Figure du paysage médiatique au Sénégal, il est connu pour ses éditoriaux politiques, son engagement en faveur de la liberté de la presse et pour plusieurs démêlés judiciaires.
En 2025-2026, il fait l’objet d’une procédure d’extradition examinée par la justice française.
Enfance, formation et débuts
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Carrière
Madiambal Diagne fonde en 2004 le journal d’informations générales Le Quotidien, dont il devient l’administrateur général et éditorialiste[1]. Il dirige également le groupe Avenir Communication, actif dans la presse écrite et l’édition. Ses prises de position politiques et ses chroniques lui valent une importante visibilité dans le débat public sénégalais. Il est considéré comme proche de l’ancien présidentMacky Sall, relation qu’il revendique tout en affirmant son indépendance éditoriale[2]. Sous la présidence de Abdoulaye Wade, il est brièvement incarcéré à la suite de publications jugées critiques envers le pouvoir, avant d’être libéré[3],[4].
En 2014, il est élu président de l’Union de la presse francophone, organisation regroupant des journalistes de l’espace francophone[2]. Il reçoit également le prix Norbert Zongo pour la liberté de la presse, distinction récompensant des travaux journalistiques d’investigation en Afrique[5].
En , les autorités sénégalaises émettent un mandat d’arrêt international visant Madiambal Diagne dans le cadre d’une information judiciaire portant notamment sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, d’escroquerie sur des deniers publics et de blanchiment. Interpellé en France, il est placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de l’examen de la demande d’extradition. Le , la Cour d'appel de Versailles rend un avis partiellement favorable à son extradition. Les magistrats autorisent la remise uniquement pour certains faits, en écartant d’autres en raison de la prescription ou du principe de double incrimination. Cette décision applique également le principe de spécialité, limitant les poursuites aux seuls faits validés par la juridiction française. Ses avocats annoncent un pourvoi en cassation afin de contester la légalité de la décision[7],[8].