Élection présidentielle guinéenne de 2025
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| Élection présidentielle guinéenne de 2025 | ||||||||||||||
| Candidats | 9 | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Campagne | du à minuit - au à 23h59 | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 6 768 458 | |||||||||||||
| Votants | 5 608 520 | |||||||||||||
| 82,86 % | ||||||||||||||
| Blancs et nuls | 310 589 | |||||||||||||
| Mamadi Doumbouya – GMD - Bâtir Ensemble[a] | ||||||||||||||
| Voix | 4 594 262 | |||||||||||||
| 86,72 % | ||||||||||||||
| Abdoulaye Yéro Baldé – FRONDEG | ||||||||||||||
| Voix | 349 129 | |||||||||||||
| 6,59 % | ||||||||||||||
| Président de la République | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Mamadi Doumbouya Militaire (transition) |
Mamadi Doumbouya Indépendant | |||||||||||||
| DGE | ||||||||||||||
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L’élection présidentielle guinéenne de 2025 a lieu le afin d'élire le président de la république de Guinée. Le scrutin se termine par la victoire du général d'armée Mamadi Doumbouya.
L'élection a lieu quatre ans après la prise de pouvoir du général Mamadi Doumbouya lors du coup d'État en 2021 ayant renversé le président Alpha Condé. Elle intervient dans le contexte d'une nouvelle constitution adoptée par référendum deux mois plus tôt. Cette dernière permet au général Doumbouya de se porter candidat, malgré ses précédentes promesses de ne pas y concourir.
Comme largement attendue, l'élection de Doumbouya intervient dès le premier tour avec 86 % des voix, le dirigeant de la junte ayant fait écarter les principaux opposants. Il entre en fonction le 17 janvier suivant.
Coup d'État de 2021

L'élection doit mettre fin à la période de transition entamée par le coup d'État de 2021 à l'encontre du président de la République Alpha Condé[1],[2]. Au pouvoir depuis 2010, ce dernier se trouvait de plus en plus contesté depuis sa réélection en 2020 pour un troisième mandat, après avoir fait modifier par référendum la Constitution pour remettre à zéro le compteur de ses mandats passés et être de nouveau éligible[3]. Après sa réélection, réputé pour son « micro-management » et sa tendance à vouloir tout contrôler, Alpha Condé adopte une gouvernance de plus en plus solitaire, concentrant la gestion du pays sur sa personne[4],[5].
Le vers 8 h (heure locale), des soldats du groupement des forces spéciales menés par le colonel Mamadi Doumbouya organisent un coup d’État et revendiquent la capture d'Alpha Condé. Ils annoncent la suspension de la Constitution, la dissolution du gouvernement et des institutions, la fermeture des frontières et la création d'un « Comité national du rassemblement et du développement » (CNRD) pour diriger le pays. Le colonel Doumbouya prend la tête du pays en tant que président de la Transition. Une Constitution d'intérim est publiée par décret le sous le nom de Charte de la Transition. Le nouveau régime militaire met en place un Conseil national de la transition (CNT) présidé par Dansa Kourouma en lieu et place du parlement, et promet de rendre le pouvoir aux civils d'ici à 2024 après l'adoption d'une nouvelle Constitution. La Charte prévoit alors explicitement l'exclusion des membres du CNRD et du CNT de la future élection présidentielle post-transition. La prise de pouvoir par les militaires s'inscrit dans un contexte de multiplication des coups d'État au Sahel dans les années 2020, qui donne notamment lieu à l'expression de « ceinture de coups d'État »[6],[7].
Transition militaire

La Junte militaire prend rapidement le chemin de la répression de la population et de l'opposition, tandis que fleurissent les portraits de Mamadi Doumbouya à travers la capitale Conakry. Les manifestations politiques sont interdites le , et une douzaine de partis politiques mineurs dissous, tandis que les plus importants sont suspendus, dont notamment le Rassemblement du peuple de Guinée d'Alpha Condé et l'Union des forces démocratiques de Guinée de Cellou Dalein Diallo, sous prétexte de non-respect de la charte des partis politiques. La suspension des partis est renouvelée en , puis à nouveau en [8],[9]. Le , l'armée tire sur des manifestants appelant à un retour du pouvoir aux civils, faisant cinq morts. L'année suivante, plus de 70 personnes sont tués dans des violences politiques[8].
L'ensemble des préfets du pays sont remplacés par des militaires, tandis que les conseils municipaux, jugés « illégitimes », sont dissous en [8],[10]. L'ensemble des élus locaux sont alors remplacés par environ 3 000 personnes nommés par la junte. L'emprise des échelons locaux par cette dernière lui assure ainsi la mainmise sur les bureaux de vote et la distribution des cartes d'électeurs[8].
La Haute autorité de la communication (HAC) suspend le plusieurs stations de radios et chaînes de télévision pour des « impératifs de sécurité », avant d'en interdire d'autres le [8]. Quatre mois plus tard, le , la junte suspend toutes les autorisations accordées aux organisations non gouvernementales qu'elle accuse de menacer l'ordre public[8].
Les moyens de répression se multiplient. L'ancien cadre du ministère des mines Saadou Nimaga disparaît ainsi après avoir été enlevé en plein jour à Kaloum[11], de même que le journaliste Habib Marouane. Plusieurs dirigeants d'organisations de la société civile sont arrêtés et torturés avant d'être libérés, tels ceux du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), Oumar Sylla et Mamadou Billo Bah, le coordinateur du Forum des forces sociales de Guinée (FFS), Abdoul Sacko, ou l'ancien bâtonnier et membre du CNT maitre Mohamed Traoré. L'opposant Aliou Bah est quant à lui condamné à deux ans de prison ferme pour « offense au Chef de l’État » pour avoir accusé le gouvernement d'être responsable de la Tragédie du stade 3-Avril de Nzérékoré[8],[12],[13],[14]. Selon Amnesty International, les enlèvements se multiplient à l'encontre de militants de la société civile, provoquant l'instauration d'un « climat de terreur » destiné à couper court à toute dissidence. Au , plus de 220 personnes ont été tuées pour s'être opposées à la junte[8],[15].

Le , Doumbouya s'élève lui même au grade de général de corps d'armée des forces armées de la Guinée[16],[17]. Il quitte la tête du Groupement des forces spéciales pour devenir Commandant en chef des forces armées le suivant, puis devient général d'armée en . Doumbouya récompense à cette occasion seize officiers ayant participé au coup d’État en les nommant à leur tour Général de corps d’armée, consolidant ainsi son cercle de soutiens[18],[19]. À la tête de la junte militaire, il est notamment à l'origine des disparitions de militants des droits de l'homme, tel Foniké Menguè, et de journalistes, tel Habib Marouane Camara[20],[21],[22].
Nouvelle constitution
Des consultations en vue de l'élaboration de la nouvelle Constitution sont organisées avec des représentants religieux et syndicaux ainsi que des membres de la société civile et des représentants des partis politiques. Ces consultations sont cependant largement boycottées par les citoyens à l'appel de l'opposition regroupée au sein de la coalition « Forces Vives de Guinée », qui juge le processus délibérément opaque et vide de sens, la junte conservant via le CNT une mainmise totale sur la rédaction du texte constitutionnel. L'opposition dénonce ainsi l'« instrumentalisation » des étudiants, contraints d'assister aux consultations dans ce qu'elle qualifie d'« opérations de communications »[23],[24],[25].
La Censure d'Internet, l'accident industriel de l'explosion du dépôt de carburant de Kaloum fin 2023 et la grève générale de conduisent le général Doumbouya à renvoyer le le gouvernement d'intérim dirigé par Bernard Goumou. Doumbouya se comporte dès lors comme un président de plein titre et forme un nouveau gouvernement avec l'opposant Bah Oury pour Premier ministre. La date du retour du pouvoir au civil initialement fixée pour 2024 est finalement reportée par décret[26], malgré les pressions de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)[27],[8].
Un avant-projet de Constitution est entretemps présenté le [28],[29]. Le référendum constitutionnel est fixé au par un décret du général Doumbouya publié le avant même le vote du projet de Constitution[30],[31],[32]. Ce dernier est voté le par les 80 membres du CNT, à l'unanimité[33]. Le vote intervient à huit clos, seuls quelques membres du CNT ayant eu accès à la version définitive du texte. Il est suivi de la création le 25 de l'Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum (ONASUR), de la Direction générale des élections, et de la publication du projet de Constitution le . Le corps électoral est à son tour convoqué le suivant[34],[35].
Les résultats provisoires sont rendus publics le . La nouvelle Constitution est approuvée par 89,38 % des voix pour un taux de participation de 86,42 %[36]. Ils sont validés le 26 septembre 2025 par la Cour suprême, qui rejette pour « manque de preuve » le recours en annulation déposé par le Bloc Libéral (BL) de Faya Millimono et le Bloc pour l'Alternance en Guinée (BAG) d'Abdoulaye Sadio Barry[37],[38],[39]. La nouvelle constitution est promulguée le même jour par le général Mamadi Doumbouya[40]. Le lendemain , Mamadi Doumbouya annonce l'organisation de la nouvelle élection présidentielle le 28 décembre 2025[41].
Système électoral
Le président de la république de Guinée est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois. Si aucun candidat ne remporte la majorité absolue au premier tour, un second est organisé entre les deux candidats arrivés en tête quatorze jours après la proclamation des résultats du premier, et le candidat réunissant le plus de suffrages est déclaré élu.
Déroulement
Le , la plateforme citoyenne Synergie GMD25, dirigée par l’ancien ministre Alhousseine Makanera Kaké, exhorte le président de la transition Mamadi Doumbouya à se présenter à l'élection après l'adoption de la nouvelle constitution[42].
Le Parti des démocrates pour l’espoir (PADES) d'Ousmane Kaba annonce le qu’il présentera un candidat à la prochaine élection présidentielle[43].
Le , la Direction générale des élections met en place une commission de réception et de validation des parrainages et une commission financière[44].
La commission de réception et de validation des parrainages « aura pour tâche de vérifier l’identité des candidats et l’authenticité de leurs parrainages. Ce travail se fera sous la supervision de l’organe de gestion des élections et en présence des mandataires désignés par les partis politiques ou les candidats indépendants ».
De son côté, la commission financière « proposera le montant de la caution que chaque candidat devra verser pour participer à la présidentielle. Elle déterminera également le plafond des dépenses de campagne, afin d’assurer une compétition électorale plus équitable entre les différents acteurs »[45].
Le , la direction générale des élections présente 50 partis politiques et 16 personnalités indépendantes qui ont déposé leur candidature et la réception des candidatures continue jusqu'à la publications de la liste officielle[46],[47].
L'ancien ministre Aboubacar Sylla annonce la candidature de son parti l'UFC pour l'élection présidentielle du [48].
Après la publication des neuf candidats retenus par la Cour suprême le , le président de la transition convoque le corps électoral pour la présidentielle prévue pour le dimanche et les bureaux de vote seront ouverts de 7 h du matin à 18 h sur l’ensemble du territoire national[49].
Le , le président fixe par décret la date du début de la campagne électorale au vendredi à minuit, qui se poursuivra jusqu’au jeudi à 23 h 59. Par la même occasion, il précise que la Haute autorité de la communication (HAC) sera chargée de veiller à la régulation des médias pendant la campagne électorale[50]. Les frontières sont fermées et la circulation interdite dans le pays le jour du scrutin[51].
Listes
Liste des candidatures déposées
La majorité des médias fait état de 51 dossiers déposés. Toutefois, la compilation exhaustive des données fait apparaître un total de 67 partis politiques et 21 candidatures indépendantes. Cette divergence s’explique par la chronologie des publications officielles. En effet, le , la Direction générale des élections a rendu publique une première liste comprenant 50 partis politiques et 16 candidats indépendants, alors que la période de dépôt des candidatures demeurait ouverte jusqu’au . À l’issue de cette échéance, la Cour suprême a publié une liste provisoire intégrant les partis politiques et les candidats indépendants ayant déposé leur dossier après le 9 octobre. La fusion de ces deux publications officielles permet ainsi d’établir un total de 67 partis politiques et 21 candidatures indépendantes.
| N° | Nom | Sigle | Président |
|---|---|---|---|
| 01 | Parti pour la Prospérité et le Renouveau de Guinée | PPGR | |
| 02 | Rassemblement des Guinéens pour l’Alternance | RGA | Ansoumane Fofana[52],[53] |
| 03 | Guinée Moderne | Thierno Mamadou Yaya Diallo | |
| 04 | Parti des Jeunes pour le Développement de la Guinée | PJDG | Ibrahima Kourouma |
| 05 | Bloc pour l’Alternance en Guinée | BAG | Abdoulaye Sadio Barry |
| 06 | Parti Alliance des Républicains pour le Progrès | APR | Mohamed Nabé |
| 07 | Parti pour la Réconciliation et le Travail | PRT | |
| 08 | Parti Serviteur du Peuple | PSP | Oumar Keita |
| 09 | Force des Intègres pour la Démocratie et la Liberté | FIDEL | Mohamed Lamine Kaba |
| 10 | Union des Forces Nouvelles de Guinée | UFNG | Mamadou Saliou Fofana |
| 11 | Bloc libéral | BL | Faya Lansana Millimono |
| 12 | Rassemblement pour la Démocratie Nationale | RDN | Hawa Diaré[54] |
| 13 | Rassemblement pour la Renaissance et le Développement | RRD | Abdoulaye Kourouma |
| 14 | Avenir Guinée Nouvelle | AGN | Mory Kaba |
| 15 | Parti des Guinéens pour la Démocratisation | PGD | Lâh Robert Bamba[55] |
| 16 | Rassemblement Guinéen pour l’Unité et le Développement | RGUD | Abraham Bouré |
| 17 | Debout la République | DLR | |
| 18 | Front Démocratique de Guinée | FRONDEG | Abdoulaye Yéro Baldé |
| 19 | La Nouvelle Guinée | LANG | |
| 20 | Parti Guinéen de Démocratie et de Citoyenneté | PGDC | |
| 21 | Mouvement Synergie et Progrès | MSP | Alsény Oumar Diallo |
| 22 | Unité et Liberté pour le Développement | ULD | |
| 23 | Alliance pour le Développement et la Coopération – Bloc des Citoyens | ADC BOC | |
| 24 | Front National pour le Développement | FND | |
| 25 | Union pour la Défense des Intérêts Républicains | UDIR | |
| 26 | Union des Forces du Changement | UFC | |
| 27 | Parti de l’Action Citoyenne pour le Travail | PACT | |
| 28 | Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée | UDRG | |
| 29 | Alliance des Démocrates Indépendants | ||
| 30 | Parti Guinéen du Peuple | PGP | Moussa Sylla |
| 31 | Union pour la Défense de la Démocratie en Guinée | UDDG | |
| 32 | Nouvelle Dynamique | ND | |
| 33 | Parti de l’Unité et de la Solidarité de Guinée | PUSG | |
| 34 | Alliance pour le Développement National | ADN | |
| 35 | Parti Guinéen pour le Développement Social | PGDS | |
| 36 | Parti du Rassemblement National pour le Développement | PRND | Sékouba Diakité |
| 37 | Union pour la Nouvelle Guinée | UNG | |
| 38 | Mouvement National pour le Développement | MND | |
| 39 | Rassemblement pour le Développement Intégré de la Guinée | RDIG | |
| 40 | Les Progressistes | LP | |
| 41 | Union des Forces Démocratiques | UFD | |
| 42 | Congrès Africain pour la Démocratie et le Renouveau | CADRE | Daniel Kolié[56] |
| 43 | Parti Citoyen pour la Défense des Intérêts Collectifs | PCDIC | |
| 44 | Rassemblement pour la République | RPR | |
| 45 | Union Patriotique des Indépendants de Guinée | UPIG | |
| 46 | Parti du Peuple de Guinée – Afrique | PPGA | |
| 47 | Alliance des Forces pour le Changement | AFC | |
| 48 | Parti de la Défense Nationale pour le Développement | PDND | |
| 49 | Avenir Démocratique, Prospérité de Guinée | ADPG | Boubacar Bah[57] |
| 50 | Parti du Rassemblement pour une Guinée Prospère | PRGP | |
| 51 | Mouvement populaire du Peuple de Guinée | Sékou Djéne Keita | |
| 52 | Mouvement pour le développement National | Alassane Sylla | |
| 53 | Unions des guinéens pour le développement | UGD | Thierno Amadou Diallo |
| 54 | Nouvelles forces démocratiques | NFD | Ben Youssouf Keita |
| 55 | Parti de l'espoir pour le développement national | PEDN | Lansana Kouyaté |
| 56 | Parti des démocrates pour l'espoir | PADES | Ousmane Kaba |
| 57 | Front pour l’Alliance Nationale | FAN | Makalé Camara |
| 58 | Nouvelle génération pour Bâtir la République | NGR | Ibrahima Abé Sylla |
| 59 | Nouvelle guinée pour tous | Soriba Bangoura | |
| 60 | Parti pour la Renaissance et le Travail | PRT | Dr Aboubacar Diakité[58] |
| 61 | Alliance pour le renouveau et le progrès | ARP | Mohamed Nabé |
| 62 | Parti Social de Guinée | PSG | Moussa Bérété |
| 63 | Parti national pour le progrès | PNP | Mamadou Saliou Diallo |
| 64 | Bloc libéral pour le développement intégré de Guinée | BLDIG | Mamadou Yéro Bah |
| 65 | Rassemblement pour une Guinée Prospère | RGP | Elhadj Bouna Keita |
| 66 | Parti pour le Changement et la Démocratie | PCD | Alpha Oumar Diallo[59] |
| 67 | Alternance démocratique pour le changement | ADC | Saidou MBaye |
| Candidatures indépendantes[60],[61] | |||
| N° | Nom | Sigles | |
| 01 | Soriba Bangoura | ||
| 02 | Dr Ben Youssouf Keïta[62] | ||
| 03 | Robert Théa[63] | ||
| 04 | Dr Moro Mandjouf Sidibé | ||
| 05 | Aboubacar Aissata Diallo | ||
| 06 | Ibrahima Sory Touré | ||
| 07 | Thierno Souleymane Baldé | ||
| 08 | Mamadou Aliou Thiam | ||
| 09 | Abdoulaye Diogo Diallo[64] | ||
| 10 | Amadou Thierno Diallo | ||
| 11 | Boun Oumar Sow | ||
| 12 | Étienne Soropogui | ||
| 13 | Alpha Condé II | ||
| 14 | Saidou MBaye | ||
| 15 | Mamadou Dian Barry | ||
| 16 | Moussa Baldé[65] | ||
| 17 | Révèrent Pasteur Kouli Haba | ||
| 18 | Kéoulen Doumbouya[66] | ||
| 19 | Amadou Diallo | ||
| 20 | André Sagno[67] | ||
| 21 | Mohamed Chérif Tounkara | ||
Candidats retenus par la Cour suprême
La Cour suprême, par arrêt no 002 du [68], a vidé le contentieux des candidatures et a fixé la liste définitive des candidats à l'élection présidentielle comme suit[69],[70] :
| N° | Candidat | Parti | |
|---|---|---|---|
| 01 | Abdoulaye Yéro Baldé | Front pour la démocratie en Guinée (FRONDEG)[71],[72] | |
| 02 | Makalé Camara | Front pour l'alliance nationale (FAN)[73] | |
| 03 | Ibrahima Abé Sylla | Nouvelle génération pour bâtir la république (NGR) | |
| 04 | Faya Lansana Millimono | Bloc libéral (BL) | |
| 05 | Abdoulaye Kourouma | Rassemblement pour la renaissance et le développement (RRD) | |
| 06 | Mohamed Nabé | Alliance pour le renouveau et le progrès (ARP) | |
| 07 | Elhadj Bouna Keita | Rassemblement pour une Guinée prospère (RGP)[74],[75] | |
| Candidatures indépendantes | |||
| 08 | Mamadi Doumbouya | ||
| 09 | Mohamed Chérif Tounkara | ||
Résultats
| Candidats | Partis | Premier tour | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | |||||
| Mamadi Doumbouya | GMD - Bâtir Ensemble[a] | 4 594 262 | 86,72 | |||
| Abdoulaye Yéro Baldé | FRONDEG | 349 129 | 6,59 | |||
| Faya Millimono | BL | 108 177 | 2,04 | |||
| Makalé Camara | FAN | 84 175 | 1,59 | |||
| Ibrahima Abé Sylla | NGR | 46 261 | 0,87 | |||
| Mohamed Nabé | ARP | 44 102 | 0,83 | |||
| Abdoulaye Kourouma | RRD | 29 529 | 0,56 | |||
| Elhadj Bouna Keita | RGP | 27 529 | 0,52 | |||
| Mohamed Chérif Tounkara | Indépendant | 14 767 | 0,28 | |||
| Votes valides | 5 297 931 | 94,46 | ||||
| Votes blancs et nuls | 310 589 | 5,54 | ||||
| Total | 5 608 520 | 100 | ||||
| Abstention | 1 159 938 | 17,14 | ||||
| Inscrit / participation | 6 768 458 | 82,86 | ||||
Analyse et conséquences
L'élection du général Doumbouya dès le premier tour est largement attendue, celui-ci ayant écarté les principaux opposants après être revenu sur sa promesse de ne pas se porter candidat[80],[81]. Il prête serment lors d'une cérémonie d'investiture organisée le 17 janvier 2026[82].
Le lendemain des résultats provisoire, le FRONDEG rejette les résultats et annonce un recours. Abdoulaye Yéro Baldé déclare à cette occasion « Notre position reste ferme : ces résultats ne reflètent pas la réalité des urnes. »[83],[84].