Marguerite Viel

From Wikipedia, the free encyclopedia

Marguerite Viel, née le à Crosne (Seine-et-Oise) et morte le à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine)[1], est une femme de cinéma française, réalisatrice, productrice, scénariste, dialoguiste, monteuse son.

Naissance
Décès
Nom de naissance
Marguerite Marie Angèle Viel
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Marguerite Viel
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marguerite Marie Angèle Viel
Nationalité
Activités
Fermer

Biographie

Marguerite Viel débute comme antiquaire[2].

En 1926, Marguerite Viel est directrice des ventes adjointe de la société de production du réalisateur Jean Epstein, Les Films Jean Epstein. Elle avance les fonds pour La glace à trois faces en 1927, ainsi que pour La chute de la maison Usher (1928)[3]. Au lieu de la rembourser en valeur monétaire, Epstein lui transfère la propriété de trois de ses films en 1928 : Mauprat (1926), La glace à trois faces et Six et demi onze (1927), ainsi qu'en témoignent des documents conservés à la Cinémathèque française[4].

En 1929, Marguerite Viel travaille avec le réalisateur tchèque Leo Marten sur son film Dzungle velkomesta (La jungle d'une grande ville)[5], et est citée comme assistante réalisatrice ou consultante artistique[4]. Selon un synopsis publié en ligne par les Archives nationales du film de Prague, le film, qui était prévu pour être muet mais qui a été sonorisé au moment de sa sortie en 1930, décrit la vie d'une jeune femme amoureuse d'un escroc.

En 1930, Marguerite Viel réalise Terre farouche, film dont on a perdu la trace. En 1932, elle tourne deux comédies avec Richard Weisbach, Occupe-toi d'Amélie  et Une petite bonne sérieuse (également considéré comme perdu). En 1934 enfin, elle sort son film le plus connu, La Banque Némo, qui s'inspire ouvertement de l'affaire Stavisky et qui subit les foudres de la censure.

Entre 1930 et 1932, elle est également très active en tant que monteuse son et dialoguiste. À ce titre, elle adapte plusieurs films parlants pour le public francophone : elle fait le doublage de Gabbo le ventriloque d'Erich von Stroheim (1929), de Passions d'Erich Waschneck (1931) et Feind im Blut de Walter Ruttmann (1931). Elle fait également le montage sonore du documentaire Les chemins de la renommée (1931) de Claude Lambert et de Mon ami Tim (1932) de Jack Forrester. Elle écrit enfin le dialogue de L'amoureuse aventure de Wilhelm Thiele (1932).

À partir de 1934, Marguerite Viel disparait de la vie publique. Elle meurt quarante-deux ans plus tard, en 1976.

Analyse

Avec Solange Bussi et Marie Epstein, Marguerite Viel est l'une des rares femmes réalisatrices de son époque. Dans ses films, elle se révèle volontiers critique de la société moderne, des codes moraux et de la propriété sexuelle.

Filmographie

Réalisation

Réalisations non abouties

Les raisons de l'abandon de ces projets de films annoncés par la presse de l'époque ne sont pas connues. Peut-être est-ce lié aux problèmes de santé rencontrés par la réalisatrice au début de l'année 1932[12].

Assistanat de réalisation

Dialogue

Scénario

Montage

Montage son

Bibliographie

  • René Pithon, Le scandale Stavisky et la censure au cinéma : l'affaire de la 'Banque Némo', in Études de Lettres, série III, tome 8, no 2, p. 29-52, Lausanne, 1975.
  • Paul Lejeune, Le cinéma des femmes : 105 femmes cinéastes d’expression française, éd. Atlas, 1987.

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI