Famille de Freslon de La Freslonnière

From Wikipedia, the free encyclopedia

BlasonnementD'argent à la fasce de gueules, accompagnée de six ancolies d'azur, tigées et feuillées de gueules, 3, 3.
DeviseIl a la main droite et juste
OrigineBretagne
Fiefs tenusLe Rheu, Acigné, Saint-Aubin
de Freslon de La Freslonnière
Image illustrative de l’article Famille de Freslon de La Freslonnière
Armes de la famille
Image illustrative de l’article Famille de Freslon de La Freslonnière

Blasonnement D'argent à la fasce de gueules, accompagnée de six ancolies d'azur, tigées et feuillées de gueules, 3, 3.
Devise Il a la main droite et juste
Origine Bretagne
Fiefs tenus Le Rheu, Acigné, Saint-Aubin
Demeures Château de la Freslonnière
Château de La Villechauve
Château de la Motte
Château du Lou-du-Lac
Charges Président à mortier
Préfet
Maire
Récompenses civiles Légion d'Honneur

La famille de Freslon de La Freslonnière, originaire de Bretagne, est une famille subsistante de la noblesse française d'extraction chevaleresque, sur preuves de 1386. Elle fut maintenue noble d'ancienne extraction en Bretagne le [1]. Elle fut reçue aux honneurs de la cour en 1778[2]. Elle est membre de l'ANF depuis 1938[3].

La famille Freslon a eu pour berceau la paroisse du Rheu, dans le Diocèse de Rennes, (Ille-et-Vilaine), où elle a possédé de toute ancienneté l'important domaine de la Freslonnière[4].

Cette famille a une filiation prouvée à partir de 1385, avec Jean Freslon, écuyer, seigneur de la Freslonnière, marié à Catherine Eder[5],[6].

Lors de la Réformation faite en 1427 dans l'évêché de Rennes par les commissaires Jamet Baude et Eon Poffraie, plusieurs nobles sont mentionnés, dont Jean Freslon, seigneur de La Freslonnière.

D'après un titre de la collection du cabinet Courtois (dont les collections se sont avérées être des faux à la suite de leur analyse après leur acquisition vers 1956 par les Archives nationales (109 AP, Collection de Gourgues) [N. 1] [7]), Pierre Freslon et plusieurs autres gentilshommes bretons auraient loué, lors de la croisade de 1249, un bateau à un armateur de Nantes pour les transporter de Limisso à Damiette. En vertu de ce titre le nom et les armes de la famille de Freslon figurent dans les salles des Croisades du palais de Versailles[4],[5].

Julien Freslon, seigneur de la Freslonnière, du Boisbriant, de Saint-Aubin, etc., chevalier de l'Ordre du roi, épousa en 1608 Hélye de la Roche. Il en eut, entre autres enfants, deux fils, Gabriel et Jean, qui furent les auteurs de deux grandes branches de La Freslonnière et de Saint-Aubin, qui furent maintenus dans leur noblesse d'ancienne extraction par arrêt de la chambre de réformation du [4]

Personnalités

Branche de La Freslonnière

  • Gabriel Freslon, chevalier, seigneur de La Freslonnière, La Touche-Tréby, Montgermont, La Baudière, Les Mesnils Lascouët-en-Plumieux et La Baudière. Conseiller du roi en ses conseils d'État, puis conseiller au Parlement de Bretagne le , il est nommé président à mortier, le . Il est député par le Parlement de Bretagne vers le roi Louis XIV, le . Il meurt en fonction le et est inhumé en l'église Saint-Sauveur de Rennes[9].
  • Jean-Baptiste Freslon, chevalier, seigneur de La Freslonnière (1640-1705), maintenu noble d'ancienne extraction en Bretagne le [10] .
Alexandre-François de Freslon de La Freslonnière
  • Alexis-François-Marie-Joseph de Freslon de La Freslonnière, dit « le comte de La Freslonnière » (1749-1826), capitaine au régiment du roi-infanterie où il sert depuis le , il émigre aux Pays-Bas sous la Révolution française. Rentré en France, il est incarcéré à Paris dans la prison de l'Abbaye. Il échappe à la guillotine lors de la chute de Robespierre [13] .
  • Alexandre-François de Freslon de La Freslonnière, dit « le comte de La Freslonnière » (1787-1841) volontaire royal en 1815 et chargé d'une mission dans le département de la Loire-Inférieure, maître des requêtes au Conseil d'État le , puis préfet de la Mayenne, et enfin, préfet de la Haute-Loire en 1830. Il est chevalier de la Légion d'honneur. Il meurt au château de La Freslonnière le [13] .
  • Gabriel-François de Freslon de La Freslonnière (1784-1857), ancien élève de l'école polytechnique (X.1803), capitaine d'artillerie , il prit part aux campagnes d'Espagne et de l'Armée du Nord, en 1809 et 1810, puis à celle de France en 1813-1814[10] .

Branche de Saint Aubin

  • Jean Freslon, chevalier, seigneur de Saint-Aubin(1622-1681). Il est député par les États de Bretagne vers le roi Louis XIV pour l'examen des comptes du duché, en 1661 et en 1667. Il est connu en Bretagne pour avoir protesté en faveur des indemnités accordées à la province, face au duc de Chaulnes, commandant en chef du roi de France en Bretagne[réf. nécessaire]. Ce dernier le fait expulser des états de Bretagne le . S'ensuivirent les manifestations bretonnes connues sous le nom de la Révolte du papier timbré[15] .
  • René Freslon, seigneur de Saint-Aubin, (1648-1722), capitaine d'une compagnie de l'arrière-ban de la noblesse de l'évêché de Rennes en 1696, inspecteur des haras de l'évêché de Vannes en 1720[15] .
  • Jean-Emmanuel-René de Freslon, seigneur de Saint-Aubin, (1734-1800), garde de la marine en 1754, enseigne des vaisseaux du roi dès 1764, retiré du service an avec le grade de lieutenant de vaisseau, émigré au temps de la Révolution Française, mort à Jersey le [16] .
  • Pierre de Freslon, baron de Saint-Aubin (1766-1839). Il est baron de l'Empire par décret du et lettres patentes du suivant. Il est reçu président aux requêtes du parlement de Bretagne le . Émigré sous la Révolution, il est envoyé en mission diplomatique par le roi d'Angleterre auprès des généraux vendéens qu'il rejoint à Fougères en . Il est conseiller à la Cour impériale de Rennes en 1811 et membre du collège électoral du département d'Ille-et-Vilaine. Il meurt à Rennes le [16] .

Armes & devise

D'argent à la fasce de gueules accompagnée de six ancolies d'azur soutenues de gueules, rangées trois en chef et trois en pointe[5].

Devise : "Il a la main droite et juste"[16] .

Titres

  • Marquis d'Acigné.
  • Comte de La Piguelaye et de La Freslonnière.
  • Vicomte de Méjusseaume et de Braz.
  • Seigneur de Saint-Aubin-d'Aubigné, de La Ville-Odierne, de La Baudière, du Bois-Briand, de Branféré, de Montgermont, de Saint-Léau, de Bourian, de Québriac, de La Touche-Trébry, de La Motte-au-Vicomte, de Trégus, de Mauvoisin, de La Mettrie du Han, de Blavon, du Boismaigné, de Lascouët et de Collinée.
  • Baron de l'empire en 1811 (éteint en 1884)[5].

Alliances

Familles : Achard de La Vente, Achard de Leluardière, du Boisbaudry, de Broch d'Hotelans, de Farcy de La Villedubois, de Farcy de Pontfarcy, de Ferré de Péroux, Guillet de la Brosse, Huchet de Cintré, Hulot de Collart Sainte Marthe, Imbert de Trémiolles, Jousseaume de La Bretesche, de La Celle de Châteaubourg, de La Chevière, de La Croix de Beaurepos, de La Forest, du Laurens d'Oiselay, Le Maignan de L'Écorce, Le Vaillant du Douët de Graville, de Lorgeril (1841), de L'Orne d'Allincourt, Maillard de La Gournerie, Mathieu de Vienne, de Mauduit de Kerven, de Mauduit du Plessix, de Meaulne, de Maynard, de Menou, de Monti, de Pioger, de Roquefeuil, Roulet de La Bouillerie, de Saint-Germain, de Saint-Pern, de Sars, de Sarte, Sourdeau de Beauregard, de Richoufftz de Manin, de Lévis-Mirepoix, du Bois de Maquillé, de La Huppe de Larturière, Roullet de La Bouillerie, de Talhouët-Boishorand, de Bouvier-Mathieu de Vienne, d'Artigues, Bahezre de Lanlay, de La Brosse, Bourel de La Roncière, Jarnoüen de Villartay (1964).

Notes et références

Bibliographie

Articles connexes

Related Articles

Wikiwand AI