Marcel Descour
général d'armée français
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Marcel Descour (également connu dans la Résistance sous les noms de guerre Cavalier[1], Dautry, Périmètre et Bayard[2]), né à Paris le et mort à Montbrison-sur-Lez (Drôme) le , est un officier général et résistant français.
| Gouverneur militaire de Lyon | |
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| Gouverneur militaire de Lyon | |
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| Conseiller municipal de Montbrison-sur-Lez |
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Marcel Marie Albert Régis Descour |
| Pseudonymes |
Cavalier, Dautry, Périmètre, Bayard, Barthélémy |
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Militaire, résistant |
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Biographie

Marcel Descour naît le dans le 7e arrondissement de Paris. Il est fils de Léopold Descour, médecin militaire[2], et d'Elisabeth Marguerite Massière[3].
Entré à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion 1918-1920 « de la Victoire »), il se forme ensuite à l’École d’application de la cavalerie[4].
Il est d'abord affecté au 3° régiment de dragons en occupation dans la Sarre, puis en 1927 au 6° régiment de cuirassiers à Trèves[4]. Il intègre l’École de Guerre en 1934[4].
Pendant la bataille de France en 1940, il commande l'escadron à cheval du 56e GRDI (groupe de reconnaissance de division d'infanterie) et se distingue au combat de Baerenkopf[4].
Il fait ensuite partie de l'armée d'armistice[4]. Très tôt il commence à mener des activités de résistance et est l'un des premiers officiers d'active à passer dans la clandestinité, le [5]. Il prend la tête de l'Organisation de résistance de l'Armée dans la région lyonnaise en 1943[6].
Il cherche inlassablement à coordonner toutes les forces de la Résistance, des fidèles du général de Gaulle à ceux du général Giraud et des Forces françaises de l’intérieur (F.F.I.). Chef d’état-major régional de l’Armée secrète (l’A.S.), il met en garde dès 1944 les responsables du maquis du Vercors contre les improvisations de la guérilla, dont les troupes allemandes tireront parti pendant leur assaut meurtrier du plateau en . Après la guerre, le colonel sera critiqué pour avoir rendu vulnérable le plateau en le verrouillant en quelque sorte. Il répliquera que nul ne pouvait imaginer « la pétaudière d’Alger, ses luttes d’influence, ses intrigues et ses arrière-pensées politiques »[7].
Marcel Descour devient gouverneur militaire de Lyon à la libération de la ville et est promu général en 1946. Il poursuit sa carrière militaire, notamment comme commandant des forces françaises d'occupation en Autriche en 1946, et plus tard commandant la 1re division blindée dans les forces d'occupation françaises en Allemagne. En 1956, il est nommé de nouveau gouverneur militaire de Lyon. En 1958, il est impliqué dans l'opération Résurrection visant à porter au pouvoir le général de Gaulle.
Il est nommé général d'armée en 1959 et quitte le service actif l'année suivante[1].
Il meurt le à Montbrison-sur-Lez (Drôme).
Vie familiale
Hommage
Distinctions
Grand officier de la Légion d'honneur[4] ; officier du 8 mars 1945, chevalier du 10 janvier 1942[10].
Croix de guerre - (4 citations)[4]
Médaille de la Résistance française avec rosette (décret du )[11]
Médaille commémorative de la guerre -[10]
Médaille interalliée de la Victoire[10]