Manuel Pinto Queiroz Ruiz

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Manuel Pinto Queiro Ruiz
plaque officielle de la mairie de Paris devant son domicile du 19e arrondissement.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Surnom
Manuel Lozano
Pseudonyme
Manuel LozanoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Activités
Militaire, résistantVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Idéologie
Anarchisme, républicanisme, antifasciste (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflits
Plaque commémorative à Paris.

Manuel Pinto Queiroz Ruiz, plus connu sous le nom de Manuel Lozano, né le à Jerez de la Frontera (Espagne) et mort le à Sarcelles, est un syndicaliste, soldat républicain espagnol, anarchiste et héros de la Libération de Paris durant l'épisode de la Nueve le .

Jeunesse

Manuel Lozano est né le dans la ville andalouse de Jerez de la Frontera. Fils d'un barbier anarchiste, et orphelin de mère à l'âge de 5 ans, il commence à travailler très jeune dans les vignobles de Xérès, puis dans une distillerie de sa ville natale.

En 1932, il adhère à la CNT et aux Jeunesses Libertaires.

Guerre d'Espagne

En 1936, dès le début de la Guerre civile espagnole, la ville de Jerez tombe rapidement aux mains des troupes nationalistes fascistes. Son père, avant d'être fusillé, lui demande de quitter rapidement la ville. Ses dernières paroles furent : « A mí me van a fusilar pero a mi hijo no lo cogerán nunca » (« Ils vont me fusiller, mais ils n'attraperont jamais mon fils »).

Manuel entre dans l'Armée de la République et combat dans les différents fronts (Málaga, Grenade, Marbella, Almería, Murcie et Alicante), jusqu'à la chute de la République en 1939.

En , il embarque sur le bateau de pêche La Joven María jusqu'à Oran, afin de s'exiler en Algérie, mais il est arrêté par la police française et interné en camp de concentration. Durant son internement en travaux forcés, il continue la résistance, et tue un général nazi sans être découvert.

Il sera interné dans d'autres camps, puis à Colomb-Béchar.

En 1942, il est libéré par le débarquement des alliés en Afrique du Nord, et entre dans les Corps francs d'Afrique pour combattre les nazis dans la guerre de Tunisie.

Après la victoire de Rommel en Tunisie, il entre dans les forces de la France Libre auprès du Général Philippe Leclerc de Hauteclocque, dans la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad, La Nueve.

Il part à Skira et entre dans la 2e division blindée, puis en , embarque pour l'Angleterre depuis Mers el–Kébir (Algérie), sur le vaisseau Franconia.

Libération de Paris

Il participe au Débarquement depuis l'Angleterre, et combat les nazis en Normandie, jusqu'à Paris. Là, le , a lieu le fameux épisode de la Nueve, dirigée par le capitaine Raymond Dronne et Amado Granell, qui sera la première force alliée à entrer dans Paris occupée par les nazis. La colonne entre dans Paris par la Porte d'Italie, et libère l'Hôtel de Ville.

À la Libération de Paris, il participe aux côtés du Général de Gaulle et du Général Leclerc au défilé sur les Champs-Élysées.

Il continue la lutte contre les nazis en Alsace puis à Berchtesgaden jusqu'au nid d'aigle de Hitler où s'achève la guerre.

Après-Guerre

Comme beaucoup d'autres combattants républicains, il espérait poursuivre la guerre aux côtés des alliés pour libérer l'Espagne. La Nueve, comme d'autres compagnies, avait le matériel, des camions de munitions et d'armes, et les plans pour aller jusqu'à Barcelone. Mais la guerre finie, l'Espagne reste aux mains de Franco. Il est donc démobilisé à la fin du mois d' et ne revient plus jamais en Espagne.

Figure parisienne

Il choisit de rester à Paris et devient l'une des grandes personnalités du 33 rue des Vignoles , dans le 20e arrondissement, siège parisien de la CNT.

Il passe le reste de sa vie dans le 19e arrondissement, où il devient une figure locale appréciée au sein, notamment, du milieu associatif. Il est enterré dans le cimetière parisien de Pantin au sein d'une concession de la Ville de Paris.

Distinctions

Hommages et postérité

Le 43, rue des Bois, à Paris.

Il reçoit la croix de guerre de la part du gouvernement français.

Lors de la séance du , le Conseil de Paris vote pour un hommage officiel à Manuel Lozano[1].

Le , 100e anniversaire de sa naissance, la Ville de Paris dévoile officiellement la plaque commémorative en sa mémoire, devant le 43, rue des Bois (19e arrondissement), où il résidait[2].

Le texte de la plaque est : « Ici vécut Manuel Pinto Queiroz Ruiz dit Manuel Lozano (1916-2000) républicain espagnol, combattant de la Nueve, Croix de guerre, héros de la Libération, défenseur de la liberté, militant anarchiste ».

Le 33, rue des Vignoles, passage parisien protégé du 20e arrondissement, garde également sa mémoire.

Chaque année, les cérémonies du rendent hommage à Manuel Lozano et ses camarades de la Nueve, lors du parcours de la Voie de la Libération jusqu'au jardin des Combattants-de-la-Nueve, à l'Hôtel de Ville.

Voir aussi

Notes et références

Liens externes

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