleine Laurain-Portemer termine ses études à l’École des chartes en 1940[1]. C’est d’ailleurs à la même époque qu’elle publie sa thèse qu’elle nomme Les Grands jours du Parlement de Paris, de l’avènement de François Ier à la mort d’Henri III[2]. Elle commence sa grande carrière en tant qu’archiviste-paléographe[2].
De 1941 à 1964, elle est bibliothécaire puis conservatrice au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale[2]. En 1940, en 1959 et en 1969, elle publie des articles sur Jules Mazarin dans le Bulletin de la commission historique et archéologique de la Mayenne, ce qui lui apporte une grande notoriété dans son milieu[1].
Par la suite, de 1964-1982, Madeleine Laurain-Portemer est chargée de recherche puis maître de recherche au C.N.R.S[2]. D’ailleurs, c’est grâce à cet emploi que cette dernière a pu étendre ses recherches sur le cardinal Mazarin. En effet, cela lui donne l’occasion d’entreprendre des recherches plus approfondies sur Mazarin tout en lui permettant également de rassembler une plus grande documentation sur le sujet[2].
En 1981, elle publie le premier tome de ses Études mazarines (Paris, De Boccard, 1981) où elle réunit la majeure partie de ses articles déjà parus sur le cardinal[2]. Le second tome de ses Études mazarines est intitulé Une tête à gouverner quatre empires (1996)[2]. Il est publié six mois après le décès de Madeleine Laurain-Portemer en 1996[3]. Ce dernier réunit ses articles inédits sur Jules Mazarin[3]. Dans ses deux ouvrages sur Mazarin, Madeleine Laurain-Portemer n’a jamais caché sa sympathie et son admiration pour le personnage historique qu’est Mazarin, bien que ce dernier ait laissé une trace négative dans l’histoire[3]. Autre l’historien Georges Dethan, Madeleine Laurain-Portemer est l’historienne qui, à ce jour, connait le mieux Mazarin[4].
Le premier tome de ses Études mazarines (1981)
Ce premier ouvrage consacré à Mazarin n’est pas une biographie dite traditionnelle[3]. Madeleine Laurain-Portemer opte plutôt pour une méthode des dossiers. Autrement dit, l’auteure préfère démêler le personnage qu’est Mazarin en étudiant son sujet couche par couche, et ce, sans y laisser un détail important[3].
Le deuxième tome de ses Études mazarines (1996)
Lors des dernières années de sa vie, Madeleine perd graduellement la vue[3]. Cependant, grâce à l’aide de son mari ainsi que de quelques amis, elle peut consacrer tout son temps au deuxième tome de ses Études mazarines[3]. Elle est décédée avant de terminer son ouvrage. Elle n’a donc jamais, de son vivant, vu la publication du deuxième tome de ses Études mazarines. En effet, après sa mort, ce dernier est presque terminé, il est en cours de correction[3]. Ce n’est que six mois après le décès de Madeleine que son deuxième volume voit le jour, et ce, grâce à l’acharnement mené par son époux Jean Portemer[3]. Le deuxième ouvrage regroupe, en cinq chapitres, des articles divers et inédits sur Jules Mazarin[3]. La première partie traite de la nationalité de Mazarin[3]. La deuxième et la troisième parties mettent de l’avant des réflexions sur le pouvoir de Mazarin[3]. Le quatrième chapitre, quant à lui, parle du rôle de Mazarin dans les négociations internationales[3]. Enfin, la cinquième partie est la plus courte du volume. Cette dernière traite des derniers mois du cardinal Mazarin ainsi que de sa mort[3].
Le fond Madeleine Laurain-Portemer de la Bibliothèque Mazarine
À Paris, en France, on retrouve la Bibliothèque Mazarine qui a mis sur pied le fonds Madeleine Laurain-Portemer, en l’honneur de la femme qui a consacré une grande partie de sa carrière d’historienne à Jules Mazarin[2]. C’est en 1998 que Jean Portemer, le mari de Madeleine, fait don de toutes les études et les recherches scientifiques de sa femme à la Bibliothèque Mazarine[2]. Dans ce fonds, il y a des travaux menés par Madeleine[2]. Il est également possible d’y trouver de la documentation, c’est-à-dire « [des] notes de lectures, [des] transcriptions de documents d’archives, [des] photographies [ou encore des] microfilms »[2]. On y trouve aussi une partie des correspondances scientifiques faites par Madeleine lors de ses recherches[2].
Le Prix Madeleine Laurain-Portemer
En 1998, Jean Portemer crée le Prix Madeleine Laurain-Portemer en l’honneur de sa femme[5]. Il s’agit d’un prix annuel dont le but est de récompenser « l’auteur [ou auteure] d’un ouvrage consacré à un sujet portant sur l’histoire des Temps modernes (1492-1789), sans distinction quant à la zone de géographie étudiée »[5].
En 2021, c’est Géraud Poumarède qui remporte le prix Madeleine Laurain-Portemer grâce son œuvre sur L’Empire de Venise et les Turcs. XVIe – XVIIe siècle (Paris, Classiques Garnier, 2020)[5].