Maigret et le Mort amoureux

film franco-belge prévu en 2026 From Wikipedia, the free encyclopedia

Maigret et le Mort amoureux est un film produit en France et en Belgique et réalisé par Pascal Bonitzer, sorti en . Il s'agit d'une adaptation du roman Maigret et les Vieillards de Georges Simenon. Le rôle du commissaire Maigret est tenu par Denis Podalydès.

Réalisation Pascal Bonitzer
Scénario Pascal Bonitzer
Sociétés de production SBS Productions
Faits en bref Réalisation, Scénario ...
Maigret et le Mort amoureux
Réalisation Pascal Bonitzer
Scénario Pascal Bonitzer
Musique Alexeï Aïgui
Sociétés de production SBS Productions
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre policier
Durée 80 minutes
Sortie 2026

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Le commissaire Maigret est appelé en urgence au Quai d'Orsay au sujet d'un ancien ambassadeur renommé qui a été assassiné chez lui et dont le corps a été découvert par sa domestique. Il entretenait depuis cinquante ans une correspondance amoureuse avec une princesse, dont le mari, étrange coïncidence, vient de décéder. Face aux membres des deux familles et au manque de collaboration de la domestique du diplomate, Maigret enquête parmi les proches du défunt.

Ministère français des Affaires Etrangères et Européennes (Quai d'Orsay) à Paris.
Rue de Bellechasse, ou loge l'ancien ambassadeur Berthier-Lagès

Synopsis

Au petit matin, le commissaire Maigret (incarné par Denis Podalydès) est appelé en urgence devant le directeur de la P. J. parisienne. Une enquête urgente est requise par le ministère des Affaires étrangères : le comte Berthier-Lagès, un ancien ambassadeur à la retraite, a été retrouvé tôt le matin, assassiné par balles dans son bel appartement rue de Bellechasse (7e arrondissement de Paris). Maigret se rend donc au ministère des Affaires étrangères. Accompagné du commandant Janvier (Manuel Guillot), il est invité par le chef de cabinet, M. Cromières, à aller découvrir le corps du défunt.

Maigret interroge Jacotte Larrieu (Anne Alvaro) qui a découvert le corps de son patron (et jadis amant occasionnel) et qui en a informé le ministère avant le 36, quai des Orfèvres. Jacotte, un peu sourde, se montre laconique et très réservée.

Dans l'appartement de la victime, le commissaire et le commandant trouvent de nombreuses lettres prouvant la liaison épistolaire et amoureuse qu'entretenait depuis cinquante années le comte avec la princesse de Vuynes (Dominique Reymond). Le commissaire découvre que le mari de celle-ci, le prince de Vuynes, est lui-aussi mort récemment des suites d'un accident de cheval.

Maigret enquête auprès des membres des deux familles (Mazero, le neveu antiquaire pour l'ancien ambassadeur : la veuve, le fils et le petit-fils pour le prince), afin de démasquer le coupable. L'intervention d'un curé confesseur de la princesse et de la servante va permettre de mieux comprendre les raisons de cette mort assez mystérieuse.

  • « Trois mois après »

La dernière séquence du film se déroule « trois mois après » la résolution de l'énigme. Maigret se rend à la boutique d'antiquaire de Mazeron. Il a la surprise d'y rencontrer Jacotte, devenue au moins employée, et peut-être la compagne, de l'antiquaire. Une conversation avec la vieille femme donne à penser que les conclusions de l'enquête faites trois mois auparavant ne sont peut-être pas pertinentes, et que Jacotte a pu avoir, par manipulation psychologique, un rôle causal important dans la mort de M. Berthier-Lagès.

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».

  • Titre original : Maigret et le Mort amoureux
  • Titre de travail : Maigret et le Crime de la rue de Bellechasse
  • Titre international anglophone : Maigret in Society
  • Réalisation : Pascal Bonitzer
  • Scénario : Pascal Bonitzer, d'après le roman Maigret et les Vieillards de Georges Simenon
  • Musique : Alexeï Aïgui
  • Décors : Sébastien Danos
  • Costumes : Marielle Robaut
  • Photographie : Pierre Milon
  • Montage : Monica Coleman
  • Production : Saïd Ben Saïd
Producteurs associés : Kevin Chneiweiss et John Simenon

Distribution

Production

Genèse et développement

En , le cinéaste Pascal Bonitzer annonce qu'il va écrire, adapter et réaliser un film selon un roman de la série du commissaire Maigret de Georges Simenon[2]. En , Denis Podalydès est annoncé dans le rôle-titre. Il est précisé que le film sera une adaptation du roman Maigret et les Vieillards[3],[4].

En , il est révélé que l'intrigue du roman  publié en 1960  sera en partie modernisée et transposée dans les années 2000, avec des allusions à Internet et aux téléphones portables[5],[6].

Un temps intitulé Maigret et le crime de la rue de Bellechasse, le long métrage est rebaptisé Maigret et le mort amoureux[7].

Tournage

Le tournage dure cinq semaines, de février à [8],[9]. Il se déroule à Paris, notamment dans le 7e arrondissement[10],[11],[12]. Le spectateur peut découvrir lors des rares sorties extérieures du commissaire, les abords du Palais de justice de Paris et le canal Saint-Martin[13].

Autour du film

Différences entre le roman et le film

L'intrigue du roman se déroulait en 1960, année de son écriture par Georges Simenon et de sa parution mais Pascal Bonitzer l’a déplacé au début des années 2000.

Le réalisateur a également modifié le dénouement du livre (« Trois mois après »), laissant planer un doute quant aux circonstances exactes de la mort de l'ancien diplomate[14].

Il existe, en outre, de nombreuses différences entre le roman et le film :

  • le nom de la victime est le comte de Saint-Hilaire (Berthier-Lagès, dans le film),
  • son logement (où est retrouvé le corps) est situé rue Saint-Dominique (rue de Bellechasse, dans le film),
  • le prénom de la domestique est Jaquette (Jacotte, dans le film),
  • le nom de famille de la princesse n'est pas citée (juste une initiale, De Vuynes dans le film),
  • c'est le juge Urbain de Chézaud qui supervise l'enquête (le procureur de la République, dans le film),
  • le comte de Saint-Hilaire se suicide en raison de son âge avancé, ne voulant pas que la princesse qu'il avait promis d'épouser ait à supporter « que les misères d'un corps usé ». Jaquette est innocentée (Maigret ne l'a soupçonnée qu'un temps et « à regret », alors que le film laisse planer un doute : Jacotte a pu manipuler le défunt pour l'inciter à se suicider).

Autour du réalisateur

  • Avant d'adapter ce roman policier de Georges Simenon, le réalisateur Pascal Bonitzer avait adapté, en 2008, Le Grand Alibi, un roman policier d'Agatha Christie.

Autour des acteurs

  • Interrogé sur son rôle sur le site de France-Info, Denis Podalydès, ravi d'endosser le manteau du célèbre commissaire répond[15] :

« J'ai ressenti un étonnement profond, et puis aussitôt après, un espoir, et un désir très vif, très ardent de découvrir un continent que j'ignorais complètement : Simenon, les Maigret et les autres romans. »

Analyse

Selon le critique cinématographique du journal Le Monde, Jacques Mandelbaum, ce film présente la particularité « de dresser le portrait crépusculaire d’un monde se défendant contre le temps qui passe ». Il considère en outre que ce film est « bien terne » et dans lequel « une certaine grisaille domine », l'acteur Denis Podalydès y incarnant un commissaire d’une « singulière discrétion »[16].

A l'inverse, le critique de cinéma Jacques Morice publie dans Télérama une analyse plus positive en considérant que le réalisateur a respecté l'atmosphère du créateur de Maigret et que son adaptation est « particulièrement réussie »[17].

Le critique de cinéma Éric Neuhoff dans le Figaro, est également très élogieux et présente Denis Podalydès comme « un commissaire de première classe ». Il considère également que le réalisateur a eu raison de modifier le dénouement du livre dans le film[18].

Sortie et accueil

Sortie

En , il est annoncé que la sortie française est fixée au [19].

Accueil

Entrées

Pour son premier jour d'exploitation, Maigret et le mort amoureux enregistre 14 796 entrées (dont 532 en avant-premières) et se classe en 4e position. Il réalise un moins bon démarrage que le précédent film du réalisateur, Le Tableau volé, qui avait obtenu 35 085 entrées en 2024[20].

Le , au terme de sa première semaine d'exploitation, le film cumule 107 884 entrées, 163 620 entrées le en 2 semaines d'exploitation, 203 350 entrées le après 3 semaines puis 230 239 entrées le en 4 semaines et 242 961 entrées le en 5 semaines[21].

Accueil public

Sur AlloCiné, le film obtient une moyenne de 3,2 sur 5, basée sur 84 notes et 19 critiques.

Le public apprécie la fidélité à l'univers de Simenon, l'interprétation juste de Denis Podalydès et la finesse des dialogues mais est divisé, certains regrettant le classicisme de la mise en scène, le manque d'originalité de l'adaptation et un traitement trop théâtral du matériau littéraire.[réf. nécessaire]

Adaptations précédentes

Le roman Maigret et les Vieillards a déjà été adapté au cinéma et à la télévision :

sous le titre Voices From The Past, téléfilm anglais de Gerard Glaister avec Rupert Davies, diffusé en 1962 ;
sous le titre Maigret et l'Ambassadeur, téléfilm français de Stéphane Bertin avec Jean Richard, diffusé en 1980 ;
sous le titre Maigret et la Princesse, téléfilm français de Laurent Heynemann avec Bruno Cremer, diffusé en 2003 ;

Notes et références

Liens externes

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