Marguerite Bermond
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Marguerite Bermond dite « Marg » est une artiste peintre figurative née le à Arles. Installée au 24, rue Norvins dans le 18e arrondissement de Paris, elle est morte à Fontenay-lès-Briis le [1].

Pour évoquer Marguerite Bermond, Pierre Mazars remonte à la jeunesse de l'artiste : « Elle a vécu toute son enfance auprès des arènes de Nîmes et cette lointaine, cette profonde imprégnation a servi son art. Elle n'a pas eu à se préserver des côtés anecdotiques, des détails superficiels qui accaparent l'attention des néophytes. Les toreros, elle les connaît depuis toujours; elle sait qu'un costume de lumière, ce n'est pas un collant de satin, mais que cela pèse très lourd »[2]. Marguerite Bermond étudie à l'Ecole des beaux-arts de Nîmes avant d'être l'élève d'Édouard Georges Mac-Avoy à l'Académie de la Grande Chaumière à Paris, puis d'y rejoindre l'Académie Julian. Rendant à son tour hommage aux racines de Marg, Mac Avoy lui écrira : « Vous n'avez pas acquis votre métier dans les ateliers de Paris, mais à Nîmes, petite fille, sans le vouloir, sans le savoir, en jouant sur cette terre solide et sèche où poussent l'austère cyprès, la tomate et l'ail; cependant que les monuments de votre ville auguste, et ceux d'Arles, décidaient de votre beau visage et vous désignaient pour ce qui est noble »[3].
Elle travaille en 1945 et 1946 dans l'illustration de la littérature populaire (voir rubrique Livres illustrés ci-dessous).
Si Lydia Harambourg situe Marguerite Bermond dans l'École de Paris[4], Gérald Schurr[5] et Jean-Pierre Delarge[6] s'accordent pour leur part à reconnaître en elle une artiste représentative de cette peinture « misérabiliste » qui, dans les années 1950, constituant la suite de Francis Gruber dans le contexte pessimiste de l'après-guerre, « porte la marque de la gravité ». Claude Robert confirme qu'à Montmartre « son atelier vide et désert qu'éclaire un ciel bleu froid n'accueille que la solitude du modèle à côté d'un poêle inutile... Ses toiles reflètent avec âpreté l'angoisse d'une époque »[7].
Sa peinture essentiellement d'atelier n'exclut cependant pas quelques villégiatures que les dates apposées sur certaines œuvres permettent de remettre en chronologie : La Provence en 1954, La Hollande (Amsterdam) en 1955, la Normandie (Étretat) et l'Andalousie en 1963[8].
A la fin des années 60, elle enseigne le dessin au collège-lycée Maîtrise de Montmartre.
C'est à partir de 1970 que sa palette s'illumine, sous l'influence, dit-on d'une part, de son travail plus approfondi bde l'aquarelle, mais aussi, dit-on par ailleurs, parce que cette « fille d'Arles », attirée vers le sud par tempérament, s'extériorise en de nombreux voyages qui font qu'elle privilégie désormais la peinture de paysages : Marguerite Bermond visite et peint la Provence (Arles, Avignon, Eygalières, Remoulins, Rochefort-du-Gard, Noves), la Côte d'Azur (Sanary-sur-Mer, Nice, Saint-Tropez), mais aussi l'Italie (Rome, Venise, Propriano, Vérone) , la Grèce (Athènes, Hydra), la Turquie (Pergé), l'Espagne (Cadaques, Tolède, Ronda), la Tunisie et le Maroc. Elle effectue même un grand parcours en bateau sur l'Océan Atlantique : au large des Iles Canaries elle peint le Pic du Teide, à Abidjan les remorqueurs dans le port, à Douala les marchés animés sur les rives du fleuve Wouri.
Marguerite Bermond décède brutalement en , quelques jours avant la vente de son atelier par le commissaire-priseur Claude Robert à l'Hôtel Drouot, événement auquel elle était en train de travailler. La Fondation Taylor lui a rendu hommage en créant un « Prix Marguerite-Bermond »[réf. nécessaire].
Livres illustrés
- Jean-Michel Süe : Le chemin de la mer, Office français du livre, Paris, 1945.
- Jean-Michel Süe : Compagnie fantôme, Office français du livre, Paris, 1946.
- Wicky Gué : L'enfance de Caroline, Office français du livre, 1946.
- Charles-Augustin Sainte-Beuve : Volupté, S.E.P.E., Paris, 1947.
- Docteur Willy et C Jeumont : La sexualité 1, n°59 de la collection Marabout Université, 1964. En couverture, reproduction de la toile Premier Amour de Marguerite Bermond (Photo Peintres témoins de leur temps).
Expositions
Expositions personnelles
- Galerie de l'Institut, Rue de Seine, Paris, 1954.
- Galerie Tedesco, Avenue de Friedland, Paris, .
- Galerie 113, Rue d'Antibes, Cannes, 1962.
- Galerie André Weil, Avenue Matignon, Paris, 1963.
- Galerie Le Nouvel Essor, Rue des Saints-Pères, Paris, 1964.
- Galerie du Fleuve, Bordeaux, 1964.
- Galerie Le Parnasse, Rue Saint-Placide, Paris, 1965 et 1967.
- Galerie Loukas, Rue du Mont-Cenis, Paris, 1966.
- Azalées, Parcs, jardins et espaces verts de la ville de Paris, Porte d'Auteuil, Paris, 1967.
- Galerie Raspail, Boulevard Raspail, Paris, .
- Galerie Médicis, Place des Vosges, Paris: Provence, mars-; Huiles et aquarelles, mars-; Paris et ses environs, ; Huiles et aquarelles, novembre-.
- Galerie Varine-Gincourt, Faubourg Saint-Honoré, Paris, 1978.
- Notre-Dame Galerie, quai de Montebello, Paris, .
- Paysages de Provence, Galerie des Colonnes, Rue du Château, Paris-Montparnasse, [9].
- Provence, Galerie Barbizon, Rue des Saints-Pères, Paris, avril-.
Expositions collectives
- Salon d'Automne, Paris, sociétaire à partir de 1958[10].
- Salon des peintres témoins de leur temps, Paris, 1964, 1965[11].
- Salon des artistes français, Paris, 1978.
- Salon des indépendants, Paris, 1984[12].
- Salon de la Société nationale des beaux-arts, Paris (dates non communiquées).
- Salon des femmes peintres, Paris (dates non communiquées).
Collections publiques
- Sous-Préfecture de Lisieux, Port d'Hydra (Grèce), aquarelle 33x41cm, 1958 (dépôt du Fonds national d'art contemporain)[13].
- Fonds d'art contemporain - Paris Collections, Paris, Maison de Stéphane Mallarmé à Valvins, aquarelle 37,5x52,3cm, vers 1950[14].