Marianne Lederer
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| Directrice de l'École supérieure d'interprètes et de traducteurs École supérieure d'interprètes et de traducteurs | |
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Fortunato Israël (d) |
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Marianne Lederer, née à Paris en 1934[1] et morte le [2], est une traductologue française qui a approfondi la théorie interprétative de la traduction[3] fondée par Danica Seleskovitch.
Carrière universitaire
Née à Paris en 1934, Marianne Lederer, après des études de lettres à la Sorbonne et plusieurs séjours linguistiques en Grande-Bretagne, et aux États-Unis, obtient son diplôme d’interprète de conférence français-anglais-allemand (Bac + 5) de l’École de Traducteurs et d’Interprètes auprès des HEC, Paris. Elle travaille comme interprète de conférence free-lance de 1959 à 1985.
Elle soutient un doctorat d’État en 1978 à l’université Paris 4 -Sorbonne sur La traduction simultanée - fondements théoriques[4]. Nommée professeur à l'université Paris XII-Val de Marne en 1979, elle y crée le département de Langues étrangères appliquées au commerce extérieur qu’elle dirige jusqu'en 1985, date à laquelle elle obtient sa mutation à l’École supérieure d'interprètes et de traducteurs (ESIT) de l'université Paris 3, où elle enseigne déjà depuis 1969 en tant que chargée de cours. Elle dirige l'ESIT de 1990 à 1999.
Recherche
Marianne Lederer est le premier disciple de Danica Seleskovitch avec laquelle elle fonde et approfondit la théorie interprétative de la traduction)[5] (Interpretive Theory of Translation), qui s’appuie sur la pratique de la traduction orale et écrite et est à la base d’une pédagogie de la traduction et de l’interprétation.
Avec Danica Seleskovitch, elle est l’un des premiers traductologues à avoir secoué dans les années 1970 le joug de la linguistique en mettant le traducteur au centre du processus, et à se tourner vers d’autres disciplines, psychologie, neuropsychologie, pour expliquer le processus cognitif de l’interprétation et de la traduction. Elle a dirigé jusqu'à sa retraite en le Centre de Recherche en Traductologie de l'Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle.
Elle est corédacteur en chef de la revue internationale de traductologie Forum[6], publiée par John Benjamins, Elle est membre de l’Association Internationale des Interprètes de Conférence (AIIC), de la Société française de traductologie (SoFT) et de European Society of Translation Studies (EST), de l’Association Danica Seleskovitch, dont elle a reçu le Prix[7] en 2002.
Professeur invitée ou conférencière dans des universités d’Europe, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine et du Nord ainsi qu’en Australie, elle fait encore des conférences et séminaires dans les universités étrangères. Elle intervient, par exemple, lors du Congrès Mondial de Traductologie[8] tenu à l'Université Paris-Nanterre du 10 au [9].
Nommée professeur émérite en 2002, elle s’intéresse toujours aux processus cognitifs de la traduction orale et écrite et continue à publier[évasif].
