Margarita Agullona, également appelée Margarita Agulló ou Sœur Agullona ou Beata Agullona, est une religieuse mystique catholique et écrivaine née en à Xàtiva et morte le à Valence. Elle rejoint le tiers-ordre des moniales franciscaines.
Mort
Dès son enfance, Agullona exprime son désir de servir Dieu. À l'âge de vingt ans, après avoir refusé des occasions de se marier, elle fait un vœu perpétuel de chasteté et entre dans le troisième ordre séculier de saint François d'Assise. À la mort de ses parents, elle s'installe à Valence dans un béguinage, où elle pratique la pénitence et la prière, ce qui, dit-on, la plonge souvent dans un «état d'extase». Elle est une religieuse modèle, surmontant les tentations et faisant des pénitences extraordinaires. On dit que ses extases sont fréquentes et que ses prophéties s’avèrent vraies[1],[2].
Elle se fait connaître pour sa vertu, son dévouement aux pauvres et ses stigmates (marques de blessures rouges apparaissant sur ses mains)[1]. C'est ainsi que Pons Fuster la documente[1]:
«Certains biographes d'Agulló ont parlé des stigmates qui l'accompagnaient: il a été précisé qu'il s'agissait dans certains cas de la grâce spirituelle des stigmates. Ce fut le cas de la bienheureuse Margarita Agulló, bien que son biographe ait pris soin de les dissimuler sous l'euphémisme de «signe rouge» sur sa poitrine ou de simple sensation, qui n'était pas une réalité palpable, des stigmates.»
L'archevêque Juan de Ribera de Valence s'arrange pour loger Agullona près du Real Colegio Seminario del Corpus Christi(es) (à côté de l'église du Patriarche). C'est là qu'il est personnellement témoin de ses ravissements mystiques et qu'il examine personnellement son esprit pendant vingt-cinq ans. Ribera demande aux érudits Père Louis de Grenade, Bienheureux Nicolás Factor, Saint Louis Bertran et Rodrigo de Solís d'étudier en profondeur et de confirmer ses expériences mystiques[1],[2],[3],[4].
Le père franciscain Jaime Sanchis, confesseur d'Agullona, esy chargé par Ribera de documenter la vie de la religieuse et d'éditer certains de ses écrits[3],[4]. Le premier résultat de ce travail est imprimé à Valence en 1607 par Juan Crisóstomo Garriz[1].
Agullona mourut à Valence en 1600 à l'âge de 64 ans en présence de Juan de Ribera après avoir eu une prémonition[2], qui la fait d'abord enterrer au couvent des Capucins de Valence, puis ordonne en 1605 que son corps soit transféré au nouveau séminaire et collège royal du Corpus Christi de Valence, dans la «vieille ville»[1],[2],[5].