Intéressée dès son plus jeune âge par les sciences, elle publie à l'âge de 14 ans son premier article scientifique sur les mutations des drosophiles durant leur développement embryonnaire[2]. Elle étudie la médecine à l'Université Frédéric-Guillaume où elle acquiert sa maîtrise en médecine en à l'âge de 23 ans[3].
Marguerite Vogt rejoint le California Institute of Technology en 1950 pour travailler avec Max Delbrück. Il lui présente Renato Dulbecco, un membre junior du service de biologie et, ensemble, Vogt et Dulbecco travaillent sur des méthodes de culture du poliovirus. Ils sont les premiers à réussir cultiver le virus in vitro et à être en mesure de le purifier sur plaque, une étape essentielle pour la production ultérieure de vaccins[2],[5]. Les capacités techniques de Marguerite en tant que culturiste de cellule ont été essentielles à ce travail qui est conclu par une étude intitulée «Plaque formation and isolation of pure lines with poliomyelitis viruses». Ils ont ensuite porté leur attention sur les virus causant le cancer, à commencer par le virus du polyome. Ils arrivent à mettre en culture ce virus et à examiner sa latence, qu'ils publient dans l'article «Virus-Cell Interaction with a Tumor-Producing Virus».
Dulbecco est recruté en 1963 au sein du Salk Institute for Biological Studies, et Marguerite Vogt rejoint son équipe en tant que chercheur universitaire[2],[5]. Ils continuent leur recherche sur les virus causant des tumeurs. Cependant leurs intérêts divergent et en 1973, Marguerite Vogt est nommée professeur de recherche, poste indépendant qui lui permet de poursuivre son intérêt pour les origines du cancer[6]. Ses recherches évoluent par la suite vers l'immortalisation cellulaire dans les cellules cancéreuses, et le rôle des télomères dans ce processus. Elle publie son dernier article en 1998.
Notes et références
↑(en) Alan W. Cuthbert, «Marthe Louise Vogt», Biographical Memoirs of Fellows of the Royal Society, vol.51, , p.411 (lire en ligne).