Marie-Anne Duhamel

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Décès
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BerckVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie-Anne Constance MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Veuve Duhamel, Mère DuhamelVoir et modifier les données sur Wikidata
Marie-Anne Duhamel
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
BerckVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie-Anne Constance MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Veuve Duhamel, Mère DuhamelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Famille d'accueilVoir et modifier les données sur Wikidata

Marie-Anne Duhamel (1797-1860), surnommée veuve Duhamel et dite aussi mère Duhamel, est une habitante de Groffliers, près de Berck, arrondissement de Montreuil dans le Pas-de-Calais. Devenue veuve, elle accueille chez elle des personnes déshéritées et notamment des « enfants trouvés » placés pour de courts séjours par l'Assistance publique de Paris.

Dans ce cadre, elle accepte, à la demande de Paul Perrochaud et Jules Frère, d'accueillir des enfants malades de la scrofule et de leur appliquer un « traitement marin ». Son action est reconnue comme étant l'une des origines de la création de l'hôpital maritime de Berck et plus largement l'une des étapes importantes du développement de l'utilisation de l'environnement maritime dans un cadre médical ou de remise en forme.

Marie-Anne Marseille est née le à Verton dans le Pas-de-Calais. Ses parents sont François Marseille (1766-1812) et Marie-Anne Advier (1766-1851)[1].

Au début des années 1850, surnommée « veuve Duhamel »[Note 1] après le décès de son mari, elle habite au hameau, ou petit village, de Groffliers, en arrière du cordon dunaire qui va de l'Aulthie à la Canche, à quelque distance de la mer. Elle reçoit chez elle, contre un petit salaire, des « enfants trouvés » envoyés par l'Assistance publique de Paris, qui plaçait de nombreux jeunes dans des familles de la région. Elle devait les nourrir, les élever et régulièrement recevoir la visite du docteur Paul Perrochaud, le médecin inspecteur de l'arrondissement de Montreuil[2].

Le médecin remarque que les enfants placés chez la veuve Duhamel, arrivés « souffreteux, chétifs et malingres » terminent leur séjour « joufflus et brillants de santé ». Intéressé il fait part de ses observations à son inspecteur divisionnaire, l'instituteur Jules Frère, de l'administration. Ensemble ils décident de voir quel effet ce « traitement maritime » peut avoir sur des jeunes scorfuleux[Note 2] (forme ganglionnaire de la tuberculose) du Pas-de-Calais. Ils proposent à la « mère Duhamel »[Note 3] de lui en confier[2]. Elle accepte d'en recevoir une dizaine bien qu'ils soient décrits comme étant « gibbeux, rabougris, courbés en deux, couverts de plaies, pâlots et tristes » et qu'il est espéré qu'elle va les transformer pour qu'ils retournent chez leurs parents « redressés, vigoureux, joyeux et guéris »[3].

Le « traitement » prévoit simplement des bains de mer, mais l'eau est à environ un kilomètre du hameau. Pour emmener les enfants prendre leur bain, Marie-Anne Duhamel, choisit le moment de la marée haute, elle les met dans une brouette qu'elle tire pieds nus dans le sable mou des dunes, puis elle les déshabille, les baigne et panse leurs ulcères. De retour à sa maison, elle les laisse en liberté dans la dune. Les deux hommes, à tour de rôle, viennent la visiter pour voir les enfants trois fois par semaine. Des résultats étonnants semblent montrer l'intérêt du traitement[3].

Perrochaud et Frère veulent élargir leur expérimentation, mais Marie-Anne Duhamel a pris de l'âge et manque de forces pour continuer à manier une brouette de plus en plus lourde. Les enfants vont partir chez Marie-Anne Brillard, qui également veuve porte le surnom de « Marianne-toute-seule ». Elle habite, à quelques kilomètres, une maison isolée en bordure de la plage de Berck[3].

Marie-Anne Duhamel meurt à Berck le [1], peu de temps après le départ des enfants[4].

Hommages

Notes et références

Voir aussi

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