Vie politique à Draguignan
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La ville de Draguignan a connu une évolution assez singulière : cette ville fut en effet fortement ancrée à gauche durant tout le XIXe siècle et la plus grande partie du XXe siècle, avant de brusquement voter à droite à la fin des années 1980.
Les développements qui suivent se veulent une photographie objective et dépassionnée de la vie politique dracénoise depuis 1848 (date du rétablissement du suffrage universel) jusqu'à nos jours.
Sont cités les résultats des élections politiques suivantes : élections présidentielles (depuis 1965), élections législatives, élections européennes (depuis 1979), élections régionales (depuis 1986), élections cantonales, élections municipales, référendums.
Les événements de 1848 et le coup d'État du 2 décembre 1851
Le Second Empire (1852-1870)
La Troisième République (1870-1940)
Considérations générales
La vie politique est dominée par :
- Georges Clemenceau, député puis sénateur de la circonscription ;
- Achille Chaffary (Radical-socialiste), maire de 1876 à 1877 ;
- Honoré Samglar ;
- Oscar Michel ;
- Félicien Clavier (radical-socialiste) : maire de 1881 à 1912 ; « Recordman » des mandatures, il a été maire durant 31 ans. Une rue de la ville porte son nom (on accède au collège Ferrié, construit en fin de son dernier mandat, par cette rue).
- Gustave Fourment (SFIO) : maire de 1912 à 1919
- Achille Ditgès (radical-socialiste) : maire de 1919 à 1925. Achille Ditgès était maître d'hôtel, né à Draguignan le 27/10/1858 et mort à Châteauneuf-de-Grasse le 20/02/1951[1].
- Joseph Collomp (SFIO) : maire de 1925 à 1940
Il est l'un des 80 députés qui votent contre l'attribution des pleins pouvoirs au maréchal Pétain en .
Élections législatives d'août-septembre 1893
- 1er tour ()[2]
- Inscrits : 25 380
- Suffrages exprimés : 15 218 (dans la circonscription)
- Georges Clemenceau : 6 634 voix (dans la circonscription)
- Joseph Jourdan (avocat à Marseille) : 4 686 voix (dans la circonscription)
- Vincent (ouvrier cordonnier, maire de Flayosc) : 1 702 voix (dans la circonscription)
- Maurel (ancien député) : 1 018 voix (dans la circonscription)
- F. Rouvier (directeur de journal) : 481 voix (dans la circonscription)
- Engelfred (ingénieur) : 257 voix (dans la circonscription)
- A. Antelme (officier retraité) : 192 voix (dans la circonscription)
- 2d tour ()[2]
- Inscrits :
- Suffrages exprimés :
- Georges Clemenceau : X voix (dans la circonscription)
- Joseph Jourdan (avocat à Marseille) : 9 492 voix (dans la circonscription)
À Draguignan (2nd tour) :
- Clemenceau : 629 voix
- Jourdan : 1 093 voix
Joseph Jourdan est élu député de la 1re circonscription du Var.
Seconde Guerre mondiale et Quatrième République (1940-1958)
L'Occupation
Le , le conseil municipal de Draguignan est suspendu par un décret du maréchal Pétain, qui nomme en substitution une « délégation spéciale » composée de 4 membres et d'un président, Fernand Escullier[3], professeur retraité de l'école normale d'instituteurs[4]. Escullier est officiellement nommé maire le , et rebaptise certains lieux publics : ainsi le collège Ferrié est nommé collège Général-Ferrié, et l'avenue Jaurès devient avenue du maréchal Pétain.
La ville est libérée le (dans le quartier St Léger, il y a la rue du ) par l'action conjointe des parachutistes du 551e bataillon d'infanterie américain et des FFI. Fernand Escullier, qui avait eu un comportement correct durant l'Occupation, n'est pas inquiété[5].
Joseph Collomp, assigné à résidence durant l'Occupation, devient chef de la commission spéciale instituée par la Résistance pour gérer la ville, ce du au .
La Quatrième République
- S'agissant des maires de 1946 à 1958, se reporter à :
- Bertin Bousquié (SFIO) est maire de 1948 à 1953.
- Antoine Favro (SFIO) est maire de 1953 à 1959.
La Cinquième République, de 1958 à 1983
- Référendum sur les institutions de la Ve République
- Participation : -- % ; Abstention : -- % (rappel taux national de participation : 80,63 %, et d'abstention : 19,37 %)
- OUI : -- % (rappel taux national : 82,60 %)
- NON : -- % (rappel taux national : 17,40 %)
- Élections municipales de 1959
Antoine Favro décède brusquement en 1959. La SFIO fait appel à Edouard Soldani, qui était alors militant socialiste aux Arcs et sénateur depuis 1946, pour conduire la liste de gauche non communiste aux élections. Au second tour, sa liste l'emporte, face à une liste communiste et une liste de droite modérée.
- Référendum du sur l'autodétermination en Algérie (1er référendum)[6]
- Inscrits : 8 191 inscrits à Draguignan
- Votants : 6 500 en 5 bureaux de vote
- Suffrages exprimés : 6 295
- OUI : 4 842 voix
- NON : 1 453 voix
- Référendum du concernant la ratification des Accords d'Evian (2nd référendum)[7]
- Inscrits : 8 245
- Votants : 6 570 en 5 bureaux de vote
- Suffrages exprimés : 6 253
- OUI : 5 372
- NON : 881
- Référendum du concernant l'élection au suffrage universel du président de la République[8]
- Inscrits : 8 736
- Votants : 6 890 en 5 bureaux de vote
- Suffrages exprimés : 6 646
- OUI : 3 645
- NON : 3 001
- Élections législatives de 1962[9]
- 1er tour () dans la 1re circonscription du Var
- Inscrits à Draguignan : 8 531 (total circonscription : 64 447 inscrits)
- Votants : 6 171 en 7 bureaux de vote (total circonscription : 44 661 votants)
- Suffrages exprimés : 5 944 (total circonscription : 43 348 exprimés)
- Bartolini (PCF) : 983 voix (total circonscription : 12 112 voix)
- Pierre Gaudin (SFIO) : 1 424 voix (total circonscription : 12 609 voix)
- Bonnet (UNR) : 1 734 voix (total circonscription : 9 656 voix)
- Travers (RI) : 457 voix (total circonscription : 1 949 voix)
- German (CNI) : 1 346 voix (total circonscription : 7 562 voix)
- 2d tour () dans la 1re circonscription du Var
- Inscrits à Draguignan : 8 731 (total circonscription : 63 991)
- Votants : 6 571 en 7 bureaux de vote (total circonscription : 46 807)
- Suffrages exprimés : 6 233 (total circonscription : 45 007)
- Bartolini (PCF) : 427 voix (total circonscription : 3 204)
- Pierre Gaudin (SFIO) : 2 711 voix (total circonscription : 25 398)
- Bonnet (UNR) : 3 095 voix (total circonscription : 16 405)
Si M. Bonnet obtient la majorité relative des voix à Draguignan, dans la circonscription il est devancé par M. Pierre Gaudin, maire du Luc.
- Élections municipales de 1965
En 1965, Edouard Soldani est facilement élu au premier tour face à une liste de droite conduite par son ancien premier adjoint, Edouard Clair et le Dr Angelin German.
- Élection présidentielle de
- 1er tour ()[10]
- Charles de Gaulle : ---- voix, soit -- % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 44,19 %)
- François Mitterrand : ---- voix, soit -- % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 31,40 %)
- Jean Lecanuet : ---- voix, soit -- % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 15,41 %)
- Jean-Louis Tixier-Vignancour : ---- voix, soit -- % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 5,14 %)
- 2d tour ()[11]
- Charles de Gaulle : ---- voix, soit -- % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 55,20 %)
- François Mitterrand : ---- voix, soit -- % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 44,80 %)
- Élections législatives de 1967
- Élections législatives de
- Référendum du sur la réforme du Sénat et la régionalisation
- Inscrits : 10 965
- Votants : 9 053 sur 7 bureaux de vote
- Suffrages exprimés : 8 786
- OUI : 3 847
- NON : 4 939
- Élection présidentielle de 1969
- 1er tour ()
- Inscrits : 11 043
- Votants : 8 737 sur 7 bureaux de vote
- Suffrages exprimés : 8 587
- G. Pompidou : 3 605 voix
- A. Poher : 2 092 voix
- J. Duclos : 1 357 voix
- G. Defferre : 946 voix
- 2d tour ()
- Inscrits : 11 034
- Votants : 8 512 sur 7 bureaux de vote
- Suffrages exprimés : 7 894
- G. Pompidou : 4 097 voix
- A. Poher : 3 797 voix
- Élections municipales de 1971
- E. Soldani est à nouveau élu dès le premier tour.
- Élections législatives de 1973
- 1er tour () :
- inscrits : 12 249
- votants : 10 073
- suffrages exprimés : 9 677
- G. Guigou (PCF): 1 492 voix à Draguignan (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux national : )
- G. Boisgibault (PSU) : 383 voix à Draguignan (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux national : )
- P. Gaudin (PS) : 3 441 voix à Draguignan (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux national : )
- A. Caufment (URP/UDR) : 1 068 voix à Draguignan (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux national : )
- Y. Michel (R. I.) : 2 264 voix à Draguignan (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux national : )
- M. Couillot (mouvement réformateur) : 1 029 voix à Draguignan (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux national : )
- 2d tour () :
- inscrits : 12 235
- votants : 10 113
- suffrages exprimés : 9 613
- P. Gaudin (PS) : 5 260 voix (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux de P. Gaudin dans la circonscription : 38 102 voix soit %)
- Y. Michel (R.I.) : 4 353 voix (soit % des suffrages exprimés) (rappel taux de Y. Michel dans la circonscription : 24 970 voix soit %)
- Élection présidentielle de 1974
- 1er tour ()[12]
- François Mitterrand : 4 733 voix, soit 44,83 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 43,25 %)
- Valéry Giscard d'Estaing : 3 919 voix, soit 37,12 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 32,60 %)
- Jacques Chaban-Delmas : 1 087 voix, soit 10,29 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 15,11 %)
- Arlette Laguiller : 209 voix, soit 1,97 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 2,33 %) - Rappel : il n'y avait pas de candidat communiste en raison de l'Union de la gauche autour de F. Mitterrand
- 2d tour ()[13]
- Valéry Giscard d'Estaing : 5 542 voix, soit 50,44 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 50,81 %)
- François Mitterrand : 5 445 voix, soit 49,55 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 49,19 %)
- Élections municipales de 1977
- E. Soldani est élu, pour la troisième fois consécutive, dès le premier tour.
- Élections législatives de 1978
- Élections européennes de 1979
- Élection présidentielle de 1981
- 1er tour ()[14]
- François Mitterrand : 3 891 voix, soit 29,65 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 25,85 %)
- Valéry Giscard d'Estaing : 4 041 voix, soit 30,80 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 28,32 %)
- Jacques Chirac : 2 042 voix, soit 15,56 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 18,00 %)
- Georges Marchais : 1 554, soit 11,84 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 15,35 %)
- 2d tour ()[15]
- François Mitterrand : 6 990 voix, 50,91 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 51,76 %)
- Valéry Giscard d'Estaing : 6 740 voix, soit 49,09 % des suffrages locaux exprimés (rappel taux national : 48,24 %)
- Élections législatives de
- Élections cantonales des 14 et
Le temps des incertitudes politiques entre Gauche et Droite (1983-1986)
Modification de la sociologie dracénoise et nouvelle donne politique
- L'École de l'artillerie ouvre ses portes en 1976 ; elle fait venir à Draguignan de nombreux militaires qui votent traditionnellement à droite ;
- Les nombreux rapatriés ou retraités qui se sont installés à Draguignan dans les années 1960-70 votent aussi à droite dans leur majorité ;
- Deux ans après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, le parti socialiste est critiqué et contesté : à gauche par le parti communiste, qui lui reproche d'être « trop bourgeois », par la droite qui profite de la crise économique et de l'échec du plan de relance de 1981 ainsi que du plan de rigueur[16] de .
Élections municipales de mars 1983
La liste d'union de la Gauche PS-PCF (Soldani-Nardini) obtient 50,45 % des suffrages exprimés au second tour. La droite, menée par Jean-Paul Claustres, hurle à la fraude électorale et saisit la juridiction administrative en annulation du scrutin. Le , le Conseil d'État annule le scrutin de 1983 pour cause de fraude électorale. Un nouveau scrutin a donc lieu.
Élections municipales partielles de février 1984
La nouvelle campagne électorale s'ouvre dans une atmosphère passionnée et « électrique ».
Le , entre les deux tours de l'élection municipale, Edouard Soldani est victime d'un attentat. Cette affaire a un gros retentissement car les medias nationaux s'étaient focalisés sur cette élection et sur celle de La Seyne-sur-Mer qui se déroulaient dans un contexte particulièrement tendu, avec un reflux électoral du parti socialiste trois ans à peine après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République. Alors qu'il circulait dans sa voiture de fonction, Édouard Soldani reçoit une décharge de fusil de chasse dans l'épaule, tirée par des inconnus postés au bord de la route sous le pont d'Aups. Hospitalisé à Marseille, grièvement blessé, il apprend trois jours après sa défaite aux élections face à la liste menée par Jean-Paul Claustres. Cette affaire n'a jamais été élucidée. Edouard Soldani s'est alors retiré de la vie politique et les divers élus locaux ne l'ont plus cité qu'avec parcimonie[17].
Cette tentative d'attentat n'empêche pas la liste Claustres d'obtenir 51,03 % des suffrages. La perte de la mairie par Soldani et le « basculement à droite » de Draguignan se joue sur 316 voix d'écart, soit 1,78 % des inscrits.
Élections européennes de 1984
- Inscrits : 18 313 voix
- Votants : 11 679 voix
- Suffrages exprimés : 11 361 voix
- Liste PCF (G. Marchais) : 919 voix
- Liste PS (L. Jospin) : 2 818 voix
- Liste UDF-RPR (S. Veil) : 4 708 voix
- Liste FN (Le Pen) : 1 802 voix
L'intermède Claustres (1984-1986)
La liste menée par Jean-Paul Claustres avait été élue sur un programme visant à « dynamiser » la ville de Draguignan.
Dans les mois qui suivent l'élection, des engagements financiers très importants sont pris. Ainsi, une association est créée, « Draguignan promotion », qui bénéficie de fortes subventions de la ville.
Or entre 1984 et 1986, donc en deux années de mandat, la dette de la ville, jusque-là minime, environ—millions de « francs 1984 » (environ—millions d'euros 2010, compte tenu de l'inflation), passe à -- millions de francs (environ—millions d'euros 2010) [réf. nécessaire].
Par ailleurs, la nouvelle municipalité ne prend pas en compte des dépenses prévues et obligatoires, mais non budgétées par la précédente équipe Soldani.
Plusieurs conseillers municipaux démissionnent.
La situation se tend ; des accusations de malversations sont émises ; on accuse le maire, certains de ses adjoints, ou encore des amis politiques ou des milieux interlopes de Toulon, Cannes et Nice[réf. nécessaire], d'avoir contribué à détourner de l'argent ou du matériel de la mairie à leur profit personnel (il convient de signaler qu'aucune preuve ne fut jamais apportée).
Un Comité de Défense des Contribuables Dracénois (Codécod) est créé.
Lorsque des adjoints démissionnent et viennent alimenter la rumeur de détournements, la ville devient ingérable sur le plan administratif et politique.
Le gouvernement, saisi par le préfet du Var, ordonne alors la dissolution du conseil municipal.
De nouvelles élections ont lieu et voient la victoire de Max Piselli.
Une plainte avec constitution de partie civile est déposée devant le doyen des juges d'instruction du TGI de Draguignan. Malheureusement, l'instruction judiciaire ne permet pas de faire la lumière sur les soupçons de fraude. En effet, d'une part de nombreuses personnes refusent de répondre aux questions des policiers et du juge, soit parce qu'elles étaient soupçonnées d'avoir profité des détournements et qu'elles ne voulaient pas témoigner contre elles ou leurs amis, soit parce qu'elles avaient peur pour leur sécurité ou leur emploi (exemple : personnel municipal) ; d'autre part de nombreux documents ont mystérieusement disparu ou sont demeurés introuvables (par exemple la comptabilité de « Draguignan promotion »).
L'instruction se conclut par un non-lieu général en 1990, faute de preuves.
Dans son livre « L'art de la politique sur les bords de la Méditerranée expliqué aux incrédules » (2000), Jean-Paul Claustres a donné son opinion et sa version sur son échec. Ce dernier est dû, selon lui, principalement au fait que son équipe a donné quitus, courant , à la gestion antérieure de l'équipe Soldani. Or dans le budget élaboré fin 1982 pour 1983 se trouvaient des bombes à retardement : de nombreuses dépenses obligatoires devaient être engagées et n'étaient pas budgétées. Par ailleurs, le conseil général (encore tenu par Soldani) a demandé le paiement de dettes anciennes qui avaient été bizarrement « oubliées » antérieurement. Le trou budgétaire a alors enflé, « plombant » les finances de la ville de manière automatique et inexorable. Par ailleurs, certains colistiers ont pu, par leur comportement, porter préjudice à l'équipe tout entière ou se montrer d'une naïveté confinant à la négligence, ce qui en politique ne pardonne pas. Traqué par les socialistes qui ne lui pardonnaient pas d'avoir mis à terre le « vieux lion » Soldani, peu soutenu par une élite commerçante dracénoise qui lui savait gré de l'avoir débarrassée des socialistes mais qui ne lui pardonnait pas ses origines niçoises[18], enfin lâchement et totalement « lâché » par les instances locales du RPR qui voulaient entretenir de bonnes relations avec François Léotard, alors ministre de la culture et maire UDF de Fréjus, il avait été dans l'incapacité de maintenir la cohésion d'une équipe disparate qui devait faire face à des difficultés qu'elle n'avait pas envisagées.
