Marcel Langer (1917-1990)
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Saint-Aubin-Sauges (Suisse)
Bordeaux (Gironde)
| Marcel Langer | |
| Naissance | Saint-Aubin-Sauges (Suisse) |
|---|---|
| Décès | (à 73 ans) Bordeaux (Gironde) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Armée de l'air |
| Grade | |
| Années de service | 1938 – 1945 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de Guerre 1939-1945 Distinguished Flying Cross (GB) Distinguished Flying Cross (US) |
| Famille | Arnaud Langer (frère) |
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Marcel Langer, né à Saint-Aubin-Sauges, le , et mort à Bordeaux, le , est un militaire français, Compagnon de la Libération par décret du . Aviateur répondant à l'appel du général de Gaulle au début de la Seconde Guerre mondiale, il combat en Afrique, au Moyen-Orient, sur le front de l'Ouest et au Bengale. Restant un temps dans le domaine de l'aéronautique après la guerre, il rejoint ensuite le groupe Air liquide dont il devient directeur général adjoint, avant de prendre sa retraite.
Avant-guerre
Fils d'un ingénieur, Marcel Langer naît le à Saint-Aubin en Suisse[1]. Il est le frère aîné d'Arnaud Langer, lui aussi Compagnon de la Libération. Entré à l'École polytechnique, il effectue sa première année lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale. Volontaire pour l'Armée de l'Air, il part pour Versailles afin d'y suivre une formation de pilote de chasse[2].
Seconde Guerre mondiale
Ayant obtenu son brevet de pilote et promu sous-lieutenant, Marcel Langer est affecté le à la base de Cazaux[3]. Il découvre sur place une centaine d'appareils neufs de fabrication américaine et tente en vain de convaincre le général commandant la base de faire passer ceux-ci en Angleterre après qu'il eut entendu l'appel du général de Gaulle[1].
Il décide alors de rejoindre Londres et embarque à Port-Vendres en compagnie de son frère pour arriver dans la capitale britannique en mi-juillet après être passé par Oran et Casablanca[3]. Envoyé au dépôt d'Odiham, il intègre les rangs de l'escadrille Topic des Forces aériennes françaises libres. Au sein de cette unité, il gagne l'Afrique dès et combat dans les cieux du Nigéria, du Soudan et de l'Égypte[2]. Il est muté en dans le Groupe réservé de bombardement no 1 et part combattre les Italiens en Abyssinie.
Promu lieutenant en août, il est déplacé à Damas avec le groupe de bombardement qui, le mois suivant, prend l'appellation de Groupe de bombardement Lorraine[1]. Avec l'escadrille "Metz" de ce dernier, il participe jusqu'en à une cinquantaine de missions contre l'Afrikakorps d'Erwin Rommel dans le cadre de la guerre du désert[1]. Il est détaché à la Royal Air Force en et, pilotant des appareils pour la Aircraft Delivery Unit Middle East, assure le convoyage d'armes et d'avions au profit des troupes basées en Égypte, au Kenya et aux Indes[3].
Il retrouve le groupe Lorraine le , cette fois dans l'escadrille "Nancy", et avec lui embarque à destination de l'Angleterre en vue des opérations sur le front de l'Ouest[1]. Promu capitaine et prenant le commandement de son escadrille, Marcel Langer effectue jusqu'en une quarantaine de missions au-dessus de la France, en particulier des attaques sur les bases de lancement de V1[2].
Il est ensuite affecté au cabinet militaire du ministre de l'Air Charles Tillon de à puis, à sa demande, il est muté au no 357 Squadron basé au Bengale britannique[1]. Avec cette unité, il combat les troupes japonaises sur le front oriental jusqu'en [2].
Après la capitulation du Japon, il rentre en France avec le grade de commandant et compte à son actif 113 missions de guerre[1].
Après-guerre
Après la guerre, Marcel Langer réintègre l'École polytechnique afin d'y terminer son cursus[1]. Restant un temps dans l'aéronautique, il est pilote de ligne pour les Transports aériens intercontinentaux, puis devient directeur des vols à l'École nationale de l'aviation civile[3]. Après avoir été contrôleur en vol au secrétariat général à l'Aviation civile et commerciale, il abandonne l'aviation.
Il entre dans la section médicale du groupe Air liquide[1]. Il se spécialise dans l'étude des maladies respiratoires en s'employant à faire de l'entreprise un partenaire important du service public hospitalier. Après être devenu directeur général adjoint du groupe, il prend sa retraite en 1978 et s'installe à Condom dans le Gers[1].
Marcel Langer meurt à Bordeaux le . Il est inhumé dans le hameau de Herret, de la commune de Condom[1].