Margaret Maruani

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Margaret Maruani, née le à Tunis en Tunisie, et morte le à Valence en Espagne, est une sociologue française, directrice de recherche au CNRS. Elle est fondatrice en 1999 et directrice jusqu'en 2015 de la revue Travail, genre et sociétés, et dirige le Réseau de recherche international et pluridisciplinaire MAGE (Marché du travail et genre).

Margaret Maruani naît à Tunis, d'un père juif tunisien et avocat, et d'une mère allemande catholique et professeure d'allemand[1]. Elle finit ses études secondaires à Paris, où sa famille s'installe en 1967[1]. Elle obtient une maîtrise d'allemand puis s'inscrit en 1973 à l'Institut d'études politiques de Paris[2], dont elle est diplômée en 1975[3],[4], et où elle obtient un DEA de sociologie (1976) et soutient en 1978 une thèse de doctorat, intitulée Les syndicats à l’épreuve du féminisme, sous la direction de Jean-Daniel Reynaud[2]. Elle est publiée en 1979 sous le titre Les syndicats à l’épreuve du féminisme[5].

Elle est allocataire de recherche au CNAM durant ses années de thèse (1976-1978), dans le Laboratoire de sociologie du travail[1]. Elle est ensuite nommée assistante[6]. Elle est recrutée comme chargée de recherche au CNRS, rattachée au laboratoire de sociologie du travail du CNAM, en 1983.

En 1991, elle passe son habilitation à diriger des recherches, préparée sous la direction de Jean-Daniel Reynaud, à l'IEP de Paris[3] et rejoint le Centre de sociologie urbaine (CSU-CNRS).

En 1992, elle est élue directrice de recherche au CNRS. Trois ans plus tard, elle fonde le groupement de recherche « Marché du travail et genre en Europe » (MAGE), premier groupement de recherche sur le genre au CNRS. En 1999, elle fonde la revue Travail, genre et sociétés qu'elle dirige ensuite, avant d'en devenir conseillère éditoriale[1].

Ses recherches portent sur le travail, l'emploi et le syndicalisme des femmes et sur l'analyse du marché du travail et de l'emploi dans une perspective genrée. Elle articule ainsi recherche et engagement féministe[1]. Ses travaux ont été traduits dans de nombreuses langues. Elle est l'une des pionnières en France et à l'échelle internationale du champ des études croisant sociologie et genre appliqué aux questions du travail et de l'emploi. Elle est aussi l'une des pionnières de l'institutionnalisation du champ des études de genre.

Elle a enseigné plusieurs années à l'université de Genève, comme professeure invitée en 2002 et 2003, puis comme professeure ordinaire et directrice des études genre[7] de 2005 à 2009, et de nouveau comme professeure invitée depuis 2012. En 2006, elle y crée le master « Études genre »[8].

Depuis 2010, elle est rattachée au Centre de recherche sur les liens sociaux, laboratoire CNRS-Université Paris-Descartes. Elle dirige le MAGE, devenu en 2011 Réseau de recherche international et pluridisciplinaire Marché du travail et genre en Europe qui rassemble trente universités et centres de recherche dans treize pays.

Elle meurt des suites d'une longue maladie à Valence en Espagne le [8].

Hommages et distinctions

Publications

Notes et références

Liens externes

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