Maria Grazia Laganà
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Députée de la République italienne XVIe législature de la République italienne | |
|---|---|
| - | |
| Députée de la République italienne XVe législature de la République italienne | |
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Activité | |
| Père |
Mario Laganà (d) |
| Conjoint |
Francesco Fortugno (jusqu'en ) |
| Parti politique |
|---|
Maria Grazia Laganà née le à Locri est une femme politique italienne qui s'est investie dans la lutte anti-mafia avec son époux, assassiné par la N'drangheta en 2005.

Maria Grazia Laganà est diplômée en médecine et chirurgie, et exerce en tant que doctoresse en milieu hospitalier[1].
Maria Grazia Laganà est la veuve de Francesco Fortugno, ancien vice-président du Conseil régional de Calabre (en) assassiné par la 'Ndrangheta le [2],[3]. Son père est l'ancien député Mario Laganà (it)[4].
Son mari était directeur médical et un homme politique calabrais, représentant de la Margherita, un parti italien du centre fondé en 2002 et dissous en 2007[5]. En 2006 Maria Grazia Laganà est élue députée aux élections politiques, candidate sur la liste L'Olivier (L’Ulivo, en italien) en Calabre. C'est une coalition politique de centre gauche, fondée en 1995 et dissoute en 2007, principalement au profit du Parti démocrate (PD)[1].
Au cours de sa législature, le , elle rejoint la commission d'enquête parlementaire sur la mafia et le crime organisé. Lors des élections politiques de 2008, elle est réélue à la Chambre des députés pour le Parti démocrate[réf. souhaitée].
Menaces de mort
Le , elle reçoit des menaces de mort dans une lettre : « Ti controllo, Smettila di agitarti, nessuno ti potrà salvare[6]. » (« On te contrôle, arrête de gigoter, personne ne peut te sauver »).
Laganà a réagi ainsi au message ignoble : « Niente fermerà il mio sforzo per la verità. Continuano le attività di aggressione, i tentativi di delegittimazione e di condizionamento nei miei confronti. Però voglio che sia chiaro a tutti che niente, nulla e nessuno mi fermerà nel mio sforzo, affinché siano individuati tutti i responsabili della morte di mio marito Franco e affinché le indagini proseguano ad ogni livello ed in ogni direzione. » (« Rien n'arrêtera mes efforts pour la vérité. Les agressions, les tentatives de me délégitimer et de m'influencer se poursuivent. Mais je veux qu'il soit clair pour tout le monde que rien, rien et personne ne m'arrêtera dans mes efforts pour trouver tous les responsables de la mort de mon mari Franco et pour que l'enquête se poursuive à tous les niveaux et dans toutes les directions. »)
La parlementaire avait déjà reçu d'autres menaces de mort[7],[8].
