Maladie de Waldenström

cancer hématologique caractérisé par des lymphoplasmocytes (stade intermédiaire entre lymphocyte B et plasmocyte) proliférant au niveau de la moelle osseuse et synthétisant une immunoglobuline monoclonale From Wikipedia, the free encyclopedia

La maladie de Waldenström ou lymphome lymphoplasmocytaire est un lymphome sécrétant des IgM qui provient de lymphocytes B activés[1]. Pratiquement tous les patients passent d'abord par une phase de gammapathie monoclonale de signification indéterminée de type IgM, mais les cellules B clonales de la gammapathie monoclonale de signification indéterminée portent déjà la signature moléculaire d'un clone malin[2]. Environ 20 % des patients ont un diagnostic préalable de macroglobulinémie de Waldenström non évolutive ou « smoldering » (macroglobulinémie de Waldenström indolente) avant de progresser vers une maladie active ou symptomatique[1]. La macroglobulinémie de Waldenström indolente est définie par une infiltration de la moelle osseuse par le lymphome lymphoplasmocytaire supérieure à 10 % et/ou un taux de protéine monoclonale supérieure à 3 g/dL, en l'absence de symptômes liés à la macroglobulinémie de Waldenström nécessitant un traitement.

La maladie de Waldenström est rare puisque l’on recense chaque année trois à cinq nouveaux cas par million d’habitants, soit environ 180 à 300 cas en France. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 63 ans. L’origine de cette maladie demeure inconnue. Elle n’est ni contagieuse ni héréditaire, mais une prédisposition génétique familiale semble établie. Les trois quarts des malades sont des hommes.

La maladie a été décrite la première fois par le médecin suédois Jan G. Waldenström (1906-1996) en 1944.

Incidence

Tableau clinique

La maladie de Waldenström progresse très lentement et est souvent asymptomatique. On retrouve parfois les signes cliniques suivants :

Biologie

La numération formule sanguine est souvent normale. On retrouve parfois certaines anomalies non spécifiques :

Myélogramme

Il met en évidence une infiltration lymphoïde polymorphe représentant de 20 à 100 % des cellules médullaires :

Diagnostic différentiel

Complications

Traitements

L’évolution spontanée est variable et dans certains cas, la maladie reste stable pendant des années (2 à 10 ans).

  1. Dans les formes asymptomatiques avec un taux stable de l’IgM, on propose l’abstention thérapeutique seule avec surveillance.
  2. Dans les formes symptomatiques et/ou avec une augmentation des taux de l’IgM, on propose différents types de chimiothérapie, en fonction du stade tumoral :
  • Dans les formes lentes, on propose une monochimiothérapie orale continue ;
  • Dans les formes sévères rapides et/ou compliquées, on propose une polychimiothérapie ;
  • Le sujet âgé est traité par monochimiothérapie ;
  • En cas de manifestation auto-immune, on associe la prednisone avec le chlorambucil, le cyclophosphamide et le melphalan ;
  1. Traitement symptomatique des complications et notamment de l’anémie ;
  2. En cas de syndrome d’hyperviscosité ou de neuropathie, on propose des plasmaphérèses.

Recherche de biologie moléculaire

Une mutation du gène MyD88 a été mise en évidence chez 90 % des patients[7].

Malades notables

Relativement rare, la maladie a cependant emporté plusieurs chefs d’État ou de gouvernement :

Notes et références

Voir aussi

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