Marcel Legay
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Ruitz, Pas-de-Calais
Paris 9e
| Nom de naissance | Arthur Jacques Joseph Legay |
|---|---|
| Naissance |
Ruitz, Pas-de-Calais |
| Décès |
(à 63 ans) Paris 9e |
| Activité principale | auteur-compositeur-interprète |
| Genre musical | chanson française |
| Instruments | Chant |
| Années actives | 1876–1915 |

Arthur Jacques Joseph Legay dit Marcel Legay, né le à Ruitz (Pas-de-Calais) et mort le à Paris 9e, est un chansonnier français[1]
Il était surnommé « le barde au bouc noir » ou encore le « chauve chevelu ». Il est considéré comme le précurseur des chansonniers de Montmartre[2].
Marcel Legay est issu d'une famille de porions du Pas-de-Calais[3]. À la suite de la déclaration de la guerre franco-allemande de 1870, il s'engage au 20e chasseurs à pied, puis termine son service dans la musique du 43e régiment d'infanterie de Lille en tant que clarinettiste[4].
Il part ensuite s'installer à Paris en 1876 où il commence à chanter et vendre ses chansons dans les rues de Montmartre et du quartier latin.
En 1881, il commence à chanter au Chat Noir alors que celui-ci venait d'ouvrir ses portes. Avec les hydropathes, dont il fait partie depuis 1879, il rejoint le groupe qui vient de faire de ce cabaret son lieu de prédilection. Il côtoie à cette période Aristide Bruant[5], Eugénie Buffet, Alphonse Allais, Jehan Sarrazin.
En 1882, il met en musique la Chanson du semeur[6], chanson engagée de Jean Baptiste Clément (connu pour Le Temps des cerises) à l'Eldorado.
En 1885, il ouvre le cabaret de la Franche Lippée[7] rue des Abbesses. Il se produit souvent dans différents cabarets comme les Quat'z'arts, le Chien Noir, le Lapin Agile, le moulin de la Galette. Il ouvrira plusieurs cabarets : l'Alouette (1899), le cabaret du Grillon (190 ?), les Noctambules (1904). Il est très ami avec Jules Jouy, compose beaucoup de musique pour Maurice Boukay dont celles publiées dans le livre Chansons rouges (Flammarion-1896). Innovateur artistique avec les superbes albums de musique Toute la Gamme (1886) et Les Rondes du Valet de carreau (1887), il mettra en musique des pages de prose tirées de Maupassant, Hugo, Louise Michel, etc. au cours de l'événement artistique exceptionnel "Prose en Musique - Audition unique", donné salle Kriegelstein en 1889.
Quelques chansons resteront populaires :
- Le bleu des bleuets (paroles Edmond Haraucourt, 1892), chantée notamment par Georges Brassens, Mathé Altéry et 10 autres interprètes.
- Sans rien dire (paroles Claude Moselle, 1899) chantée notamment par Jean Lumière, Cora Vaucaire et 12 autres interprètes.
- Écoute ô mon cœur [aussi appelée Chanson du pays d'Artois] (paroles Marcel Legay, 1904), chantée notamment par Louis Lynel, Jacques Douai et17 autres interprètes..
- Va danser (paroles de Gaston Couté, 1905) chantée par Édith Piaf, Monique Morelli, Paule-Andrée Cassidy et 20 autres interprètes.
La plupart des illustrations de ses chansons sont l'œuvre de Steinlen.
Il se mariera avec Berthe Duthier.
Il meurt le [8]. Il repose avec sa femme au cimetière Saint-Vincent à Paris.