Liste des maires de Combourg
page de liste de Wikimédia
From Wikipedia, the free encyclopedia
La liste des maires de Combourg présente la liste des maires de la commune française de Combourg, située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.
| Maire de Combourg | ||
Titulaire actuel Joël Le Besco depuis le (25 ans, 4 mois et 21 jours) | ||
| Création | ||
|---|---|---|
| Mandant | Suffrage universel | |
| Durée du mandat | 6 ans | |
| Premier titulaire | Jean Gesbert de la Noë-Seiche | |
| Site internet | combourg.bzh | |
| modifier |
||
Histoire
La mairie
La chapelle Saint-Pierre-et-Saint-Paul (construite en 1652, détruite aujourd'hui) a longtemps servie de mairie puis, entre 1846 et 1906, celle-ci fut située au 10 rue Notre-Dame à quelques pas de la maison de la Lanterne[1].
L'hôtel de ville actuel a été construit entre 1906 et 1907 sur les plans de l'architecte servannais Édmond Pariset. La salle de la mairie fut restaurée en 1923[2] et l'édifice rénové dans les années 1990.
D' à , des travaux d'extension (sur l'ancienne caserne des pompiers) et de réhabilitation du bâtiment existant ont eu lieu[3].
- La mairie après travaux.
- La mairie en 2011.
- La mairie dans les années 1910.
Liste des maires
Entre 1790 et 1945
Depuis 1945
Depuis l'après-guerre, cinq maires se sont succédé à la tête de la commune.
Biographies des maires
Biographie du maire actuel
- Joël Le Besco ( - )
Vétérinaire retraité. Conseiller municipal depuis 1983, il est maire RPR puis apparenté UMP-LR depuis 2001 et vice-président de la communauté de communes Bretagne romantique chargé des équipements et bâtiments communautaires de 2020 à 2026. Il est reconduit dans ses fonctions en 2008, 2014, 2020[33] et 2026[32].
Biographies des anciens maires
- Marie-Thérèse Sauvée ( - )
Ancienne professeure d'espagnol puis bijoutière de la Place Albert Parent, elle fut à la tête de la mobilisation pour la construction d'un lycée public avant d'être élue maire de la commune de 1995 à 2001 – battue par l'apparenté UMP Joël Le Besco – puis conseillère générale PS du canton de Combourg entre 1998 et 2015. Par ailleurs, elle a été la suppléante des députés socialistes Edmond Hervé (1997-2002) et François André (2012-2017).
- André Belliard ( à Bourg-Achard - à Saly au Sénégal)
Médecin généraliste, membre de l'UDR puis du RPR, il fut conseiller municipal de 1965 à 1995, puis maire de 1971 à 1977 et de nouveau entre 1983 à 1995, conseiller général du canton de Combourg de 1967 à 1998, conseiller régional de 1974 à 1998, président du Sivom des cantons de Combourg et de Tinténiac de 1979 à 1995, chevalier des palmes académiques en 1976. Il a reçu le titre de maire honoraire le .
Médecin généraliste et premier adjoint d'Abel Bourgeois, il est élu premier édile le [34] avec 20 voix sur 23 (1 pour le deuxième adjoint Eugène Legendre et 2 bulletins blancs), en raison de la démission de son prédécesseur. Réélu conseiller municipal mais non reconduit dans ses fonctions six mois plus tard, il retrouve son siège lors des élections municipales de 1977 et reste maire durant un mandat. En puis en , il est candidat de centre gauche aux élections cantonales mais il est sèchement battu : il ne recueille que 28,45 % des suffrages exprimés (32,50 % à Combourg) contre 53,38 % (54,22 %) pour le conseiller général sortant.
À nouveau candidat à la mairie en 1989, à la tête d'une « liste d'union de majorité présidentielle et d'ouverture », il est cependant défait par André Belliard.
En juin 1968, il est également le suppléant de Marcel Planchet, maire de Saint-Malo et candidat centriste aux élections législatives dans la sixième circonscription[35],[36].

- Abel Bourgeois ( à Bréal-sous-Montfort - à Combourg)
Notaire de profession, il entre au conseil municipal le puis devient adjoint de Joseph Hubert père le . En , il est élu maire puis conseiller général de Combourg quelques mois plus tard. Battu aux élections cantonales de 1949 par Ange Denis (MRP), il retrouve son siège en 1955 et le conservera jusqu’en 1967, année où le gaulliste André Belliard conquiert le canton. Tête de liste radicale-socialiste aux législatives de 1956, il obtient 22 293 voix. À nouveau candidat en 1958, dans la circonscription de Saint-Malo, il arrive en cinquième position et recueille 10,8 % (6 550 voix) des suffrages exprimés.
Réélu maire à cinq reprises – la dernière fois à l'issue d'une élection partielle organisée les et [18],[37] –, il quitte ses fonctions en pour raison de santé. À la même date, il est suspendu provisoirement de ses fonctions notariales[38] puis est déclaré en faillite personnelle par le tribunal de commerce de Saint-Malo[39].
Hospitalisé à l'Hôtel-Dieu de Rennes, il décède quelques jours plus tard à l'âge de 67 ans[40].
Abel Bourgeois fut par ailleurs le président-fondateur de La Jeunesse Combourgeoise, amicale sportive et culturelle créée en 1946[41].
Cultivateur et propriétaire exploitant à la Saudrais, il est élu premier édile le et le demeure jusqu'aux élections municipales de 1945. Il devient par la suite adjoint au maire sous les mandats Bourgeois et Hubert fils (1945-1971).
Figure locale du monde agricole, il fut président du syndicat agricole de Combourg et du Groupement de productivité ainsi que vice-président de la Fédération des syndicats agricoles d'Ille-et-Vilaine et président départemental de l'Office des céréales.

Négociant en vin et ancien combattant de la guerre 14-18, il entra au conseil municipal en puis fut nommé premier adjoint en mars 1935 à la mort d'Albert Parent. Élu maire en [42] puis conseiller général le mois suivant, il succéda à Émile Bohuon décédé dans ses fonctions. En , il est nommé conseiller départemental par le gouvernement de Vichy. Il restera premier édile jusqu'à son décès en 1944[43].
En 1939, il est décoré de la médaille d'officier de l'Instruction publique.

Diplômé de l'École d'agriculture de Rennes et de l'École vétérinaire d'Alfort, il devint maire de Combourg lors des élections municipales de 1919. En 1928, il est élu conseiller général du canton de Combourg sous l'étiquette des radicaux indépendants et le demeurera jusqu'à son décès.
Il mourut d'une congestion à l'âge de 58 ans. Ses obsèques réunirent selon L'Ouest-Éclair plus de 3 000 personnes dont le ministre de l'Air Guy La Chambre, le président du conseil général Marcel Rupied et des maires de tout le département ainsi que des représentants de l'ordre des vétérinaires.
Il est titulaire de la Légion d’honneur au grade de chevalier et du Mérite agricole à celui de commandeur.
- Valentin Cutté ( à Feins - )
Marchand de grains, négociant en beurre et cafetier, il est élu maire le en remplacement de Pierre Roussel, démissionnaire. Républicain, il est réélu en , et .
Il est titulaire de la médaille de chevalier du Mérite agricole.
Percepteur et huissier, il devient maire républicain opportuniste en 1885, après le décès de Victor Thomas. Réélu à trois reprises (1888, 1892 et 1896), il quitte ses fonctions mayorales en février 1900 suite à sa nomination comme percepteur. Il est aussi conseiller d'arrondissement du canton de Combourg jusqu'en 1900.
Son oncle Michel fut maire de la commune de 1871 à 1874.
Entrepreneur et propriétaire d'une briqueterie, Victor Jean François Thomas fut maire de Combourg à trois reprises (1876-1877, 1878 et 1880-1885). Il meurt dans l'exercice de ses fonctions le 7 juillet 1885 durant son troisième mandat.
Il était le père de Victor Célestin Thomas, poète, directeur de revues et journaliste.
Clerc de notaire en 1845, il devient greffier de justice de paix de Combourg en 1848, puis notaire dans cette même ville de 1871 jusqu'au , date à laquelle il démissionne en faveur de son fils Émile Brugalé.
Conseiller municipal à partir du , il fut nommé premier adjoint au maire par décret du , puis maire par décret du président Mac Mahon du jusqu'au , où il n'est pas reconduit.
Il fut ensuite président de la société de secours mutuel de Combourg de sa création le à son décès.
Il est l'auteur d'un livre sur la guerre de 1870, et sur l'annexion des états pontificaux, paru en 1871 intitulé "De la guerre faite à la France et à la papauté." disponible sur Gallica[44].
Négociant de profession, il est maire républicain de 1871 à décembre 1874, date à laquelle il est suspendu de ses fonctions par le préfet Delpon de Vissec.
Médecin, il est nommé maire en décembre 1840. Il le demeure jusqu'au 16 juillet 1843.
À son décès le 30 juillet 1851, il était premier adjoint au maire François Aoustin.
Greffier de justice de paix et notaire, il devient premier édile au lendemain des Cent-Jours, en août 1815. Il le reste sous la Seconde Restauration et en partie sous la Monarchie de Juillet, jusqu'en mars 1832.
Il fut récipiendaire de la Légion d'honneur.
- Jean-Baptiste Gesbert de la Noë-Seiche ( à Kergrist-Moëlou - à Dinan)
Avocat en la Cour de Parlement, sénéchal et premier juge civil, criminel et d'office du comté de Combourg, il devient en février 1790 le premier maire de la commune. Son mandat est de courte durée, puisqu'élu à l'administration du district de Dol, il quitte ses fonctions de premier édile en juillet 1790[4].
En 1791, il devient administrateur du district de Dinan puis juge au tribunal de la ville. D'après Luigi Odorici, dans son ouvrage Recherches sur Dinan et ses environs, il en est le président de 1804 à 1816[45].
Devenu conseiller municipal de Dinan, il y meurt le 18 décembre 1828.
Conseil municipal actuel
Les 29 sièges composant le conseil municipal de Combourg ont été pourvus le lors du premier tour de scrutin. Actuellement, il est réparti comme suit :
| Identité | Attributions | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1re | Odile Delahais * | Urbanisme, tourisme et ressources humaines | ||||||
| 2e | Jean-Pascal Desbois * | Culture, sport et économie | ||||||
| 3e | Isabelle Morel * | Petite enfance, enfance et jeunesse | ||||||
| 4e | Jean-Luc Legrand * | Environnement, mobilités et réseaux | ||||||
| 5e | Marie-Noële Legros * | Finances et commande publique | ||||||
| 6e | Bertrand Riaux | Voirie et affaires agricoles | ||||||
| 7e | Anne Forestier | Action sociale, santé publique et solidarité | ||||||
| 8e | Christophe Corvaisier | Numérique, vidéoprotection et sécurité civile | ||||||
| * Conseiller communautaire | ||||||||
Résultats des élections municipales
Depuis 1983, Combourg est une ville qui vote traditionnellement à droite aux élections municipales. Il y a cependant une exception entre 1995 et 2001, période où la commune est dirigée par la socialiste Marie-Thérèse Sauvée, cette dernière ayant battu le RPR André Belliard. Cette parenthèse de six ans se referme lors du scrutin de avec l'élection du divers droite Joël Le Besco.
Avant cette date, Combourg eut des maires classés au centre gauche. Ainsi, le radical-socialiste Eugène Legendre remplaça fin 1944 Joseph Hubert père décédé en fonction, auquel succéda Abel Bourgeois qui dirigea Combourg de 1945 à 1970 et fut réélu à cinq reprises, et enfin Joseph Hubert fils, premier édile de 1970 à 1971 et de 1977 à 1983.