Marc Lesage
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Activité |
Marc Lesage est un sociologue canadien, né à Trois-Rivières (Québec) le . Il est professeur au campus Glendon de l'Université York à Toronto[1].
Marc Lesage fait ses humanités au collège des Franciscains de Trois-Rivières (Séminaire Saint-Antoine) et étudie, au début des années soixante-dix, la sociologie, à l’Université catholique de Louvain (Belgique). Entre 1983 et 1985, il complète des études de maîtrise en sociologie à l’Université Concordia (Montréal) d’où il obtient également, sous la direction du professeur Hubert Guindon (1929-2002), un doctorat (PhD) en lettres et sciences humaines (1995). Conseiller syndical à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) à Québec (1975-1978), puis à Montréal (1978-1983), il collabore à la rédaction de nombreux documents. Professeur agrégé en sociologie au campus Glendon de l'Université York, Marc Lesage y enseigne depuis 1991.
Il est l’auteur de différents ouvrages dont Les vagabonds du rêve (1986) et Microcité (1997). Il est également producteur du film de Philippe Lesage, Pourrons-nous vivre ensemble (2006), long métrage documentaire sur les violences urbaines de 2005 en France, avec la participation d’Alain Touraine.
Contribution à l’analyse sociétale
Lesage prolonge en effet les analyses d’Alain Touraine. Son apport concerne surtout l’analyse du monde du travail réel, l’inadéquation des approches traditionnelles et la mutation nécessaire du syndicalisme :
- Lesage observe l’hétérogénéité croissante du prolétariat : à côté des salariés aux emplois stables, il note la croissance – surtout parmi les jeunes et les femmes - des emplois précaires, mal payés, mal protégés par les syndicats[2].
- Le non-travail ne peut plus être considéré comme un temps passif, une simple transition entre deux situations d’actifs : pour beaucoup, il est devenu une composante à part entière des trajectoires sociales[3]
- La vie de ces « nouveaux prolétaires », qui proviennent de toutes les classes sociales, ne se caractérise pas uniquement par la précarité de l’emploi, mais aussi par la précarité des relations familiales, des relations amoureuses et même – avec le délitement des croyances religieuses de leurs parents – précarité des certitudes. Vagabonds de l’emploi, ils sont aussi « vagabonds du rêve »[4]. Leur conscience ne se réduit pas à la sphère du travail[5]. Le « néo-prolétaire » est aussi fortement concerné par la qualité de la vie, notamment hors du travail, les problèmes environnementaux, le sens même de la vie. Pour eux, les mutations sociologiques sont accompagnées de mutations dans le domaine psychologique[2].
- Le monde du travail tel que se le représentent les syndicats diffère de plus du monde réel du travail, du semi-travail, des « petits boulots » et du non-travail. Se pose alors le problème de l’inclusion des exclus et des marginalisés dans le mouvement syndical[2].