Makalé Camara
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| Makalé Camara | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre guinéenne des Affaires étrangères et des Guinéens de l'étranger | |
| – (1 an, 7 mois et 27 jours) |
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| Président | Alpha Condé |
| Premier ministre | Mamady Youla |
| Gouvernement | Youla |
| Prédécesseur | François Louceny Fall |
| Successeur | Mamadi Touré |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Makalé Camara |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Mamou (Guinée) |
| Nationalité | Guinéenne |
| Parti politique | RPG FAN |
| Diplômée de | Université de Conakry American University |
| Profession | Diplomate Juriste |
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Makalé Camara, née le à Mamou est une diplomate, juriste et leader de la société civile engagée au service du dialogue politique et de la promotion des femmes et femme politique guinéenne[1].
Ministre de l'agriculture, de l’élevage et des forêts de 1994 à 1996[2] puis ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l'étranger de 2015 à 2017[3].
Makalé Camara est titulaire d'un master en droit de l'Université de Conakry en 1980. Elle a suivi plusieurs formations au bureau international du travail (BIT) et à la direction du travail à Paris. Humphry Fellow, elle a également suivi une formation en relations internationales et gestion du développement pendant un an à American University à Washington en 1984.
Makalé Camara est membre, au niveau national, du comité de pilotage de Lutte contre les mutilations génitales[4].
Carrière professionnelle
Makalé Camara commence en tant qu'assistante au parquet général de la république du Ministère de la Justice de 1980 à 1981. De 1981 à 1982, elle est chef de division chargée du contrôle des départements ministériels au ministère du travail et de la fonction publique[5].
De 1982 à 1984, elle occupe le poste de chef du service chargé des relations internationales au ministère de la fonction publique, chargé notamment de la coopération bilatérale en matière de législation du travail et des droits syndicaux.
En 1985, Makalé Camara est nommé directrice nationale du séminaire de la fonction publique. De 1986 à 1991, Makalé Camara occupe le poste d’inspectrice générale du travail au ministère de la fonction publique, chargée notamment de l’adaptation et de la mise en place du droit du travail conformément aux mutations de l’économie et de la société guinéennes vers le libéralisme.
De 1991 à 1992, Makalé Camara est membre du Comité Transitoire de Redressement National (CTRN), organe législatif chargé de mettre en place la loi fondamentale, les institutions républicaines et l'organisation administrative et sociale de la 2e République. Cette institution a joué le rôle dévolu à un parlement et a été le creuset de toutes les lois régissant un Etat de droit.
Nommée secrétaire d’état aux affaires sociales, à la promotion féminine et à l'enfance de 1992 à 1994. A l'issue de sa prise de contact avec les organisations féminines de la Guinée, elle mène une étude portant analyse des freins et vecteurs d'appui pour une meilleure prise en compte des activités de la couche féminine. A la préparation de la conférence mondiale des femmes de Beijing, elle assume la présidence du comité national préparatoire de la conférence régionale de Dakar en 1994. La même année, elle a par ailleurs participé à la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) tenue au Caire.
En 1997, elle est nommée à ce poste, devenant ainsi la première secrétaire générale du réseau des femmes africaines ministres et parlementaires (REFAMP/G). A cette fonction, elle mène plusieurs délégations pour des campagnes de sensibilisation dans les marchés, débarcadères, mosquées, écoles et autres lieux de regroupement, afin de prévenir la diffusion de l'épidémie au sein des populations les plus vulnérables dans le cadre de la lutte contre Ebola et sur invitation de la Ministre des Affaires Sociales, de la Promotion Féminine et de l'Enfance.
Diplomate
Makalé Camara, est ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la république de Guinée au Sénégal, en Gambie, au Cap-Vert et en Mauritanie de 2002 à 2007.
Elle a aussi procédé au rapprochement entre la République de Guinée et la République de la Corée du Sud, par la signature d'un accord d'établissement des relations diplomatiques et d'autres accords de coopération en à Séoul, en présence de Ban Ki-Moon, alors ministre des Affaires Etrangères de la République de Corée.
De 2007 à 2011, Makalé Camara a été ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la république de Guinée en France, en Espagne, au Portugal et à Monaco. Résidente à Paris, elle a été Déléguée permanente à l'UNESCO, représentante à la francophonie et au BIE[5]. A ce poste elle animé plusieurs rencontres sur les questions de co-développement, des opportunités d'investissement en Guinée. Elle a été membre du Partenariat Eurafricain.
De 2012 à , elle a occupé le poste de Secrétaire générale du réseau des femmes africaines ministres et parlementaires en Guinée (REFAMP/G).
En , elle a participé, à l’invitation de l’UAF-Africa, à la rencontre à Harvard University d'éminentes femmes africaines sur leur rôle en faveur du renforcement des droits des femmes, vingt ans après la Conférence Mondiale des Femmes à Beijing. Fin , elle est également intervenue à la 59e Session de la Conférence Internationale des Femmes.
En , elle a créé le mouvement de femmes et de jeunes de Guinée pour la paix (FEMJEUGUIP) pour aider au dialogue entre les acteurs politiques concernant le calendrier électoral.
En , à l'occasion des journées portes ouvertes sur la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations unies, Ibn Chambas, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, l'a invitée à intervenir sur « l'implication des femmes dans le dialogue politique en Guinée ».
Elle crée le parti politique Front pour l'alliance nationale (FAN) en 2020[5]. Forte de son expérience, elle participe a l’élection présidentielle de 2020, mais elle n'a pas pu voté car elle n'avait pas reçu sa carte d'électeur et fini sixième avec 0,73 %[6]. Le , la Cour suprême valide sa candidature avec huit autres candidats sur les 51 autres candidats qui avaient déposé leurs candidatures. Lors des élections présidentielles de 2025, elle finit quatrième avec 1,59 %.