Manuel da Silva Passos

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Décès
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SantarémVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Passos ManuelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Manuel da Silva Passos
Biographie
Naissance
Décès
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Pseudonyme
Passos ManuelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
signature de Manuel da Silva Passos
Signature

Manuel da Silva Passos (São Martinho de Guifões, Bouças, [1]Santarém, ), plus connu comme Passos Manuel, diplômé en droit, avocat, parlementaire brillant, ministre dans plusieurs gouvernements et une des figures les plus importantes des premières années du libéralisme au Portugal, incarnant l'aile gauche du mouvement vintiste dans la phase initiale de la Monarchie constitutionnelle, avant d'assumer le rôle de leader incontesté des septembristes. Son frère aîné, José da Silva Passos, allié inséparable dans la vie politique, fut également une figure illustre de la gauche libérale. Sa déclaration de principe est restée célèbre : « La reine est le chef de toute la nation. Et avant d'appartenir à la gauche j'appartenais déjà à la Patrie. La Patrie est ma politique ».

Manuel da Silva Passos est né dans la paroisse de Guifões, ancienne juridiction de Bouças, aujourd'hui conseil de Matosinhos, fils d'Antónia Maria da Silva Passos et de Manuel da Silva Passos, petit propriétaire et actionnaire de la Compagnie royale des vins du Haut-Douro et de diverses compagnies commerciales de Porto. Cette situation permit à Passos Manuel et à son frère aîné de suivre des études à Coimbra.

Les deux frères se manifestant très tôt par leur intelligence et leur envie d'étudier, leurs parents conscients que la meilleure chose à leur léguer serait l'instruction, employèrent tous les moyens pour leur donner la meilleure éducation possible. Après avoir fait leurs premières années à Porto, les deux frères s'inscrivent en 1817 à la faculté de droit de l'université de Coimbra.

À l'université, Manuel da Silva Passos se révèle un étudiant brillant, obtenant même une bourse de 40 000 réis annuelles; il s'engage pleinement dans la vie étudiante, particulièrement intense étant donné l'instabilité politique et sociale qui règne alors au Portugal.

Il faut dire que le ferment laissé par la Révolution française et par la guerre péninsulaire, auxquelles il faut ajouter l'inquiétude causée par l'absence prolongée de la Cour qui depuis s'était fixée à Rio de Janeiro, avaient fait naître de graves tensions dans la société portugaise. L'université de Coimbra, reflétant cette réalité, était un vivier pour les idéaux révolutionnaires et les nouvelles formes d'organisation sociale et politique, auxquels les frères Passos ne restèrent pas insensibles.

Quand éclate la Révolution libérale de 1820, Manuel Passos et José Passos, son inséparable compagnon, y adhèrent avec enthousiasme, se révélant d'ardents libéraux.

Malgré les perturbations causées par la révolution et par l'effervescence dans laquelle est plongée l'université, Manuel Passos obtient son diplôme de droit en 1822, mais reste étudiant à Coimbra, où, en 1823, il édite une revue (Ami du Peuple/Amigo do Povo en référence au journal de Marat) en partenariat avec son frère.

L'Ami du Peuple cesse rapidement d'être publié, après quatre numéros, avec la victoire en 1823 de la contre-révolution, connue sous le nom de Vilafrancada. La revue est aussitôt interdite. Entre les citations latines, la revue universitaire ne manquait pas d'exalter les idéaux démocratiques de la Révolution française, tout en relativisant les excès sanguinaires de Marat et de ses partisans. Assumant une position à la fois radicale et conciliante, qui d'ailleurs caractérisera leur carrière politique future, les frères Passos se revendiquaient démocrates et amis du peuple tout en déclarant n'être les ennemis de personne.

Franc-maçon

L'exil

Notes et références

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