Né au hameau du Bois Railler (commune de Fontenelle-en-Brie), il est le fils du cultivateur Félix Eugène Loiseau et de Mathilde Ernestine Fagot[1].
Lui-même cultivateur, il est incorporé le au 106erégiment d'infanterie dans le cadre de son service militaire[2].
À la déclaration de guerre, Marcel Loiseau est conscrit depuis presque deux ans. Il est agent de liaison cycliste de son unité.
Le , lors d'une attaque à Vaux-lès-Palameix (Meuse) près de Verdun, il est blessé[3]. Il se rend à l'infirmerie lorsqu'il croise le capitaine Gerard[Note 1], commandant la 1recompagnie du 106eRI, qui lui donne l'ordre de regagner les lignes malgré sa blessure. Le soldat, qui souffre, désobéit et rejoint l'infirmerie pour se faire soigner. L'officier rédige un rapport et l'accuse de s'être mutilé volontairement. Le , le conseil de guerre de la 12edivision d'infanterie condamne Marcel Loiseau à la peine de mort pour abandon de poste et mutilation volontaire. La sentence est exécutée le à Mouilly[4]. L'exécution évoquée dans Ceux de 14 écrit par Maurice Genevoix correspond à celle de Marcel Loiseau[5],[6].
Réhabilitation
Le , la chambre criminelle de la Cour de cassation constatant qu'il n'y avait pas de charges suffisantes, réhabilite le fusillé. Sa réhabilitation est due, en partie, à l’action de la Fédération de l’Aisne des associations de mutilés, veuves et anciens combattants[7].
Notes et références
Notes
↑Orthographié "Girard" dans quelques pièces de procédure de la Cour de cassation. Jean Joseph Gustave Gerard est né le à Contreuve (Allier) et se suicide, le à l'hôpital militaire de Vitré (Ille-et-Vilaine).
↑Ceux de 14: un témoignage, des hommes, dossier établi par Florent Deludet dans Maurice Genevoix (préf.Michel Bernard), Ceux de 14, Paris, Flammarion, , 953p. (ISBN978-2-08-130985-2), p.907.