Maisons romaines du Caelius

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Maisons romaines du Caelius
Cadre
Type
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Organisation
Volontaires
14 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif
3 employés (), 2 employés (), 5 employés (), 4 employés ()Voir et modifier les données sur Wikidata
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Les maisons romaines du Caelius (en italien : Case Romane del Celio) sont un groupe d'anciennes maisons romaines de différentes époques — aujourd'hui transformé en musée — situées sous la basilique Santi Giovanni e Paolo, sur le Clivus Scauri , dans le Rione Celio, à Rome.

Une maison de ville

Carte montrant l'emplacement des maisons romaines par rapport à la basilique Santi Giovanni e Paolo, construite au-dessus.

Le Clivus Scauri, qui est l'un des itinéraires les plus importants de l'ancien mont Caelius, doit probablement son nom à Marcus Æmilius Scaurus, censeur en 109 av. J.-C. Il constitue un exemple extraordinaire de la persistance d'un élément urbain depuis l'Antiquité classique, tout au long du Moyen Âge et jusqu'à nos jours. L'entrée du complexe des maisons romaines du Caelius était l'entrée d'un portique qui se trouvait à l'origine au rez-de-chaussée, avec des magasins.

La première phase correspond à la domus, la résidence romaine. Au début du IIe siècle, la zone où se trouve actuellement l'église était occupée par un opulent immeuble résidentiel de deux étages qui donnait sur une avenue parallèle au Clivus Scauri. Cette maison avait une salle de bain au rez-de-chaussée et des chambres à l'étage supérieur. D'autres bâtiments résidentiels se trouvaient à proximité immédiate.

Un immeuble

La phase suivante correspond à l'insula. Au début du IIIe siècle, à l'époque sévérienne, un immeuble d'habitation a été construit juste en face. Cette insula, de plan trapézoïdal, était composée de petits appartements aux étages les plus hauts. Les classes sociales les plus pauvres qui vivaient là accédaient directement à leurs logements depuis les magasins du rez-de-chaussée, via l'entrée du Clivus Scauri. Sur le mur de droite se trouve l'entrée rectangulaire qui donnait autrefois accès à un magasin, intégrée au mur de fondation de la basilique. Au sommet apparaît un espace pour une fenêtre qui éclairait auparavant le groupe de maisons.

Résidence de luxe et immeuble de rapport

À la fin du IIIe et au début du IVe siècle commence la troisième phase, lorsqu'un riche propriétaire achète l'ensemble du complexe et transforme l'insula et la résidence, séparées par une ruelle, en une seule et élégante demeure. Cette nouvelle conception a probablement précédé l'utilisation des étages supérieurs de l'insula comme logements locatifs, tandis que la transformation du rez-de-chaussée a été adaptée à un usage unifamilial.

La basilique chrétienne

Enfin, dans la seconde moitié du IVe siècle, selon les traditions chrétiennes, y vécurent les martyrs Jean et Paul, fonctionnaires de la cour de Constantin Ier, exécutés et enterrés dans leur propre maison en 362, sous le règne de l'empereur Julien l'Apostat (361-363)[1]. La basilique au-dessus a été construite au début du Ve siècle selon un projet du sénateur Pammachius (ou Pammaque, en français), personnalité importante de la communauté chrétienne de l'époque et probablement dernier propriétaire du complexe. Il abandonna les pièces de la résidence située sous la basilique, les laissant inutilisables en raison de la construction des murs de la nouvelle basilique de Pammachius (titulus Pammachii), qui empêchent encore une vue dégagée sur tous les locaux du complexe. Plusieurs espaces et sections de la maison ont néanmoins continué à être utilisés et visités après la construction de la basilique, comme c'est le cas de l'Oratorio del Salvatore médiéval[2]. De plus, une nouvelle salle fut construite, avec une petite fenêtre (Fenestrella Confessionis) depuis laquelle les fidèles pouvaient admirer les tombeaux des martyrs[3].

Archéologie

Les premières fouilles sous San Giovanni e Paolo furent menées en 1887 par Germano di San Stanislao, recteur de la basilique, qui, en descendant dans l'une des chambres funéraires de la zone du presbytère, découvrit de grandes salles souterraines dont les murs conservaient, sous une fine couche de chaux, des traces de peintures anciennes[4]. La Passion des martyrs Jean et Paul, récit hagiographique du martyre des deux frères[1], a inspiré le prêtre passioniste dans l'exploration des sous-sols de la basilique.

De nouvelles fouilles archéologiques furent menées entre 1913 et 1914 par le prêtre passioniste Lamberto et, en 1951, de nouvelles interventions conduisirent à la découverte de l'ensemble du complexe archéologique. En 2002, une rénovation réalisée en collaboration par plusieurs organismes gouvernementaux italiens et romains a conduit à l'ouverture des ruines au public[1].

Description

Notes et références

Annexes

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