Marcel Basire

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Marcel Basire
Naissance
Dole (Jura)
Décès (à 77 ans)
5e arrondissement de Paris
Allégeance Drapeau de la France France
Arme  Marine nationale
Grade vice-amiral
Années de service 1887 – février 1931
Conflits Première Guerre mondiale

Le vice-amiral Marcel Basire, né le à Dole (Jura)[1] et mort le à Paris[2],[3], est un officier de la Marine française. Il a exercé les responsabilités de chef d'état-major du commandant en chef des frontières maritimes du Sud de la France en 1924 ; de commandant de la Division navale d'Extrême-Orient et des forces navales françaises en Chine en 1925 ; de commandant du secteur maritime de Toulon en 1927 ; et de Préfet maritime du 1er Arrondissement à Cherbourg[4],[5].

Première Guerre mondiale

Marcel Basire s’engage dans la Marine en 1887[3], lorsqu’il est admis à l'École navale[6]. Le , il est nommé aspirant. Il embarque sur le cuirassé Formidable pour une campagne qui l’emmène jusqu’au Levant[3]. En 1895-1896, sur l'aviso Dumont d'Urville, il participe aux opérations de Madagascar[6]. Il sert ensuite à bord du cuirassé Hoche. Il reçoit son brevet de canonnier en 1898. Il embarque la même année sur le croiseur Linois, qui sert dans l’escadre de la Méditerranée[3].

Promu lieutenant de vaisseau[6] (LV) le [3], il devient le de la même année le chef du service des cartes et de l'observatoire de la marine du 1er arrondissement maritime à Cherbourg. En 1901, il est à nouveau embarqué sur la Triomphante, mais ce navire n’est qu’un ponton stationnaire à Saïgon. Il sert comme adjudant de division auprès du capitaine de vaisseau (CV) Charles Duroch, commandant la Division navale de Cochinchine. Il conserve les mêmes fonctions auprès du CV Duroch (devenu commandant de la Division navale d'Extrême-Orient en 1903 à bord du cuirassé Le Redoutable[3]. En 1904, il est le second du capitaine de frégate Marie Mourre, commandant (depuis le ) le croiseur Descartes, alors en réserve normale à Toulon[7].

Il retourne à l’École de canonnage en 1905-1906, sur la Couronne. Il sert à nouveau comme adjudant d’une Division navale (cette fois, celle de Corse) de 1908 à 1910. En 1909, il reçoit son premier commandement, celui d’un torpilleur de la station des torpilleurs d’Ajaccio. Après un passage à Paris comme officier d'ordonnance du ministre de la Marine en 1911, il retrouve un commandement à la mer en 1913, celui du torpilleur Hussard[3]. Il est promu capitaine de frégate (CF) le [3],[6].

Lors de la Première Guerre mondiale, le CF Basire est embarque sur le croiseur cuirassé Jules Michelet en mer Méditerranée, et commande en 1916 la 3e escadrille de patrouille de la 1ère armée navale[3],[6].

Il se distingue particulièrement lors de l’action du . Alors capitaine du patrouilleur auxiliaire Normandie (à l’origine, un chalutier de 534 tonnes lancé pour le compte des Pêcheries de Fécamp, réquisitionné le à Fécamp et armé à Brest) il rencontre et attaque un sous-marin ennemi. Son rapport au capitaine de vaisseau chef des patrouilles de Méditerranée, embarqué à bord de l'Eros, relate ainsi l’engagement. Prévenu vers 09h00 par un appel radio du Bouvet à Bizerte, alors qu’il suivait la route des transports vers l’Est, le Normandie se rend aux coordonnées indiquées. Il y trouve un cargo, et à 3 milles marins plus au nord un objet suspect au ras de l’eau, qui est bientôt reconnu comme un kiosque de sous-marin faisant route en surface. Le Normandie tente de se rapprocher le plus possible du sous-marin avant de l’attaquer, craignant de tirer de trop loin et que l’ennemi s’échappe en plongeant. Parvenu à 8000 mètres, le Normandie ouvre le feu avec son canon de 100 mm. Le premier coup tombe à 100 m à droite du sous-marin et soulève une gerbe d’eau de 15 m de haut. Le second coup ne soulève aucune gerbe. On ne voit pas sa chute dans l’eau, mais un nuage de fumée s’élève au-dessus du kiosque du sous-marin, qui semble touché. Celui-ci plonge aussitôt. Le Normandie lance deux grenades anti-sous-marines à l’emplacement où devrait se trouver le sous-marin s’il n’a pas changé de cap. Le CF Basire ne peut pas faire plus, et regrette de ne pas avoir reçu les six grenades supplémentaires qu’il avait demandées au port de Bizerte. Rejoint par le Jupiter II et deux torpilleurs de Bizerte, le Normandie doit abandonner la chasse au sous-marin[8].

Le vice-amiral commandant en chef la 1ère Armée navale note[8] :

« Le commandant Basire a bien manœuvré pour se rapprocher du sous-marin rencontré le 23 avril. Le tir de son bâtiment a été extrêmement précis. Malheureusement, il n’y a pas de certitude que le sous-marin ait été coulé. Le commandant de la 3e escadrille montre beaucoup d’activité et d’entrain dans l’exercice de son commandement dans une région où les attaques de sous-marins sont particulièrement fréquentes. Le 12 avril, je l’ai cité à l’ordre du commandement et je demande de bien vouloir adresser un témoignage de satisfaction au capitaine de frégate Basire, commandant la 3e escadrille de patrouille. »

Cité à l'ordre de la division en 1917, le CF Basire reçoit au total trois témoignages de satisfaction[3]. En , il est promu capitaine de vaisseau[3],[6] (CV). Il retourne au Cabinet du ministre de la Marine, cette fois comme chef de Cabinet adjoint, puis il prend le commandement du croiseur cuirassé Ernest Renan[3]. Il se distingue lors des opérations de Syrie[3],[6] et reçoit une nouvelle citation[3].

Entre-deux-guerres

Distinctions

Notes et références

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