Marcel Briguiboul

peintre français (1837-1892) From Wikipedia, the free encyclopedia

Marcel Briguiboul né le à Sainte-Colombe-sur-l'Hers et mort le à Nîmes est un peintre, sculpteur et collectionneur d'art français.

Décès
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Nîmes
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Nationalité
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Marcel Briguiboul
Marcel Briguiboul, Autoportrait, Castres, musée Goya.
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Nîmes
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Biographie

Jean Pierre Marcel Numa Briguiboul est né le à Sainte-Colombe-sur-l'Hers[1]. Il est appartient à une famille de commerçants de Castres. Élève de Léon Cogniet et de Charles Gleyre, il entre à l'École des beaux-arts de Paris le [1], où il rencontre Jean-Paul Laurens, Auguste Renoir et Claude Monet[2]. Son atelier est situé au 6, rue Furstemberg[1],[3].

En 1861, il expose au Salon. Sa peinture est influencée par l'Espagne, l'orientalisme autant que par l'impressionnisme d'Auguste Renoir et le symbolisme. Il obtient une médaille de 3e classe au Salon de 1863[1].

Marcel Briguiboul rejoint la Garde nationale de la Seine au 19e bataillon lors de la guerre franco-allemande de 1870. A Paris, le lieutenant Briguiboul est blessé au bras lors d'une mission de reconnaissance par un coup de sabre. Il est décoré de la croix de la Légion d'honneur. Il est soigné par Valentine Arban, une infirmière qui deviendra son épouse. Elle est passionnée de musique et de piano. En 1871, le couple voyage d'abord en Algérie où leur fils Pierre naîtra puis en Italie. Il dessine pendant son séjour des femmes arabes ou encore des patios.

En 1881, il emprunte à la banque pour 35 000 réaux afin d'acheter La Junte des Philippines, le plus grand tableau de Goya qui appartenait à cinq propriétaires différents[4].

Il se retire à Castres et souvent à Monte-Carlo à partir de 1882, n'exposant plus au Salon.

Il meurt d'une bronchite le à Nîmes[2] et est inhumé au cimetière Saint-Roch de Castres[5].

Villa de Maillot et parc légué à Castres par Valentine, épouse de Marcel Briguiboul, à sa mort en 1927.

Par décisions successives du peintre, puis de son fils unique Pierre (mort à 21 ans lors d'un de son service militaire à Nice en 1893) et de sa veuve Valentine en 1927, la ville de Castres hérite de toute son œuvre ainsi que de ses biens, de sa fortune, de la villa de Maillot et d'un parc situé au centre-ville de la commune abritant l'école municipale d'Art dramatique and et l'école municipale des Beaux-Arts depuis 1979[6].

De 1929 à 1951, un musée Marcel Briguiboul est ouvert dans la villa Maillot, appartenant à sa défunte épouse Valentine où sont exposés des tableaux, des dessins, des meubles et également des sculptures. Lors de l'Occupation de Castres de 1942 à 1944, les Allemands transforment la villa Maillot en foyer militaire.

Dès 1893, trois toiles de Goya  Autoportrait aux lunettes, Portrait de Francisco del Mazo et La Junte des Philippines , achetées par Marcel Briguiboul à Madrid le ainsi que des gravures deviennent le point initial de la collection d'art hispanique du musée Goya de Castres. Ce musée conserve aujourd'hui la plus grande collection de peintures espagnoles en France avec celle du musée du Louvre de Paris.

Œuvre

Ayant pratiqué la peinture, l'aquarelle et la sculpture, son œuvre compte 219 œuvres[réf. nécessaire].

  • Danaé[1].
  • Vénus et Adonis[1].
  • Robespierre dans la salle du Comité de salut public[1].
  • Jubal enseigne la musique à ses enfants[1].
  • Combat de Castor et Pollux contre Idas et Lyncée[1].
  • Fauconnier[1].
  • Mars et Minerve[1].
  • Tête d'homme, d'après les Buveurs de Vélasquez[7].

Hommages

Une rue et un parc Marcel Briguiboul à Castres rendent hommage à cet artiste, peintre et bienfaiteur. Une salle du musée Goya rend aussi hommage à son donateur et sa famille.

Fresque du bienfaiteur Marcel Briguiboul. École des Beaux-Arts. Castres.

Notes et références

Annexes

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