Marc Copland

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Nom de naissance
Marc CohenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Marc Copland
portrait d'une homme aux cheveux gris courts
Marc Copland en 2007.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Marc CohenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Instruments
Labels
Savoy Records, Pirouet Records (d), hatOLOGY (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique

Marc Cohen dit Marc Copland, né le à Philadelphie, est un pianiste et saxophoniste américain de jazz.

Marc Copland commence sa carrière sous le nom de Marc Cohen au saxophone alto. Ce n'est qu'à partir de la quarantaine, alors qu'il est passé au piano, qu'il se fait un nom dans le monde du jazz.

Il collabore régulièrement avec le contrebassiste Gary Peacock ou le guitariste John Abercrombie.

Débuts

La famille de Marc Copland ne comprend pas de musiciens : son père est avocat, et son frère deviendra également avocat et professeur de droit[1].

Marc Copland commence à prendre des cours de piano à 7 ans, mais arrête à 10 ans quand son école lui propose des cours de saxophone[2]. Il fréquente le même lycée que Michael et Randy Brecker[1]. Quand il a 18 ans, il étudie avec le saxophoniste Joe Allard, qui a également enseigné à David Liebman, Michael Brecker ou Steve Grossman[1],[2].

Au saxophone alto, Copland participe activement à la scène musicale de Philadelphie dès le début des années 1960[2], apprenant et jouant avec son ami Michael Brecker. En 1965 il étudie brièvement l'harmonie avec Romeo Cascarino à Philadelphie, ainsi que la composition avec Meyer Kupferman et le saxophone avec Joseph Allard à New York.

En 1966, Copland déménage à New York pour suivre les cours de l'Université Columbia, où il étudie la théorie musicale, la composition et l'improvisation. Parmi ses professeurs, on trouve Lennie Tristano. Il est diplômé en 1970[2].

Il fréquente la scène musicale à New York, qui s'est émancipée des jazz clubs pour s'installer dans des lofts partout dans la ville. Il fait partie, avec John Abercrombie et Glen Moore, du Chico Hamilton Quartet[3],[2]. Il commence à expérimenter l'électronique sur son album électrique Friends, enregistré sous le nom de Marc Cohen avec John Abercrombie, Clint Houston et Jeff Williams. Ce disque, qui a obtenu 5 étoiles dans Down Beat magazine, est petit à petit devenu culte[réf. nécessaire].

Au piano

Copland écrit une musique avec des harmonies de plus en plus complexes, qui atteignent les limites du saxophone. En 1973, il décide de se mettre au piano[3].

Durant la décennie suivante, Copland travaille le piano, comme un débutant, à Washington[3]. Il accompagne occasionnellement des musiciens de passage, tels que Randy Brecker, Bob Berg, Art Farmer, Curtis Fuller, Tom Harrell, David Liebman ou encore Gary Peacock. Il a également son propre groupe avec lequel il joue dans des clubs locaux.

En 1983, Marc Copland retourne à New York[3]. Il joue avec Bob Belden, Joe Lovano, Herbie Mann, James Moody, Bill Stewart ou encore John Scofield, ainsi qu'avec son propre groupe[3]. Il change alors de nom pour éviter la confusion avec Marc Cohn[1].

En apprenant que le label japonais Jazz City cherche dix pianistes américains, Copland envoie une cassette au guitariste et producteur Yoshiake Masuo. Il est d'abord refusé, Masuo lui expliquant qu'il a déjà trouvé les dix pianistes nécessaires, mais quelques semaines plus tard, après la défection d'un musicien, Masuo le rappelle et lui offre son premier enregistrement en tant que pianiste leader, My Foolish Heart, en 1988[2]. Copland enregistre deux autres albums avec le même label, All Blues At Night (1992) et Songs Without End (1994). Ces premiers disques en tant que pianiste, au sein d'un trio avec Gary Peacock et Billy Hart puis en quintet avec avec Randy Brecker et Bob Berg, sont le témoignage de son assurance en tant que pianiste[3].

Ses concerts en trio et quartet sont plus fréquents, et il commence à tourner aux États-Unis avec Gary Peacock et Bill Stewart puis Billy Hart.

Sur la recommandation de Peter Erskine et John Abercrombie, Copland enregistre avec Vince Mendoza et rencontre à cette occasion le producteur Takao Ogawa. Il en résultera en 1995 Stompin’ with Savoy avec un quintet « all-star » comprenant des amis de Philadelphie comme Randy Brecker et Bob Berg. Ses précédents albums ayant été très mal distribués aux États-Unis, cet album est le premier à être remarqué par la presse américaine. Le groupe tourne pendant trois ans dans tout le pays.

Il tourne à partir du milieu des années 1990 en Europe, d'abord en duo avec John Abercrombie puis en trio et quartet. Des labels européens commencent à s'intéresser à lui.

En Europe

Dans les années 2000, Marc Copland enregistre énormément, principalement pour des labels européens, donnant l'impression de vouloir « rattraper le temps perdu »[2]. Il joue surtout en petite formation[2].

En 2001, le producteur français Philippe Ghielmetti entend Copland en trio à Paris et l'invite à enregistrer son premier album solo, Poetic Motion, sur lequel ne figurent que des compositions de Copland, avec des poèmes de Bill Zavatsky (en). Trois ans plus tard, Copland récidive sur le label suisse Hatology (Time Within Time, 2005). Ces albums permettent à Copland de montrer son approche unique de la musique.

Il enregistre beaucoup en duo, avec Tim Hagans, Vic Juris (en), David Liebman, Greg Osby, Gary Peacock et Bill Carrothers. Mais c'est Haunted Heart and Other Ballads (Hatology, 2001), enregistré avec son trio régulier constitué de Drew Gress (en) à la contrebasse et de Jochen Rueckert (en) à la batterie, qui ouvrent une reconnaissance plus grand public[réf. nécessaire].

Il enregistre également en quartet avec diverses formations, comprenant David Liebman, Michael Brecker, Randy Brecker, John Abercrombie ou encore Drew Gress (en).

À partir de 2005, il enregistre pour le label allemand Pirouet plusieurs disques, en tant que leader ou sideman.

Il enregistre Alone (Pirouet) en 2008, l'année de ses soixante ans. Le disque parait l'année suivante, en 2009[2],[4]. Cette même année parait Insight, un second disque en duo avec Gary Peacock[5].

En registré en trio avec Drew Gress (en) et Bill Stewart, Night Whispers paraît en 2009 chez Pirouet[6].

En 2010 parait le disque en quintet Five on One, sur lequel Copland retrouve John Abercrombie, David Liebman, Drew Gress (en) et Billy Hart[2],[7].

En 2013, Copland publie un de ses albums les plus singuliers : Le Long de la plage, sur lequel l'écrivain Michel Butor récite des textes[2],[8],[9],[10],[11].

Le producteur Philippe Ghielmetti lui propose d'enregistrer des compositions de Gary Peacock. Le disque Gary parait en 2018 chez Illusions, on y trouve également le morceau Gary composé par Annette Peacock, la femme du contrebassiste[1]. L'album est salué par la critique[12],[13]. À la mort de son ami et partenaire de longue date John Abercrombie, Marc Copland décide de faire la même chose avec la musique du guitariste, et le disque John sort en 2020 chez Illusions/Mirage[1]. Le pianiste raconte avoir été d'abord très insatisfait du résultat, avant de se rendre compte qu'il y avait quelque chose de très singulier dans ce disque[14]. L'album est largement salué par la critique[15],[14],[16],[17],[18].

Style

Discographie

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI