Maison du Cerf
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| Destination initiale |
Maison particulière |
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| Destination actuelle |
Commerce |
| Style | |
| Architecte | |
| Construction |
1710 reconstruction 1897 |
| Patrimonialité |
| Pays | |
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| Région | |
| Commune | |
| Adresse |
Grand-Place no 20 |
| Coordonnées |
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La « Maison du Cerf » (« De hert » ou « De heert » en néerlandais) est une maison de style baroque tardif[1] et néo-baroque située au numéro 20 de la Grand-Place de Bruxelles en Belgique, entre la « Maison de Joseph et Anne » et la rue de la Colline, face à la « Maison de la Balance ».
Elle est parfois appelée improprement « Le Cerf Volant », traduction malencontreuse de l'appellation néerlandaise « De Vliegende Hert » qui lui vient du bas-relief situé sur sa façade latérale de la rue de la Colline, qui représente un cerf en pleine course qui donne l'impression de voler alors qu'il tente d'échapper à un chien de chasse.
L'aspect actuel de cette maison construite initialement en style baroque probablement par Gilles van den Eynde en 1710 résulte d'une reconstruction opérée en 1896-1897 par l'architecte Adolphe Samyn qui a reconstruit ou restauré plusieurs maisons de la Grand-Place (l'Étoile, le Marchand d'Or, Joseph et Anne, l'Ange, le Cerf et le Roi d'Espagne).
Les maisons qui occupent les no 20 à 28 de la Grand-Place, entre la rue de la Colline et la rue des Harengs, occupent l'emplacement d'un groupe d'habitations expropriées par la Ville à la fin du XIVe siècle[1] : « L'angle formé primitivement par la rue de la Colline et la Grand-Place fut modifié pendant les dernières années du XIVe siècle »[2] : la Ville acheta trois maisons situées dans la rue de la Colline (le Rhin, la Gerbe et le Violon), la maison qui faisait le coin (l'Arbre) et sept maisons situées sur la Grand-Place (l'Olivier dit aussi l'Ange, la Chaloupe, la Taupe, le Pigeon, le Merle, le Saumon et le Carillon appelé également la Fontaine). « La place alors fut considérablement agrandie de ce côté : les maisons le Merle et le Saumon disparurent et les autres furent toutes reculées »[2].
Une gravure de 1594 montre que le Cerf « présente une façade en bois, étroite, haute de trois niveaux et coiffée d'un pignon. Ce pignon a sans doute été reconstruit en pierre au XVIIe siècle »[1].
« En 1710, la façade est refaite probablement par son propriétaire, l'architecte et tailleur de pierre Gilles van den Eynde »[1], à qui l'archiviste Guillaume Des Marez attribue la conception de la maison.
L'année de construction est attestée par les cartouches encadrés de bois de cerf qui ornent les allèges des fenêtres du deuxième étage : « ANNO » « 1710 ».
Au XVIIIe siècle, la maison porte le nom de « Vliegend Hert »[3].
L'aspect actuel de la maison résulte d'une reconstruction en pierre d'Euville opérée en 1896-1897 par l'architecte Adolphe Samyn[1].
La maison abrite actuellement un marchand de chocolat.
En 2011-2012, la maison et ses voisines font l'objet de travaux de restauration, durant lesquels leurs façades sont masquées par des bâches peintes reproduisant leurs façades.

Classement
Les façades et les toitures de toutes les maisons qui bordent la Grand-Place font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques en tant qu'ensemble depuis le sous la référence globale 2043-0065/0[4].
Le classement a été étendu à d'autres parties du bâtiment le , sous la référence 2043-0065/020[4].

