Marché aux puces du Canal
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| Les Puces du canal | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 45° 47′ 09″ nord, 4° 53′ 46″ est |
| Pays | |
| Ville | Villeurbanne |
| Quartier | Saint-Jean |
| Morphologie | |
| Type | marché aux puces |
| Forme | halles, conteneurs, étals |
| Superficie | 50 000 m2 |
| Histoire | |
| Création | 1995 |
| modifier |
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Le marché aux puces du Canal, communément appelé les Puces du canal, se situe à Villeurbanne, en banlieue lyonnaise. Il doit son nom à la proximité du canal de Jonage. Il s'agit du deuxième marché aux puces de France[1], avec quatre cent marchands et plusieurs milliers de visiteurs chaque semaine.
Les précédents sites du marché au puces dans l'agglomération
Héritières des foires de Lyon créées en 1420 sous la dynastie des Valois[2], les premières puces lyonnaises s'organisent d'abord dans le quartier de la Guillotière sur la rive gauche du Rhône au niveau de l'ancienne Fosse aux Ours[3].
En 1908, avec des travaux d'urbanisme et la construction du palais de la Mutualité, les puces déménagent place du commandant Rivière à Villeurbanne, dans le quartier du Tonkin.
En 1973, le développement urbain du Tonkin éloigne de nouveau les puces vers un terrain à la Feyssine[4].
Ce sont les travaux du boulevard périphérique nord qui entrainent le déménagement suivant des puces vers les anciens docks de Vaise, dans les friches du quartier de l'Industrie. Le développement du quartier contraint les puces à déménager une dernière fois.
Une fixation pérenne près du canal de Jonage ?
Le dernier déménagement du marché aux puces a lieu le [5]. Denise David et Alain Deyagère ont trouvé le site actuel proche du canal[6].
Les Puces sont rachetées en 2013 par Jacques Chalvin, Charles Mathey et Stéphan Blanchet[7]. Ils leur donnent une nouvelle impulsion sous le label « Puces du Grand Lyon »[5], avec un événement inaugural le week-end du , lors du dix-huitième anniversaire du site du Canal. Cette émancipation[De quoi ?], commune à la plupart des marchés aux puces, est marquée par l'inauguration officielle du Village des containers, nouveau pôle d'animation qui s'ajoute aux points de vente des quatre cents marchands présents tous les dimanches.
Fin , le New York Times consacre son mini guide touristique hebdomadaire à l'agglomération lyonnaise[8],[9]. Les Puces du canal sont présentées parmi les « étapes-clés » d'un long week-end à Lyon, « valant le périple vers l'est jusqu'à ce quartier de Villeurbanne »[10].
En 2025, Roland Tanzilli, président de l’Union des marchands des puces du canal, lance la procédure de candidature pour que les Puces du canal soient classées au patrimoine culturel national. Outre la valorisation symbolique de leur activité marchande, l'opération vise aussi à pérenniser la présence du marché sur le site du canal et à prévenir tout nouveau déménagement : « Si on se déplace tout le temps, à chaque fois, il faut tout recréer. C’est difficile de se faire connaître, et on perdrait les gens qui viennent de loin »[11].
Géographie
Situation et accessibilité
Les Puces du canal se situent dans la périphérie immédiate de Lyon, sur la commune de Villeurbanne, dans le quartier Saint-Jean. Elles tirent leur nom du canal de Jonage qui les sépare à l'ouest du reste de l'agglomération, puisque les puces sont situées sur l'île de Miribel-Jonage. La desserte routière est néanmoins facile, assurée par l'autoroute A42 et la porte de Croix-Luizet du boulevard périphérique lyonnais. Les lignes de bus 7 et 37 des Transports en commun lyonnais desservent l'arrêt « Puces du Canal ». La ligne 9 du tramway lyonnais desservira à son tour cet arrêt après son achèvement prévu en 2026[12]. Les voies lyonnaises 7 et 9[13] du réseau cyclable métropolitain, encore en construction elles aussi, desserviront à terme les Puces.
Site
Le site occupe cinq hectares le long du canal de Jonage[14]. Outre cette vaste étendue, le site présentait aussi l’avantage d’être voisin de l'ancien site de la Feyssine, dont les plus vieux chineurs gardaient la nostalgie[6].
Les Puces sont aujourd'hui subdivisées en six espaces[15] :
- la halle des Traboules (1995[11]),
- la halle Louis-la-Brocante (anciennement « les Tôles », rebaptisées en 2014[11]),
- la halle de l’École,
- le village des Containers,
- un chapiteau à vocation événementielle (2023[11]),
- les espaces extérieurs dits de Déballage.
Notes et références
- ↑ Florence Villard, « Les Puces du Canal à Villeurbanne : une histoire loin d’être un long fleuve tranquille », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
- ↑ Jocelyne Vidal, Le marché aux puces de Lyon, Lyon, Editions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 120 p. (ISBN 978-284147-327-4), p. 14
- ↑ Jocelyne Vidal, Le marché aux puces de Lyon, Lyon, Editions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 120 p. (ISBN 978-284147-327-4), p. 16
- ↑ Jocelyne Vidal, Le marché aux puces de Lyon, Lyon, Editions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 120 p. (ISBN 978-284147-327-4), p. 18
- 1 2 Jocelyne Vidal, Le marché aux puces de Lyon, Lyon, Editions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 120 p. (ISBN 978-284147-327-4), p. 6
- 1 2 Jocelyne Vidal, « Les puces ont une mémoire », Lyonpeople, no 156, , p. 29-32
- ↑ « Les Puces du Canal fêtent leurs 30 ans sans certitude sur leur avenir »
, sur Tribune de Lyon, (consulté le ) - ↑ Rémi Liogier, « Restaurants, bars, musées… Le New York Times dévoile son guide de Lyon, avec quelques surprises », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
- ↑ Laurie Abadie, « «Incontournables» pour le New York Times : pourquoi on aime tant les Puces du canal de Villeurbanne », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
- ↑ (en-US) Seth Sherwood, « 36 Hours in Lyon, France », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le ) :
« Encompassing several hundred shops, stands and tables, the flea market is well worth the eastward trek to the Villeurbanne neighborhood. »
- 1 2 3 4 Véronique Lopes et Julia Paret, « Les Puces du Canal, bientôt classées au patrimoine culturel national ? », sur Tribune de Lyon, (consulté le )
- ↑ Florence Villard, « Chantier du T9 à Villeurbanne : il y a encore du travail ! », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
- ↑ Vincent Sartorio, « Voie lyonnaise 9 : la partie entre les puces du Canal et le Grand Parc inaugurée », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
- ↑ Jocelyne Vidal, Le marché aux puces de Lyon, Lyon, Editions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 120 p. (ISBN 978-284147-327-4), p. 20
- ↑ « Plan des Puces du Canal », sur Les Puces du Canal, (consulté le )
