Marguerite de Wendel remplace Charles à la forge lorsque celui-ci doit s'absenter. À la mort de Charles, le , elle reprend le rôle de maitre de forges. C'est à ce moment qu'elle se fait connaître sous le nom de Madame d'Hayange.
La seigneurie d'Hayange avait d'abord été accordée par la Couronne à Jean-Martin de Wendel à titre précaire, avec un bail de 400 livres. Elle en obtient finalement la possession totale en 1785 à la suite de nombreuses négociations. Marguerite devient donc détentrice de la seigneurie ainsi que ce qui lui est rattaché. Sa deuxième préoccupation est d'ordre financier en renégociant les contrats avec les arsenaux royaux. En 1788, elle adresse un mémoire au ministre de la Guerre, le maréchal de Ségur, dans lequel elle demande une revalorisation et rappelle la contribution de ses forges dans l'approvisionnement des arsenaux royaux. À la suite de cela, elle obtient une hausse de 10%[3].
Révolution
Lors de la Révolution, ses fils et petit-fils émigrent. Marguerite de Wendel reste cependant en France pour diriger la forge[4]. Elle continue de fournir la Marine française en armes (notamment des boulets et canons). Toutefois en 1793, les forges sont placées sous séquestre et Marguerite de Wendel fait l'objet d'une arrestation. Son petit-fils, Louis de Balthasar est une première fois arrêté pour avoir été anti-révolutionnaire et avoir collaboré avec les Austro-Prussiens. Il se réfugie à Hayange mais sera à nouveau arrêté en possession d'un portrait de Louis XVI. Il est guillotiné le . Son fils, François Ignace de Wendel, est destitué de toutes ses fonctions et fuit la France avec ses trois fils, leurs têtes ayant été mises à prix.
Libérée en 1795, elle meurt à Metz dans le plus grand dénuement en 1802.