Malmont
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| Malmont | |
Vue du Malmont depuis le col de l'Ange. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Altitude | 550 m[1] |
| Massif | Chaîne pyrénéo-provençale |
| Coordonnées | 43° 33′ 33″ nord, 6° 27′ 36″ est[1] |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Var |
| Ascension | |
| Voie la plus facile | route |
| Géologie | |
| Âge | Trias |
| Roches | sédimentaires (calcaires) |
| modifier |
|
Le Malmont est une montagne surmontée de petites proéminences collineuses composées de roches calcaire, qui culmine à 550 mètres et surplombe la ville de Draguignan, dans le Var (France).
En langue provençale, mau mount signifie « mauvais mont ». On trouve le toponyme Maumont sur la carte de Cassini en couleur (feuilles gravées et aquarellées), issue de l’exemplaire dit de « Marie-Antoinette » du XVIIIe siècle[2].
La ville de Draguignan, créée sous les Carolingiens, peut-être au IXe ou au Xe siècle, s'est développée au sud de cette petite montagne. Les premiers actes que l'on a retrouvé au sujet de ce site (1237-1347)[3] nous apprennent qu'une partie du Malmont était une propriété seigneuriale à usage collectif. Ce domaine a fourni à tous les habitants, des matériaux, du combustible et des terrains cultivables, périodiquement défrichés et semés jusqu’à la fin du XIXe siècle. Appelé « bois » dans les pièces d’archives, ce qui deviendra la forêt communale de Draguignan est un « défend » aux destinations multiples. Possédé en indivis par la communauté (c’est-à-dire par la totalité de ses membres), un défend est un terroir-clé où les droits des habitants, la volonté d’ingérence des conseils et l’esprit entreprenant de certains particuliers entrent souvent en rivalité[4].

Au début du XVIIe siècle les consuls de Draguignan gèrent cette partie du massif. Déjà en 1554 une ordonnance royale réclamait « inhibitions de couper le bois du Malmont ». En 1602, le conseil le divise en lots pour y faire des coupes de bois.
Le fait que Draguignan ait été située en contrebas avait une nécessité « logistique » : l'eau dévalant du Malmont, soit en surface, soit de manière souterraine, était récoltée en bas de pente près de la porte Aiguières.
La source des Rayollets fut longtemps la principale ressource en eau de la ville, avec un débit de 4 à 5 litres par seconde, les deux autres sources moins importantes étant les deux « sources du Dragon »[5].
Durant les années 1960 et 1970, la municipalité dirigée par Édouard Soldani a commencé à délivrer des permis de construire à des lotisseurs et à des particuliers.
La tension immobilière des années 1990 et surtout depuis 2000 a incité la municipalité conduite par Max Piselli à délivrer de nouveaux permis. Aujourd'hui le Malmont fait l'objet de constructions sur le flanc sud, en direction de Draguignan ; l'urbanisation « côté Figanières » est moins importante.
La crue du , qui a occasionné la mort d'environ une douzaine de dracénois, n'a pas remis en cause l'urbanisation de cette petite montagne, même si les constructions et les opérations de terrassement ont pu avoir pour conséquence de permettre aux grandes quantités d'eau de pluie de dévaler facilement les pentes du Malmont et de se « jeter » en torrent sur la ville[6].






