Margot James
politicien britannique
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Margot James, née le à Coventry, est une femme politique britannique, membre du Parti conservateur. Elle est députée de la circonscription de Stourbridge de 2010 à 2019.
| Margot James | |
Margot James en 2017. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre d'État britannique au Digital et aux Industries créatives | |
| – (1 an, 6 mois et 9 jours) |
|
| Premier ministre | Theresa May |
| Gouvernement | May II |
| Prédécesseur | Matthew Hancock |
| Successeur | Nigel Adams |
| Sous-secrétaire d'État parlementaire des Affaires, de l'Énergie et des Stratégies industrielles | |
| – (1 an, 5 mois et 23 jours) |
|
| Premier ministre | Theresa May |
| Gouvernement | May I et II |
| Prédécesseur | Anna Soubry |
| Successeur | Andrew Griffiths |
| Députée britannique | |
| – (9 ans et 6 mois) |
|
| Élection | 6 mai 2010 |
| Réélection | 7 mai 2015 8 juin 2017 |
| Circonscription | Stourbridge |
| Législature | 55e, 56e et 57e |
| Prédécesseur | Lynda Waltho |
| Successeur | Suzanne Webb |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Margot Cathleen James |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Coventry |
| Nationalité | Britannique |
| Parti politique | Parti conservateur |
| Conjoint | Jay Hunt |
| Diplômée de | London School of Economics |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Biographie
Admiratrice de Margaret Thatcher, Margot James rejoint le Parti conservateur à 17 ans[1]. Son engagement s'explique en particulier par sa défiance vis-à-vis des syndicats qui ont presque ruiné l'entreprise de son père dans les années 1970[2],[3]. Elle quitte cependant le parti quelques années plus tard, notamment en raison des conditions du départ de Thatcher[1],[3] et de son orientation sexuelle[2]. Après une éducation dans le privé[1] et à la London School of Economics[3], elle fonde un cabinet de conseil dans le domaine de la santé. Elle revend son cabinet en 2004 pour quatre millions de livres[1].
Elle retrouve le Parti conservateur en 2003[3] ou 2004[2]. L'année suivante, elle est nommée vice-présidente du parti chargée des droits des femmes par David Cameron[3]. Lors des élections législatives de 2005, elle se présente à la Chambre des communes du Royaume-Uni dans la circonscription Holborn and St Pancras, un fief travailliste. Elle termine en troisième position[4]. Lors des élections de 2010, elle est élue députée de la circonscription de Stourbridge, un siège jusqu'alors détenu par la travailliste Lynda Waltho (en), qu'elle devance d'environ 5 000 voix[4]. Elle est alors la première femme ouvertement lesbienne à représenter le Parti conservateur au Parlement[1]. Elle est réélue en 2015, avec une majorité plus importante, de 6 694 suffrages sur le candidat travailliste Pete Lowe (46 % contre 31,5 %)[4].
Lors de la campagne en vue du référendum de , elle défend le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne[5]. Après la démission de David Cameron de son poste de Premier ministre à la suite des résultats du référendum, elle apporte rapidement son soutien à Theresa May pour l'élection d'un nouveau chef du Parti conservateur[6]. Après la victoire de May, James devient en sous-secrétaire d'État parlementaire du Département des Affaires, de l'Énergie et des Stratégies industrielles puis ministre des petites entreprises, de la protection des consommateurs et de la responsabilité sociale des entreprises dans le nouveau gouvernement[7]. Elle est réélue députée en 2017 avec 54,5 % des voix, devant Pete Lowe (38,3 %)[8].
Après l'annonce de la démission de Theresa May de son poste de Première ministre en , elle apporte son soutien à Rory Stewart pour l'élection d'un nouveau chef conservateur[9]. Le , elle démissionne de son poste de ministre d'État au Digital et aux Industries créatives, après avoir voté contre le gouvernement pour s'opposer à la possibilité de suspendre le Parlement pour favoriser un Brexit sans accord, une idée évoquée par Boris Johnson, alors favori dans la course à la succession de Theresa May[10].
En , elle fait partie des 21 députés exclus du Parti conservateur pour avoir voté pour un ajournement du Brexit jusqu'en si aucun accord n'est approuvé par le Parlement avant le [11],[12]. Elle est réintégrée au groupe conservateur le , ce qui lui permet de se présenter sous les couleurs du parti aux prochaines élections générales[13]. Elle annonce toutefois le qu'elle ne briguera pas de quatrième mandat lors des élections anticipées du , évoquant ses désaccords sur la question du Brexit avec la majorité des électeurs de sa circonscription[14].