Admiratrice de Margaret Thatcher, Margot James rejoint le Parti conservateur à 17 ans[1]. Son engagement s'explique en particulier par sa défiance vis-à-vis des syndicats qui ont presque ruiné l'entreprise de son père dans les années 1970[2],[3]. Elle quitte cependant le parti quelques années plus tard, notamment en raison des conditions du départ de Thatcher[1],[3] et de son orientation sexuelle[2]. Après une éducation dans le privé[1] et à la London School of Economics[3], elle fonde un cabinet de conseil dans le domaine de la santé. Elle revend son cabinet en 2004 pour quatre millions de livres[1].
Après l'annonce de la démission de Theresa May de son poste de Première ministre en , elle apporte son soutien à Rory Stewart pour l'élection d'un nouveau chef conservateur[9]. Le , elle démissionne de son poste de ministre d'État au Digital et aux Industries créatives, après avoir voté contre le gouvernement pour s'opposer à la possibilité de suspendre le Parlement pour favoriser un Brexit sans accord, une idée évoquée par Boris Johnson, alors favori dans la course à la succession de Theresa May[10].
En , elle fait partie des 21 députés exclus du Parti conservateur pour avoir voté pour un ajournement du Brexit jusqu'en si aucun accord n'est approuvé par le Parlement avant le [11],[12]. Elle est réintégrée au groupe conservateur le , ce qui lui permet de se présenter sous les couleurs du parti aux prochaines élections générales[13]. Elle annonce toutefois le qu'elle ne briguera pas de quatrième mandat lors des élections anticipées du , évoquant ses désaccords sur la question du Brexit avec la majorité des électeurs de sa circonscription[14].