Côtes-d'Armor
département français numéro 22
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Les Côtes-d'Armor (/kot d‿aʁmɔʁ/[a] ⓘ ; en gallo : Côtes d'Ahaot, en breton : Aodoù-an-Arvor (/ˈoːdu ãˈnarvor/)[b], appelées Côtes-du-Nord jusqu'en 1990[2], est un département français situé en région Bretagne.
| Côtes-d'ArmorCôtes d'AhaotAodoù-an-Arvor | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Bretagne |
| Création du département | |
| Chef-lieu (Préfecture) |
Saint-Brieuc |
| Sous-préfectures | Dinan Guingamp Lannion |
| Président du conseil départemental |
Christian Coail (PS) |
| Préfet | François de Keréver[1] |
| Code Insee | 22 |
| Code ISO 3166-2 | FR-22 |
| Code Eurostat NUTS-3 | FR521 |
| Démographie | |
| Gentilé | Costarmoricains |
| Population | 611 859 hab. (2023 |
| Densité | 89 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 20′ nord, 2° 50′ ouest |
| Superficie | 6 878 km2 |
| Subdivisions | |
| Arrondissements | 4 |
| Circonscriptions législatives | 5 |
| Cantons | 27 |
| Intercommunalités | 8 |
| Communes | 344 |
| Liens | |
| Site web | www.cotesdarmor.fr |
| modifier |
|
L'Insee et La Poste lui attribuent le code 22. Sa préfecture et sa plus grande ville est Saint-Brieuc. Les autres principales villes sont Dinan, Guingamp et Lannion. Avec ses 611 859 habitants, il est le 43e département le plus peuplé du pays (sur 101).
Histoire
Naissance des Côtes-du-Nord

Le département des Côtes-du-Nord a été créé à la Révolution française, le [3].
Les Côtes-du-Nord et la chouannerie
Le département est touché par la chouannerie dès 1793[4],[5].
Parmi les chefs se trouvent Amateur-Jérôme Le Bras des Forges de Boishardy[4].
Le département prend part aussi à la troisième chouannerie, notamment par le biais de Pierre Taupin, chef chouan qui opère majoritairement dans l'Est du Trégor[6]. Sa femme a été guillotinée en mai 1794 sur la place du Martray de Tréguier, et ses cinq enfants ont été dispersés alors qu'il accompagnait l'évêque Augustin-René-Louis Le Mintier dans sa fuite à Jersey. Il revient donc à Tréguier pour assassiner dans son lit le chef du tribunal révolutionnaire qui a prononcé la sentence contre son épouse, un certain Leroux-Cheffdubois. Son retour fait grand bruit dans le pays, et partout son nom suscite l'effroi ; cet homme ivre de vengeance fait frissonner les Trégorrois. Il est finalement attrapé à Tréguier en 1797 et condamné au bagne en Guyane. Il parvient à s'évader dans des conditions rocambolesques[6] et revient à Tréguier en 1799, pour prendre la tête des chouans de la 6e Légion des Côtes-du-Nord. Partout la « bande à Taupin » sème la terreur et, malgré les efforts républicains, elle reste insaisissable. Morlaix, Lannion et Guingamp se mobilisent et se réorganisent pour tenter de le capturer, mais personne n'y parvient ; Pierre Taupin ne craint ni les canons ni les murailles. Il est partout et nulle part. Il sera finalement abattu par un coup de feu au cours du combat de Tréglamus en 1800.
Les Côtes-du-Nord participent également à la guerre de Vendée et Chouannerie de 1815[7].
Les Côtes-du-Nord pendant la Seconde Guerre mondiale
- Un exemplaire du journal clandestin de la Résistance intérieure française « La France combattante des Côtes-du-Nord » datant de septembre 1943 (Musée de la Résistance en Bretagne de Saint-Marcel).
Les Côtes-du-Nord deviennent les Côtes-d'Armor
Au début des années 1950, le nom Côtes-du-Nord[8] étant jugé dévalorisant et incorrect géographiquement, le délégué hôtelier du département propose un premier référendum demandant aux personnalités des Côtes-du-Nord de donner un avis sur un changement de nom et sur les différentes propositions alors émises, parmi lesquelles « Penthièvre », « Côtes-d'Armor », « Haute-Bretagne » (ce nom sera également souhaité par le département d'Ille-et-Vilaine 50 ans plus tard) ou encore « Rance et Trégor ». En 1962, le conseil général émet un avis favorable pour Côtes-d'Armor, signifiant « côtes du pays de la mer » en français-breton (un sondage officieux réalisé par la ville de Saint-Brieuc auquel 313 communes sur 385 avaient répondu avait donné 307 voix en faveur d'« Armor » »[9]). Le , le département change officiellement de nom[10], près de trente ans après l'avis favorable du conseil général.
Pour Christian Le Bart et Thomas Procureur, tous deux docteurs en science politique, « le changement de nom est censé favoriser le développement touristique du département, mais aussi rendre aux « Costarmoricains » l'identité qui leur avait été usurpée. »[11]. Cela s'inscrit donc dans une démarche identitaire et de marketing territorial.
En breton, le nom est attesté sous la forme « Aodoù-an-Hanternoz »[12] jusqu'au changement d'appellation en français. À partir de 1990, la forme en langue bretonne devient « Aodoù-an-Arvor »[13],[14],[15].
En gallo, le nom est attesté sous les formes « Côtes d'Ahaot »[16],[17] ou « Côtes d'Armor »[18],[19] dans les publications du Conseil départemental.
Politique
Au niveau national

Au niveau du département
Différents présidents se sont succédé au sein du conseil des Côtes-du-Nord : Nicolas Armez (1800–1809), Charles de Goyon (1861–1870), Emile Depasse (1870–1874), Silvain Duval (1874–1883), Henry Gagon (1884–1892), Charles Hagoumar des Portes (1892–1894), Louis-Auguste-Marie Le Provost de Launay (1894–1898), Louis Armez (1898–1902), Albert Jacquemin (1902–1903), Eustache Ollitrault-Dureste (1903–1907), Henri de Lorgeril (1907–1910). De 1910 à 1917, Louis Armez assure la présidence du conseil général suivie de Charles Baudet durant seulement deux ans (1918–1920)[20].
Le président Raymond Poincaré passe par Saint-Brieuc en 1914[21].
En 1920, le vicomte Gustave de Kerguezec est élu président du conseil général. Il assure ses responsabilités pendant dix ans avant d'être remplacé par Charles Meunier en 1930[22].
Michel Geistdoerfer est révoqué avec sa municipalité de Dinan en décembre 1940 et remplacé par le notaire Aubry. Octave Brilleaud, maire de Saint-Brieuc est révoqué à la demande de l'occupant — comme le maire RI de Pléneuf — car c'est un dignitaire de la franc-maçonnerie, remplacé par un professeur du lycée en retraite : E. Chrétien[23].
Pour conforter sa base politique, Vichy nomme le une commission administrative de 9 membres, dont 6 élus du suffrage universel et 4 anciens conseillers généraux. La région de Dinan n'est pas représentée, car craignant l'influence de Geistdoerfer, encore forte sur les élus[23].
L'épuration des édiles compromis est rondement menée dans 3 communes sur 4 dès la mi-octobre 1944, par un Comité départemental de libération (CDL) très actif qui règle les nombreux conflits. Le jour même de la Libération, les délégations spéciales prévues sont installées dans les villes. À Saint-Brieuc, elle est présidée par l'industriel modéré Roycr du CDL. À Loudéac, Le Vczouët, révoqué en 1942, retrouve sa mairie, de même que Geistdoerfer (du CDL) à Dinan, mais avec beaucoup plus de difficultés car une partie des FFI locaux en armes s'y oppose. Le conflit est arbitré provisoirement par le président du CDL H. Avril, un ancien député radical (1919–1924) qui adhère à la SFIO, mais tranché par les électeurs en 1945. La liste conduite par le pharmacien Aubert, ancien adjoint du maire nommé par Vichy, sous couvert des mouvements de Résistance (8 FN, 2 UFF, 1 MLN) mais en fait modérée et de droite, bat la municipalité de gauche réinstallée de Geistdoerfer. C'est l'un des rares cas de basculement à droite d'un conseil municipal des Côtes-du-Nord à la Libération. Des tensions se produisent aussi à Guingamp. La tâche essentielle du Comité local de libération (CLL), présent dans 378 communes, souvent présidés par le maire, consiste à mener à bien cette épuration municipale. Parfois le président du CLL devient le maire de la Libération, parfois la population refuse de remplacer des maires vichyssois sanctionnés par le CDL (3 cas dans le Trégor). Mais au total, et malgré l'échec de Vichy à rallier durablement les notables, l'épuration municipale de la Libération est sévère puisque 1870 nouveaux conseillers municipaux sont nommés en 1944, 36,1 % du nombre de 1935. Elle est plus forte dans l'ouest bretonnant et plus résistante (48 % de nouveaux membres dans la région de Guingamp) qu'en pays gallo, beaucoup plus modéré. Elle concerne aussi le Conseil général provisoire (32 anciens écartés pour 13 maintenus) où des personnalités comme René Pleven se font nommer[23].
Le Parti communiste sort renforcé de la clandestinité et jouit désormais d'une forte implantation rurale dans les Côtes-du-Nord. La SFIO (socialistes) se reconstitue. Au centre, le MRP se crée à l'automne 1944 autour de chrétiens résistants et entraîne les électeurs de droite qui sanctionnent ainsi les partis compromis avec Vichy et la collaboration[24].
Le Conseil général des Côtes-du-Nord 12 élus communistes et 8 de la SFIO[25].
En 1960, le général de Gaulle effectue une visite officielle en Bretagne au cours de laquelle il se rend dans les Côtes-du-Nord[26].
Charles Josselin est président du conseil général de 1976 à 1997[27].
Le , Bruno Joncour remporte les municipales à Saint-Brieuc face à Michel Brémont. Pour la première fois depuis 39 ans, la ville bascule à droite[28].
En , à la suite des résultats du premier tour des élections présidentielles et le maintien du candidat Jean-Marie Le Pen au second tour, 10 000 manifestants défilent Saint-Brieuc pour s'opposer à la montée de l'extrême droite[29].
Alors que le département est ancré à gauche depuis près de 39 ans, les Côtes-d'Armor basculent à droite en 2015[30] avec comme nouveau président l'eurodéputé UMP Alain Cadec[31], élu le 2 avril 2015 avec 32 voix sur 54[32].
En 2020, Romain Boutron est élu président du conseil départemental[33],[34].
À la suite des élections départementales de 2021, le département rebascule à gauche et Christian Coail est élu président le [35].
Drapeau et blason

Le conseil départemental des Côtes-d'Armor utilise un logo conçu dans les années 1980 par l'agence Alexandre, basée à Rennes[36].
Un ancien drapeau non officiel de ce département est également connu. Il est basé sur la composition héraldique de Robert Louis augmentée d'une bordure jaune[37].
Le département ne dispose pas de blason officiel.
Blason non officiel[réf. nécessaire] des Côtes-d'Armor, proposé par l'héraldiste Robert Louis. Il se blasonne « Coupé émanché d'azur et d'hermine. » |
Géographie
Les Côtes-d'Armor font partie de la région Bretagne[38] et sont limitrophes du Finistère à l'ouest, du Morbihan au sud et de l'Ille-et-Vilaine à l'est[39].
Géographie des Côtes-d'Armor. |
Paysages et relief

La partie nord et orientale du département est formée de « plateaux » d'altitude comprise principalement entre 50 et 100 m (quelques buttes dépassent 100 m) et nettement entaillés par les principaux cours d'eau. En bord de mer, ces entailles constituent des rias encaissées dans les zones côtières surélevées à falaises. Le Sud et le Sud-Ouest présentent une morphologie plus marquée et plus élevée ; l'altitude atteint et dépasse fréquemment 300 m notamment au niveau d'une zone en relief orientée WNW-ESE et constituée pour partie de la terminaison orientale des monts d'Arrée et des monts du Mené[40].
Le point culminant du département se situe au sud-est au mont Bel-Air à 339 mètres d'altitude[41].
- Paysages des Côtes-d'Armor :
- Bréhec (Plouha) au nord.
- Buguélès, au nord-ouest.
- Guerlédan, dans le sud.
- L'est plat depuis le mont Bel-Air.
Littoral

Le département compte 17 ports de commerce[42], de pêche et de plaisance dont 4 ports commerciaux ainsi que 33 400 bateaux de plaisance immatriculés dans les Côtes-d'Armor.
Le littoral costarmoricain est également composé de plusieurs archipels d'îles et d'îlots :
« D'ouest en est : »
- Île Milliau ;
- Île Aganton ;
- Molène ;
- Île-Grande ;
- Sept-Îles ;
- Île Tomé ;
- Îles de Buguélès (entre autres l'île Illiec) ;
- Île de Pors Scaff ;
- Île d'Er ;
- Sillon de Talbert ;
- Île Maudez ;
- Île-de-Bréhat ;
- Archipel des Ébihens.
Climat
Le climat des Côtes-d'Armor est océanique, donc tempéré[43]. Le vent de nord-ouest (« noroît » en français, « gwalarn » en breton) domine[44].
Économie
Agriculture
L'agriculture occupe un poids économique important dans le département. 7,3 % des emplois des Côtes-d'Armor relèvent de cette activité, proportion qui monte à 18,5 % dans la Communauté de communes du Kreiz-Breizh. Au total, 13 678 équivalents temps plein sont employés en 2020 ; le nombre d'actifs montait à 24 327 la même année en intégrant les saisonniers. À l'échelle française, le département des Côtes-d'Armor arrive au second rang national de la valeur globale de la production agricole, avec 2,35 Mrd d'€ par an en 2020. On y compte 7 313 exploitations agricoles enregistrées la même année, chiffre orienté à la baisse en raison d'un mouvement de concentration, les exploitations de taille moyenne étant intégrées à des exploitations de taille plus importante. Ce mouvement de concentration est surtout visible dans l'élevage, où le nombre d'exploitations est en baisse importante alors que la taille des cheptels évolue peu[45].
La production du département se singularise par le poids de l'élevage, en particulier l'élevage bovin (pour la production laitière et la production de viande) et l'élevage porcin (concentré dans les secteurs de Loudéac et Lamballe). Le Marché du porc breton situé à Plérin est le lieu de fixation du prix de la viande de porc en France[45].
Pêche
La pêche représente 12 000 tonnes de produits de la mer débarqués dans les ports départementaux, générant un chiffre d'affaires estimé à 40 M€[46].
Industrie

La Technopole Anticipa à Lannion regroupe plus de 180 sociétés et 5000 salariés autour des télécommunications et de la photonique[47].
La Technopole Saint-Brieuc Armor compte 700 spécialistes, 1200 salariés, une quarantaine d'entreprises sur 80 ha[48].
Tourisme

Le département possède 13 offices de tourisme[49].
La principale richesse touristique vient de la façade maritime sur la Manche et de la variété des côtes avec de nombreuses plages de sable fin encaissées entre collines ou falaises (celles de Plouha sont les plus hautes de Bretagne). Le littoral est découpé en plusieurs secteurs aux différences marquées : Côte d'Émeraude[50], Côte des Ajoncs[51], Côte de granit rose[52], Ceinture dorée[53].
Démographie
Gentilé
Les habitants des Côtes-d'Armor sont les Costarmoricains[54].
Nombre d'habitants

- >400 hab./km2
- 200 à 400 hab./km2
- 100 à 200 hab./km2
- 50 à 100 hab./km2
- 25 à 50 hab./km2
- <25 hab./km2
En 2026, les Côtes-d'Armor comptent 617 550 habitants[55].
Chiffres
Communes les plus peuplées
Villes et aires urbaines
Immigration
En 2022, un projet d'accueil de réfugiés à Callac fait l'objet d'une intense médiatisation[59]. Finalement, sous les pressions venues de l'extrême droite, le projet est abandonné[59].
En mars 2023, 772 places du département sont réservées à l'hébergement des migrants. 50 nouvelles places sont prévues dans les semaines à venir. 230 migrants isolés sont pris en charge par le conseil départemental, 93 % d'entre eux étant des hommes. Les services d'hébergement temporaire et d'urgence sont à « quasi-saturation »[60].
Culture et patrimoine
Cinéma
Depuis 2018, le département des Côtes-d'Armor accueille le Festival Films courts de Dinan, un festival international consacré aux courts métrages. Cet événement se déroule chaque année au mois de novembre à Dinan[61].
Le festival met en compétition une trentaine de courts métrages provenant de l'ensemble de la francophonie, avec des récompenses attribuées par un jury composé de professionnels du cinéma. En plus de la sélection officielle, plusieurs séances thématiques sont organisées, ainsi que des activités destinées au jeune public[62].
En 2025, on retrouve le festival PANORAMIC à Saint-Brieuc, c'est un festival sur le cinéma irlandais, en collaboration avec l'Irish Film Institute International Programme, soutenu par Culture Ireland et en collaboration avec le studio d’animation Cartoon Saloon[63].
Les résidences secondaires
| Taux de résidences secondaires (2008)[64] | ||||
|---|---|---|---|---|
| Ville | Population municipale | Nombre de logements | Résidences secondaires | % rés. secondaires |
| Île-de-Bréhat | 444 | 844 | 631 | 74,74 % |
| Saint-Jacut-de-la-Mer | 840 | 1 420 | 975 | 68,62 % |
| Saint-Cast-le-Guildo | 3 487 | 5 201 | 3 335 | 64,12 % |
| Lancieux | 1 412 | 1 906 | 1 160 | 60,85 % |
| Erquy | 3 783 | 4 605 | 2 630 | 57,11 % |
| Fréhel (Sables-d'Or-les-Pins) | 1 551 | 1 679 | 916 | 54,57 % |
| Trégastel | 2 412 | 2 617 | 1 370 | 52,36 % |
| Pléneuf-Val-André | 3 949 | 4 523 | 2 328 | 51,48 % |
| Saint-Quay-Portrieux | 3 057 | 3 586 | 1 788 | 49,86 % |
| Plougrescant | 1 348 | 1 235 | 566 | 45,83 % |
| Plévenon | 709 | 724 | 329 | 45,42 % |
| Trévou-Tréguignec | 1 423 | 1 257 | 564 | 44,85 % |
| Penvénan | 2 617 | 2 224 | 912 | 41,00 % |
| Trébeurden | 3 717 | 3 036 | 1 206 | 39,73 % |
| Ploubazlanec | 3 238 | 2 475 | 864 | 34,91 % |
| Plurien | 1 378 | 1 030 | 348 | 33,82 % |
| Trédrez-Locquémeau | 1 433 | 1 102 | 371 | 33,67 % |
| Trélévern | 1 400 | 1 000 | 335 | 33,53 % |
| Perros-Guirec | 7 297 | 6 312 | 2 071 | 32,81 % |
| Pleumeur-Bodou | 4 017 | 2 746 | 863 | 31,43 % |
| Binic | 3 528 | 2 700 | 847 | 31,37 % |
| Plouézec | 3 338 | 2 480 | 776 | 31,29 % |
| Pleubian | 2 531 | 1 924 | 598 | 31,06 % |
| Étables-sur-Mer | 2 999 | 2 133 | 662 | 31,04 % |
| Planguenoual | 1 840 | 1 165 | 320 | 27,45 % |
| Plouha | 4 558 | 3 319 | 855 | 25,75 % |
| Glomel | 1 381 | 956 | 246 | 25,69 % |
| Plestin-les-Grèves | 3 673 | 2 552 | 647 | 25,36 % |
| Lézardrieux | 1 624 | 1 126 | 278 | 24,72 % |
| Jugon-les-Lacs | 1 636 | 945 | 212 | 22,40 % |
| Saint-Alban | 1 882 | 1 034 | 222 | 21,50 % |
| Plouër-sur-Rance | 3 329 | 1 786 | 383 | 21,43 % |
| Matignon | 1 563 | 1 015 | 217 | 21,38 % |
| Ploumilliau | 2 534 | 1 382 | 223 | 16,13 % |
| Ploubalay | 2 606 | 1 480 | 217 | 14,67 % |
| Pleudihen-sur-Rance | 2 775 | 1 473 | 213 | 14,46 % |
| Paimpol | 7 835 | 4 977 | 710 | 14,26 % |
Langues

Le département est linguistiquement coupé en deux entre partie bretonnante et partie gallèse[65].
On peut suivre cette évolution[réf. nécessaire] :
- En 1200, un tiers du département avait oublié le breton ;
- En 1300, la limite linguistique joignait Saint-Brieuc à Plémet ;
- En 1500, la limite joignait Binic à Loudéac ;
- En 1800, Trévéneuc à Hémonstoir ;
- Au début du XXe siècle : de Plouha à Mur-de-Bretagne.
L'enquête « Étude de l'histoire familiale »[66] menée par l'Insee en 1999 indique plus de 67 000 bretonnants de plus de 18 ans, essentiellement en dialecte trégorrois et généralement ruraux et âgés.
Le breton peut être une langue pour passer une spécialité au baccalauréat[67].
La signalisation routière bilingue français/breton est utilisée dans le département depuis les années 1980[68].
Politique linguistique du département
Le 10 mai 2021, le conseil départemental adopte le Schéma départemental en faveur des langues de Bretagne afin de soutenir la transmission et le développement des langues bretonne et gallèse en Côtes d'Armor[69].
Langue gallèse
D'après l'Enquête sociolinguistique sur les Langues de Bretagne de TMO Régions pour la Région Bretagne de 2018, les Côtes-d'Armor comptent environ 48 000 locuteurs du gallo, soit 10 % de la population du département. Cela correspond à 25 % de la population totale des locuteurs du gallo sur les cinq départements[70]. 16,8 % de la population des Côtes-d'Armor comprend le gallo, soit environ 83 300 personnes. Sur 100 personnes comprenant le gallo dans les Côtes-d'Armor, 59 % sont locuteurs et 41 % locuteurs passifs. 17 % de la population des Côtes-d'Armor entend parler gallo autour d'eux au moins une fois par mois. Sur 100 personnes originaires des Côtes-d'Armor, 13 % sont locuteurs du gallo[réf. nécessaire].
Langue bretonne

D'après la même enquête, 10 % de la population des Côtes-d'Armor, âgée de 15 ans et plus, parle le breton, soit environ 48 000 locuteurs. Cela correspond à 23 % de la population totale des locuteurs du breton sur les cinq départements[70]. 13,3 % de la population des Côtes-d'Armor comprend le breton[réf. nécessaire].
Culture et monuments
Le département des Côtes-d'Armor est également propriétaire de six grands sites culturels :
- le château du Guildo, à Créhen ;
- le domaine et le château de la Roche-Jagu, à Ploëzal ;
- l'abbaye de Beauport, à Paimpol ;
- l'abbaye de Bon-Repos, à Saint-Gelven ;
- la villa Rohannec'h, à Saint-Brieuc ;
- le château de la Hunaudaye, à Plédéliac.
Les Côtes-d'Armor disposent également de plusieurs ouvrages importants parmi lesquels il est possible de citer :
- Les ponts Harel de la Noë, du nom de l'ingénieur des Ponts et Chaussées qui les a conçus. Face à l'isolement des campagnes, le conseil général entreprend alors un programme de rénovation routière permettant de démarrer le chantier du chemin-de-fer départemental. C'est dans ce contexte, au début du XXe siècle, que Louis Harel de la Noë réalise une vingtaine de ponts à Saint-Brieuc, Binic, Jugon, Erquy, [...] C'est la première fois en France que des ouvrages d'art font appel au béton armé. En 1995, afin de faire connaître, de sauvegarder et de mettre en valeur ses ouvrages, l'association Harel de la Noë a été créée.
Aujourd'hui, plusieurs de ses ouvrages ont été aménagés par le département des Côtes-d'Armor. L'un d'entre eux, le viaduc du Parfond du Gouët, figure sur le tracé de la « véloroute littorale », itinéraire financé par le département des Côtes-d'Armor.
Le Radôme de Pleumeur-Bodou fait partie d'un ensemble touristique attractif aux côtés de la Cité des télécoms, du Planétarium de Bretagne et du village gaulois.
Gastronomie
Outre les crêpes et les galettes bretonnes, la baie de Saint-Brieuc possède le plus grand gisement naturel de coquilles Saint-Jacques de France avec 150 000 hectares. En mai 1995, la coquille Saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc devient le premier coquillage français à être certifié. Cette certification a pour but de préserver la coquille Saint-Jacques. En 1996, la Saint-Jacques de la baie est le premier coquillage labellisé.
Sport

Des clubs d'élite (sport professionnel et élite sportive nationale) existent dans le département, dont :
- En Avant de Guingamp (football) ;
- Saint-Brieuc Côtes-d'Armor Volley-Ball (volley-ball).
Sites mégalithiques
Festivals

Le département accueille plusieurs festivals, parmi lesquels le festival Art Rock, un événement musical qui se déroule sur trois jours à Saint-Brieuc, et le Festival Films courts de Dinan, qui se consacre au cinéma[71].
Plusieurs festivals mettent en avant la culture bretonne comme le Festival du chant de marin de Paimpol[72], le Festival de Bobital[73] ou le Festival de la Saint-Loup[74].
Le festival de Buguélès a lieu dans les Côtes-d'Armor[75].
Personnalités
Personnalités nées sur le territoire de l'actuel département des Côtes-d'Armor
- Yves Hélory de Kermartin dit saint Yves (vers 1250–1303), homme d'Église né à Minihy-Tréguier ;
- Bertrand du Guesclin (1320–1380), connétable de France né à Broons ;
- Vincent de Meur (1628–1668), premier supérieur des Missions étrangères de Paris ;
- Léonard Victor Charner (1797–1869), officier de marine et homme politique né à Saint-Brieuc ;
- Alphonse Guépin (1808–1878), architecte né à Uzel ;
- Ernest Renan (1823–1892), écrivain né à Tréguier ;
- François-Marie Luzel (1826–1895), poète né à Plouaret ;
- Auguste de Villiers de l'Isle-Adam (1838–1889), écrivain né à Saint-Brieuc ;
- Fulgence Bienvenüe (1852–1936), ingénieur, père du métro parisien, né à Uzel
- Anatole Le Braz (1859–1926), écrivain né à Saint-Servais ;
- Charles Le Goffic (1863–1932), écrivain né à Lannion ;
- Théodore Botrel (1868–1925), auteur-compositeur-interprète né à Dinan ;
- Marcel Cachin (1869–1958), homme politique né à Plourivo ;
- Yves Le Trocquer (1877–1938), homme politique né à Pontrieux ;
- Mathurin Méheut (1882–1958), artiste peintre né à Lamballe ;
- Ernest Rouxel (1898–1991), homme politique né à Corseul ;
- Louis Guilloux (1899–1980), écrivain né à Saint-Brieuc ;
- Jean Kerisel (1908–2005), ingénieur né à Saint-Brieuc ;
- Armand Robin (1912–1961), écrivain, traducteur, journaliste et homme de radio, originaire de Plouguernével ;
- Pierre Sabbagh (1918–1994), journaliste, homme de télévision né à Lannion ;
- Glenmor (1931–1996), auteur-compositeur-interprète né à Maël-Carhaix ;
- François Pinault (né en 1936), homme d'affaires né aux Champs-Géraux ;
- Lucien Rault (né en 1936), champion du monde de cross-country par équipe en 1978, originaire de Plouguenast ;
- Charles Josselin (né en 1938), homme politique et ancien ministre né à Pleslin-Trigavou ;
- Edmond Hervé (né en 1942), homme politique et ancien ministre né à La Bouillie ;
- Patrick Le Lay (1942–2020), dirigeant d'entreprises né à Saint-Brieuc ;
- Claude Saunier (1943–2022), homme politique, né et décédé à Saint-Brieuc ;
- Patrick Dewaere (1947–1982), acteur né à Saint-Brieuc ;
- Marylise Lebranchu (née en 1947), femme politique et ministre née à Loudéac ;
- Anne-Marie Idrac (née en 1951), dirigeante d'entreprise née à Saint-Brieuc ;
- Yvon Le Men (né en 1953), écrivain et poète né à Tréguier et vivant à Lannion ;
- Bernard Hinault (né en 1954), ancien champion cycliste né à Yffiniac ;
- Françoise Morvan (née en 1958), écrivain, traductrice et folkloriste, née à Rostrenen ;
- Ronan Pinc (né en 1965), violoniste, né à Saint-Brieuc ;
- Nathalie Even-Lancien, coureuse cycliste, championne olympique de la course aux points, originaire de Paimpol ;
- François Budet (1940–2018), auteur-compositeur-interprète, né à Plaine-Haute et mort à Saint-Brieuc ;
- Yelle (née en 1983), chanteuse née à Saint-Brieuc ;
- Julie Bresset (née en 1989), championne olympique de VTT cross-country, née à Saint-Brieuc ;
- Robin Le Normand (né en 1996),champion d'Europe de football avec l'Espagne, né à Pabu ;
- Alexandre Léauté (né en 2000), champion du monde de paracyclisme sur piste et sur route , champion olympique en paracyclisme né à Saint-Caradec.
Personnalités ayant des attaches dans les Côtes-d'Armor
- Gilbert du Motier de La Fayette (1757–1834), marquis de Lafayette, militaire et homme politique, famille originaire de Saint-Brieuc ;
- François-René de Chateaubriand (1768–1848), écrivain français, élevé en nourrice à Plancoët et a étudié à Dinan ;
- Alfred Jarry (1873–1907), écrivain français, a étudié à Saint-Brieuc ;
- Charles Lindbergh (1902–1974) a vécu sur l'île Illiec au large de Buguélès, en Penvénan ;
- René Pleven (1901–1993), homme politique français et député ;
- Georges Brassens (1921–1981), chanteur, résidait à Lézardrieux ;
- Liliane Bettencourt (1922–2017), femme d'affaires, a résidé à Ploubazlanec ;
- Claude Sarraute (1927–2023), journaliste et écrivain, résidait à Lanmodez ;
- Mona Ozouf, historienne et écrivaine, a effectué une partie de sa scolarité dans les Côtes-du-Nord (Plouha, Saint-Brieuc) ;
- Jean-Loup Chrétien (né en 1938), astronaute et premier Français dans l'espace, collégien à Saint-Brieuc ;
- Brigitte Fontaine (née en 1939), chanteuse, réside à Fréhel ;
- Michel Drucker (né en 1942), journaliste et animateur de télévision, a vécu à Plémet lorsqu'il était enfant ;
- Danièle Évenou (née en 1943), comédienne, a grandi à Maël-Carhaix ;
- Marie-Madeleine Dienesch (1914–1998), première femme députée des Côtes-du-Nord en 1945 ;
- Yann Arthus-Bertrand (né en 1946), journaliste et photographe, dont la famille réside à Plougrescant ;
- Erik Orsenna (né en 1947), romancier et académicien français, réside à Lanmodez ;
- Patrick Poivre d'Arvor (né en 1947), journaliste et écrivain, réside à Trégastel ;
- Catherine Breillat (née en 1948), réalisatrice, réside sur l'île de Bréhat ;
- Eugène Le Cozannet (1932–2012) dit « Coco », champion de France de boxe professionnelle catégorie poids coq, avait des origines guingampaises ;
- Raymond Domenech (né en 1952), ancien sélectionneur de l'équipe de France de football, réside à Étables-sur-Mer ;
- Thierry Le Luron (1952–1986), humoriste et imitateur, famille originaire de Perros-Guirec ;
- Antoine Duléry (né en 1959), comédien, famille originaire de l'Île-de-Bréhat ;
- Albert Dupontel (né en 1964), comédien, famille originaire de Trégomeur ;
- Guillaume de Tonquédec (né en 1966), comédien, attaches familiales à Trégastel ;
- Charlotte Valandrey (1968–2022), comédienne, a grandi à Pléneuf-Val-André ;
- Da Silva (né en 1976), chanteur, réside à Dinan ;
- Claudine Loquen (née en 1965), artiste peintre, sculpteure, illustratrice, famille originaire de Dinan et de Ploubalay ;
- Marion Cotillard (née en 1975), comédienne, famille originaire de la région de Loudéac (Plémet) ;
- Estelle Denis (née en 1976), journaliste et animatrice de télévision, réside à Étables-sur-Mer ;
- Nolwenn Leroy (née en 1982), chanteuse, a vécu à Guingamp ;
- Lucie Lucas (née en 1986), actrice, réside à Plorec-sur-Arguenon ;
- Lorenzo (né en 1994), chanteur, a grandi à Plancoët.
