Marc Yor
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Marc Jean Yor |
| Nationalité | |
| Formation |
École normale supérieure Paris-Saclay Université Pierre-et-Marie-Curie (doctorat) Université de Paris (en) |
| Activités |
| A travaillé pour |
Centre national de la recherche scientifique Université Pierre-et-Marie-Curie Université de Paris (en) |
|---|---|
| Membre de | |
| Maître |
Pierre Priouret (d) |
| Distinctions |
Marc Yor, né le à Brétigny-sur-Orge et mort le à Athis-Mons[1],[2], est un mathématicien français spécialisé dans les probabilités, notamment le mouvement brownien et leurs applications aux mathématiques financières.
Institutions
Ancien élève de l'École normale supérieure de Cachan (à l’époque, « de l'enseignement technique »), il obtient l'agrégation de mathématiques en 1972, un doctorat de 3e cycle en 1973[3] et un doctorat d'État en 1976[4], tous deux en mathématiques et à l'université Pierre-et-Marie-Curie. De 1973 à 1981 il a été successivement stagiaire, attaché puis chargé de recherche au CNRS[1]
Il a été professeur des universités au Laboratoire de probabilités et modèles aléatoires de Jussieu (UMR 7599 CNRS / Paris-VI) de 1981 jusqu'au jour de sa retraite le 1er janvier 2014[5],[6].
Marc Yor a été élu correspondant dans la section mathématique de l'Académie des sciences le , puis en devint membre le [1].
Étudiants
Depuis 1982, Yor a encadré plus de 30 étudiants en doctorat ce qui conduit à plus de 90 étudiants par descendance[7]. Parmi eux, certains sont devenus d'éminents professeurs d'université tels que Jean Bertoin et Jean-François Le Gall. Il a également participé en grande partie à la thèse de Philippe Biane[5]. Wendelin Werner, un des étudiants de ses étudiants, a d'ailleurs obtenu la médaille Fields.
Domaine de recherche
Les travaux de Marc Yor s'inscrivent dans la théorie des martingales et le calcul stochastique. Il travaille principalement sur un processus stochastique qui lui est cher[1] : le mouvement brownien[1]. Yor s'intéresse au mouvement brownien linéaire classique mais également au mouvement brownien à valeurs complexes et aux processus stochastiques naturellement associés. Une des applications du mouvement brownien que Yor étudie est liée aux mathématiques financières[1]. Il étudie les temps locaux de semi-martingales et il généralise des inégalités pour les martingales. Parmi ses derniers travaux, Yor étudie les processus stochastiques à valeurs matricielles[1].
Autres
En 2000, dans le cadre de l'Académie des sciences, Marc Yor et l'historien des sciences Bernard Bru ouvrent le pli cacheté 11-668 de Wolfgang Döblin[5]. La découverte de ce pli, soixante ans après sa rédaction en 1939-1940, a donné lieu à un exposé destiné à un large public à la Bibliothèque nationale de France[8] ainsi qu'à la rédaction d'un compte-rendu détaillant les résultats de Döblin anticipant la théorie de l'intégrale d'Itō[9].
Distinctions et honneurs
Marc Yor est un chercheur réputé et respecté, lors de son décès de nombreux honneurs lui ont été rendus par d'autres chercheurs[5].
Le chercheur Bernard Roynette écrit une lettre d'éloges sur le mathématicien et l'homme qu'était Marc Yor[10].
Marc Yor est :
- Lauréat du prix Montyon de l'Académie des sciences en 1986[1].
- Conférencier invité au congrès international des mathématiciens à Kyoto en 1990.
- Lauréat du prix Merrill Lynch pour la recherche en mathématiques financières (avec Hélyette Geman) en 1993.
- Correspondant de l'Académie des sciences le , puis membre le [11].
- Membre senior de l'Institut universitaire de France en [12],[13].
- Chevalier de l'ordre national du Mérite par le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en 2006[14].
- Membre de l'Academia Europaea en [15].
- Lauréat de la médaille pour la science de Institute of Advanced Studies de l'université de Bologne (conjointement avec Peter Carr, Hélyette Geman et Dilip Madan) en 2008.
Le prix Marc-Yor a été créé en son honneur.
Vie personnelle
Marc Yor entraînait le club de football de Saint-Chéron[5] (il est inhumé dans le cimetière de ce village d'Essonne).