Montbrison-sur-Lez

commune française du département de la Drôme From Wikipedia, the free encyclopedia

Montbrison-sur-Lez est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Montbrison-sur-Lez
Montbrison-sur-Lez
Prieuré de Montbrison-sur-Lez
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes Enclave des Papes-Pays de Grignan
Maire
Mandat
Denis Mandon
2026-2032
Code postal 26770
Code commune 26192
Démographie
Gentilé Montbrisonnais, Montbrisonnaises
Population
municipale
267 hab. (2023 en évolution de −4,98 % par rapport à 2017)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 16″ nord, 5° 01′ 13″ est
Altitude Min. 249 m
Max. 744 m
Superficie 12,83 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Valréas
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Grignan
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Montbrison-sur-Lez
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Géographie

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Localisation

Montbrison-sur-Lez est situé à 11 km à l'est de Grignan (chef-lieu de canton), à km au nord de Valréas, à 14 km au nord-ouest de Nyons qui est le chef-lieu d'arrondissement, à 17 km au sud de Dieulefit et à 31 km au sud-est de Montélimar.

Communes limitrophes

Relief et géologie

Sites particuliers[1] :

  • Combe Bache
  • Gramenon (341 m)
  • Gros Serre
  • la Viale (nord, 589 m)
  • la Viale (sud, 543 m)
  • le Grand Ubac (749 m)
  • Odoir (579 m)
  • Piégu (556 m)

Géologie

Hydrographie

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants[1] :

  • le Lez
  • le Rieu Sec
  • Ravin de Bruges
  • Ravin de Fontaine Pute
  • Ravin de Gros Serre
  • Ravin de l'Étang
  • Ravin des Pigières

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 905 mm, avec 6,6 jours de précipitations en janvier et 3,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Taulignan à 3 km à vol d'oiseau[8], est de 14,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 842,4 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,4 °C, atteinte le [Note 1].

Voies de communication et transports

La commune est desservie par les routes départementales 24, 538 et 551[1].

Urbanisme

Typologie

Au , Montbrison-sur-Lez est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valréas, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (62,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (53,4 %), forêts (26,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,6 %), zones agricoles hétérogènes (8,8 %)[11]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Quartiers, hameaux et lieux-dits

Site Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Arron
  • Bel-Air
  • Beloure
  • Chauvet
  • Crochamp
  • la Caillonne
  • la Poterie
  • la Rivière
  • l'Aurou
  • le Château
  • le Châtelard
  • le Grangeon
  • le Long du Lez
  • le Peageon
  • le Rey
  • les Bories
  • les Chaux
  • les Clots
  • les Gailes
  • les Osières
  • les Picardes
  • les Plans
  • les Treilles
  • les Viras
  • l'Olivière
  • Petit Ubac
  • Peyrol
  • Pierre Lignier
  • Roussoullié
  • Suzaud

Logement

Projets d'aménagement

Risques naturels et technologiques

Toponymie

Attestations

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[12] :

  • 1284 : castrum de Monte Brissono (Valbonnais, II, 118).
  • 1509 : mention de l'église secondaire Saint-Michel : ecclesia baptismalis Sancti Michaelis Montis Brisonis (visites épiscopales).
  • 1521 : mention de la paroisse : cura Montis Brisoni (rôle de décimes).
  • XVIe siècle : mention du prieuré (dont l'église principale Saint-Blaise) : prioratus Sancti Blasii de Monte Brissono (pouillé de Die).
  • 1576 : Montbrizon (rôle de décimes).
  • 1891 : Montbrison, commune du canton de Grignan.

(non daté)[réf. nécessaire] : Montbrison-sur-Lez.

Étymologie

Histoire

Préhistoire

Protohistoire

Skyphos à décor pseudo-ionien (vers 525/450 avant notre ère).

La proximité de l'oppidum du Pègue (commune du Pègue) où la céramique pseudo-ionienne, provenant d'ateliers en relation avec Massalia, a été importante, permet de supposer dans la région environnante une consommation de vin entre le milieu du VIe siècle et le IVe siècle. La production d'œnochoés et de vases à vin (en pâte claire micacée, portant un décor peint, avec un registre allant de la bande ocre au développement de formes figuratives) sont majoritaires. Ces récipients ont gardé dans leurs formes de fortes influences gauloises (coupes carénées)[13].

Antiquité : les Gallo-romains

Le territoire est rattaché à la tribu gauloise des Aletani. Sa capitale est la cité gallo-romaine d'Aletanum[réf. nécessaire].

Du Moyen Âge à la Révolution

En 1281, les comtes de Lunel possèdent le château[14].

La seigneurie[12] :

  • Au point de vue féodal, Montbrison était une terre de la baronnie de Montauban.
  • 1316 : possession des Ancezune qui la cèdent alors aux dauphins en échange de celle de Chauvac.
  • 1334 : les dauphins la donnent aux Beaumont.
  • 1339 : les dauphins la donnent aux princes d'Orange.
  • 1380 : les Bellon avaient certains droits sur cette terre.
  • 1484 : les princes d'Orange l'apanagent à un bâtard.
  • 1501 : passe (par héritage) aux Poitiers d'Allan.
  • Recouvrée par les princes d'Orange qui l'incorporent dans leur principauté (Sur la section de Vaison de la carte de Cassini (XVIIIe siècle), Montbrison est encore noté comme dépendance de la principauté d'Orange, formant une enclave de celle-ci dans le Dauphiné, jouxtant le Comtat Venaissin).
  • 1702 : la principauté passe aux Bourbon-Conti.
  • 1724 : la terre de Montbrison est engagée aux Raymond-Modène, derniers seigneurs.

1789 (démographie) : 45 familles[12].

Avant 1790, Montbrison était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Saint-Paul-Trois-Châteaux et du bailliage du Buis.
Elle formait une paroisse du diocèse de Die qui avait une église secondaire sous le vocable de Saint-Michel mais dont la principale église, premièrement dédiée à saint Biaise et qui prit ensuite le vocable de Notre-Dame-des-Églises, était celle d'un prieuré de l'ordre de Cluny (dépendant de celui du Pont-Saint-Esprit). Les dîmes de cette paroisse appartenaient, partie au roi, partie au prieur, partie au curé[12].

De la Révolution à nos jours

En 1790, cette commune est attribuée au canton de Taulignan. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans celui de Grignan[12].

Politique et administration

Tendance politique et résultats

Administration municipale

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2020 Josette Beraud DVG  
2020 en cours
(au 29 novembre 2020)
Patrice Mery    
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Rattachements administratifs et électoraux

Politique environnementale

Jumelages

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2023, la commune comptait 267 habitants[Note 3], en évolution de −4,98 % par rapport à 2017 (Drôme : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
274225282360349381430393412
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
450449454451424429402433403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
364362375293271257232212223
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
210208198258266312310310304
Davantage d’informations - ...
2017 2022 2023 - - - - - -
281269267------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements

Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Santé

Manifestations culturelles et festivités

  • Fête : premier dimanche de septembre[19].

Loisirs

  • Baignade[19].
  • Pêche[19].
  • Randonnées (sentiers pédestres)[19].

Sports

Médias

Le territoire de la commune se situe dans l'aire de diffusion de plusieurs médias :

  • Pour la presse écrite
    • Le Dauphiné libéré, quotidien régional qui consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de « Romans et Drôme des collines » un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.
    • L'Agriculture Drômoise, journal d'informations agricoles et rurales, couvre l'ensemble du département de la Drôme.
    • Drôme Hebdo (ancien Peuple Libre), hebdomadaire chrétien d'informations.
  • Pour la presse audio-visuelle

Cultes

Économie

Agriculture

En 1992 : lavandins, vignes (vins AOC Côtes-du-Rhône et VDQS Haut-Comtat), aviculture, apiculture (miel), truffes[19].

  • Foire : le premier septembre[19].

Tourisme

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Le Montbrison médiéval n'était pas le petit village de plaine d'aujourd'hui ; il se situait sur la Vialle. Un sentier de randonnée permet de s'y rendre (suivre la table d'orientation). Les ruines du village et du château se trouvent sur un promontoire adossé au flanc sud de la Montagne de la Lance[réf. nécessaire].
  • Pontaujard : maison forte médiévale restaurée au-dessus du pont sur le Lez[réf. nécessaire].
  • La Vialle : restes de l'enceinte du village fortifié médiéval avec tour circulaire[réf. nécessaire].
  • Chapelle du prieuré Notre-Dame (XIIe siècle) : pilier carolingien[19].
  • Église remaniée d'origine romane[19].
Église Saint-Blaise : consacrée en 1791, elle a été construite pour remplacer la chapelle du prieuré qui servait jusque-là d'église paroissiale mais qui était trop loin du village. La construction de Saint-Blaise fut ordonnée après une cinquantaine d'années de discussions. À la fin du XIXe siècle, la population demanda la construction d'un clocher pour y installer la cloche nouvellement acquise (du fondeur lyonnais Aimé Burdin), et baptisée en 1875 du nom de « Claire Immaculée ». Le clocher ne sera jamais édifié et la cloche se trouve encore dans la remise de l'église[20],[21].

Patrimoine culturel

Patrimoine naturel

Personnalités liées à la commune

  • Marcel Descour (né en 1899 à Paris, mort en 1995 à Montbrison) : général d'armée, héros de la Résistance (dit « colonel Bayard »), commandant militaire dans le maquis du Vercors (1944), grand officier de la Légion d'honneur.
  • Pierre Simonet (né en 1921 à Hanoï, mort en 2020 à Toulon) : militaire français des FFL, héros de Bir Hakeim, compagnon de la Libération, inhumé dans la commune.
  • Jacques Descour dit « La Flèche » (né en 1925 à Sarrelouis (Allemagne), tué le à Vassieux-en-Vercors (Drôme)). Âgé de 19 ans, originaire de Montbrison-sur-Lez, fils aîné du général Marcel Descour, élève au Prytanée, Jacques Descour, aspirant, était candidat à Saint-Cyr. Il fit partie des soixante étudiants de la JEC qui venaient de Lyon pour recevoir une instruction militaire en vue de leur affectation ultérieure comme cadres du maquis. Le , sous la direction de Jean Mourgues, il commande un réseau d'une vingtaine d'agents de liaison, puis il rejoint le Vercors. Il est tué parmi les premiers au combat de Vassieux-en-Vercors le [22].
  • Jean Besson (né en 1948 à Valréas) : issu d’une famille de vignerons et de commerçants de Montbrison-sur-Lez, sénateur de la Drôme (1989-2014), chevalier de la Légion d'honneur[23].

Héraldique, logotype et devise

Montbrison-sur-Lez possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Notes et références

Voir aussi

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