En tant que professeure d'université, Marcia Falk enseigne la littérature hébraïque et anglaise, les études juives et l'écriture créative à l'Université Stanford, l'Université d'État de New York à Binghamton et aux Claremont Colleges. En 2001, elle est professeure invitée sous le titre "Priesand Visiting Professor of Jewish Women's Studies" au Hebrew Union College de Cincinnati[1].
Marcia Falk est membre à vie de l'Art Students League de New York, où elle a étudié la peinture pendant son enfance et son adolescence. Son tableau « Gilead Apples » a servi d'illustration de couverture à son livre The Days Between: Blessings, Poems, and Directions of the Heart for the Jewish High Holiday Season[2]. Elle a également créé une série de Mizrah composés de peintures au pastel à l'huile accompagnées de textes extraits de son recueil de prières en hébreu et en anglais, The Book of Blessings[3].
Les poèmes de Falk paraissent dans les ouvrages American Poetry Review, Choice, Moment, Poet & Critic, Poetry Society of America Magazine, Her Face in the Mirror: Jewish Women on Mothers and Daughters (Beacon Press, 1994), September 11, 2001: American Writers Respond (Etruscan Press, 2002), Voices Within the Ark: The Modern Jewish Poets (Avon Books, 1980), Fire and Rain: Ecopoetry of California (Scarlet Tanager Books, 2018), ainsi que dans de nombreuses autres revues et anthologies. Elle a publié trois recueils de ses propres poèmes : My Son Likes Weather, This Year in Jerusalem et It Is July in Virginia. Falk est également l'auteur de The Spectacular Difference : Selected Poems of Zelda, un recueil de traductions de la poésie hébraïque de la mystique du XXe siècle Zelda Schneerson Mishkovsky, et de « With Teeth in the Earth : Selected Poems of Malka Heifetz Tussman ».
Son ouvrage The Song of Songs: Love Lyrics from the Bible, une traduction classique en vers du Cantique des cantiques biblique, est publié pour la première fois en 1977. La poétesse américaine Adrienne Rich qualifie sa traduction de « poème magnifique et sensuel à part entière »[4].
L’ouvrage de 1996 The Book of Blessings: New Jewish Prayers for Daily Life, the Sabbath, and the New Moon Festival, est salué pour sa représentation non genrée du divin, remplaçant la terminologie masculine traditionnelle pour Dieu (Seigneur et Roi) par ce que Falk appelle de « nouvelles images de la divinité »[5]. Dans The Women’s Review of Books, la théologienne américaine Judith Plaskow loue les « prières d’une beauté extraordinaire » du livre, qui n’utilisent « aucune image féminine et peu de grammaire féminine. Au contraire, Marcia Falk évoque le sacré comme totalement immanent à la création, offrant une alternative à la notion même de Dieu comme personne masculine ou féminine »[6].
Son ouvrage The Days Between : Blessings, Poems, and Directions of the Heart for the Jewish High Holiday Season, publié en 2014, adopte une approche similaire pour la période de Yamim Noraïm, en réinterprétant les prières et les rituels essentiels dans une perspective inclusive. Le rabbin David Teutsch, du Reconstructionist Rabbinical College, salue l’autrice pour avoir fait preuve « d’un talent de poète pour les mots qui ouvrent des perspectives intérieures, d'une capacité de liturgiste à parler à l’universel, d'une perspective d’érudite sur les traditions et textes juifs, et de la vision novatrice d’une féministe contemporaine ».
Elle publie Inner East : Illuminated Poems and Blessings en 2019. Dans cet ouvrage, les poèmes et bénédictions de Marcia Falk sont associés à ses peintures, comme c’est le cas pour ses mizra'h. Traditionnellement, dans les communautés juives à l’ouest de Jérusalem, les mizra'h sont accrochés à un mur orienté à l’est pour indiquer la direction vers laquelle se tourner pendant la prière. « l'Est intérieur » fait référence à la direction du cœur, un guide vers notre essence spirituelle intérieure.
En 2022, Marcia Falk publie Night of Beginnings : A Passover Haggadah, la troisième publication d'une série de réécritures féministes de la liturgie juive[7].
Marcia Falk vit à Berkeley, Californie, avec son mari, le poète Steven Jay Rood. Ils ont un fils, Abraham Gilead Falk-Rood.