Marcel Brunnarius
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Marcel Gustave Brunnarius |
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Marcel Brunnarius, né le à Asnières-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine et mort pour la France à Fleury-devant-Douaumont dans le département de la Meuse le , est un architecte français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Marcel Gustave Brunnarius, né le [1] au no 7 villa des couronnes à Asnières-sur-Seine, est le fils de l'architecte Ernest Brunnarius (1857-1901) et de Jeanne Adélaïde Hélène Heimsch (1860-1943)[2].
Issu d'une ancienne famille protestante française dont une partie s'est installée en Allemagne après la révocation de l'Édit de Nantes, la famille garde un lien avec la France[1]. Son père, architecte à Asnières, auteur de plusieurs bâtiments réalisés à Évian, dont le Palais Lumière, meurt dans une avalanche au cours d'une excursion avec deux membres du Club alpin en [3].
Il suit la même voie que son père et entre en 1901 à l'École des beaux-arts de Paris. De à , il fait son service militaire au 74e régiment d'infanterie. Passé dans la disponibilité, il est nommé caporal en 1903, sergent en 1904 et chef de section en 1905[4]. Après le service militaire, il est l'élève de Henri Deglane[5] et obtient le diplôme d'architecte diplômé par le gouvernement en 1909. Il s'associe à son cousin, également architecte à Asnières[6].
C'est lors d'un séjour à Munich qu'il rencontre Jean Reutlinger qui l'intéresse à la littérature. Ensemble, ils participent à la création de La Vasque, une revue littéraire mensuelle qui parait à Paris à partir de 1912, dont ils sont directeurs de la publication[1],[7]. Marcel y écrit des textes en prose aux côtés de Jean Reutlinger, Henri Dutheil, Marc Chadourne, Germaine Schrœder, Bernard Zimmer et René Druart[1].
Au printemps 1914, il épouse Maude Suse Sloper (née en 1886 à Colombes[8]-1940) à West Ham (quartier de Londres)[9].
Lors de la mobilisation en , il est d'abord rappelé au 5e régiment d'infanterie et passe au 39e régiment d'infanterie en octobre de la même année. On le nomme adjudant en puis sous-lieutenant en à la 17e compagnie du 239e régiment d'infanterie[4].
En juin, son régiment participe à la bataille de Verdun dans le secteur de Fleury-devant-Douaumont et subit de lourds bombardements au gaz. Au cours de violents combats pour défendre le village de Fleury, plusieurs compagnies du régiment sont anéanties et Marcel Brunnarius y est tué le [10],[11],[12],[6].
Il est cité à l'ordre de l'armée en ces termes : « Officier d'un sang froid remarquable depuis le début de la campagne, a contribué énergiquement à la défense d'un village contre un ennemi très supérieur en nombre. Tué en criant "Courage les amis, Voilà du renfort. Vive la France" »[4].
Œuvres principales
- La Vasque, revue littéraire, 1912-1913
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur, à titre posthume, arrêté du [13],[14]
Croix de guerre -, palme de bronze[4]
Hommages
- Le nom de Marcel Brunnarius est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France[15].
- Son nom figure sur le monument commémoratif de l'École des beaux-arts à Paris, sur les monuments aux morts d'Asnières-sur-Seine, de Courbevoie et sur la plaque commémorative de la Woodford Green United Free Church près de Londres[16].