Verton
commune française du département du Pas-de-Calais
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Verton est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Elle fait partie de la région naturelle du Marquenterre. Ses habitants sont appelés les Vertonnois. Elle est membre de la communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois.
| Verton | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Montreuil | ||||
| Intercommunalité | CA des Deux Baies en Montreuillois | ||||
| Maire Mandat |
Joël Lemaire 2020-2026 |
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| Code postal | 62180 | ||||
| Code commune | 62849 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Vertonnois | ||||
| Population municipale |
2 571 hab. (2023 |
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| Densité | 232 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 24′ 05″ nord, 1° 39′ 01″ est | ||||
| Altitude | Min. 2 m Max. 53 m |
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| Superficie | 11,06 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Berck (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Berck (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Berck | ||||
| Législatives | 4e circonscription du Pas-de-Calais | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.verton-village.fr/ | ||||
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La commune de Verton (nom officiel depuis 1801), drainée par de nombreux petits cours d'eau, est située dans le sud-est du département du Pas-de-Calais et limitrophe de la commune balnéaire de Berck. C’est une commune de type ceinture urbaine selon l'Insee, appartenant à l'unité urbaine de Berck, avec une population de 2 571 habitants au dernier recensement de 2023.
La commune s'inscrit à la jonction des « paysages du val d'Authie » et des « paysages des dunes et estuaires d'Opale » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.Elle possède un patrimoine naturel composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), les bocages et prairies humides de Verton.
Géographie
Localisation
Petite commune de l'ouest du Pas-de-Calais, proche du département de la Somme, Verton est limitrophe de la commune de Berck (aire d'attraction) et située, à vol d'oiseau, à 6 km des plages de la Côte d'Opale et à 11 km au sud-ouest de la commune de Montreuil-sur-Mer (chef-lieu d'arrondissement)[1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Berck, Conchil-le-Temple, Groffliers, Lépine, Rang-du-Fliers, Waben et Wailly-Beaucamp.
Géologie et relief

La superficie de la commune est de 11,06 km2 ; son altitude varie de 2 à 53 mètres[2].
Hydrographie
Réseau hydrographique
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].
Il est drainé par huit cours d'eau :
- le Fliers, appelé aussi Fliers Branche Droite, d'une longueur de 9,91 km, qui prend sa source dans la commune d'Airon-Saint-Vaast[4] ;
- le Fliers Branche Gauche, d'une longueur de 4,12 km[5] ;
- le ruisseau la course, d'une longueur de 3,45 km, qui prend sa source dans la commune de Verton et se jette dans le Fliers Branche Droite au niveau de la commune de Groffliers[6] ;
- le Pont Rouge, d'une longueur de 1,63 km[7] ;
- le fliers branche gauche, d'une longueur de 1,1 km[8] ;
- le ruisseau le Fliers, d'une longueur de 1,04 km[9].
- la Folie, d'une longueur de 0,32 km[10] ;
- et un cours d'eau au toponyme hydrographique inconnu[11].

Gestion et qualité des eaux
La commune est desservie en eau potable par l'usine de traitement d'eau de Rang-du-Fliers dont l'eau est captée dans un champ, d'une superficie de 2 500 ha (25 km2), situé à Airon-Saint-Vaast[12].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[15] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[16]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 842 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Touquet-Paris-Plage à 14 km à vol d'oiseau[19], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 888,8 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,1 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit à la jonction de deux paysages régionaux tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[22] :
- les « paysages du val d'Authie », qui concernent 83 communes, se délimitent : au sud, dans le département de la Somme par les « paysages de l'Authie et du Ponthieu », dépendant de l'atlas de paysages de la Picardie et au nord et à l'est par les « paysages du Montreuillois », les « paysages du Ternois » et les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes ». Le caractère frontalier de la vallée de l'Authie, aujourd’hui entre le Pas-de-Calais et la Somme, remonte au Moyen Âge où elle séparait le royaume de France du royaume d'Espagne, au nord[23].
- Le coteau nord est escarpé alors que le coteau sud offre des pentes plus douces. À l'ouest, l'Authie s'ouvre sur la baie d'Authie, typique de l'estuaire picard, et se jette dans la Manche. Avec son vaste estuaire et les paysages des bas-champs, la baie d'Authie contraste avec les paysages plus verdoyants en amont[23].
- L’Authie, entaille profonde du plateau artésien, a créé des entités écopaysagères prononcées avec un plateau calcaire dont l'altitude varie de 100 à 163 m qui s'étend de chaque côté du fleuve. L'altitude du plateau décline depuis le pays de Doullens, à l'est (point culminant à 163 m), vers les bas-champs picards, à l'ouest (moins de 40 m). Le fond de la vallée de l'Authie, quant à lui, est recouvert d'alluvions et de tourbes. L'Authie est un fleuve côtier classé comme cours d'eau de première catégorie où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés[23].
- L’occupation des sols des « paysages du val d'Authie » est composée pour 69,48 % en cultures, 15,34 % en prairies naturelles, permanentes, 7,79 % en forêts et milieux semi-naturels, 5,04 % en espaces artificialisés avec principalement les communes d'Auxi-le-Château et Doullens, 1,11 % en cours d'eau et plans d'eau, 0,87 % en peupleraies et 0,37 % en espaces industriels[23] ;
- les « paysages des dunes et estuaires d'Opale », qui concernent 23 communes, s'étendent le long de la côte sur environ 30 kilomètres, de la baie d'Authie à Équihen-Plage, et sur deux à quatre kilomètres de large. Les « paysages des dunes et estuaires d'Opale » cèdent la place aux abrupts des falaises, au niveau d'Équihen-Plage. Les dunes littorales se sont constituées récemment, depuis le Moyen Âge, et ont envahi le relief intérieur en constituant des dunes plaquées sur les falaises fossiles, spécificité locale. Les résurgences de sources au pied de ces falaises proviennent de la nappe de la craie et sont à l'origine de nombreux ruisseaux et zones humides dans les Bas-Champs, surtout visibles entre Étaples et Rang-du-Fliers[24].
- Ces paysages sont constitués : d'un peu plus de 40 % de dunes et de plages, dont 28 % d'espaces dunaires, dont certains sont boisés comme à Hardelot-Plage et au Touquet-Paris-Plage ; de 22 et 25 % au niveau de la baie d'Authie et des Bas Champs, Bas Champs majoritairement en prairies ; de 20 % par les communes et d'un peu plus de 5 % par les cours d’eau et les marais arrière-littoraux, entre Merlimont et Rang-du-Fliers, comme le marais de Balançon défini réseau Natura 2000[24].
Milieux naturels et biodiversité
Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : les bocages et prairies humides de Verton. Complexe bocager humide tout à fait original associant prairies mésotrophiles à eutrophiles de différents niveaux topographiques avec des mares et des chenaux de drainage[25]

Urbanisme
Typologie
Au , Verton est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[26]. Elle appartient à l'unité urbaine de Berck[Note 5], une agglomération intra-départementale regroupant sept communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[27],[28]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Berck, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[28]. Cette aire, qui regroupe 19 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[29],[30].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,7 %), prairies (33,7 %), zones urbanisées (13,5 %), zones humides intérieures (2,5 %), forêts (2,4 %), zones agricoles hétérogènes (2,1 %)[31]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports
Transports
La commune disposait d'une gare sur l'ancienne ligne de chemin de fer Aire-sur-la-Lys - Berck-Plage inaugurée en 1893 et fermée en 1955.
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Vertunnum en 856 ; Vertunum en 877 ; Vertonnum en 1042 ; Vertum à la fin XIe siècle ; Verton en 1100 ; Verto en 1219 ; Werton en 1366 ; Verton-sur-la-Mer en 1464 ; Verton-sur-Canche en 1515[32] ; Werton en 1793 et Verton depuis 1801[2].
Il s’agit d'une formation toponymique celtique (gaulois) vert- signifiant « bonne terre, bonne ville »[33] ou de sens inconnu[34], sans qu'il soit possible d'exclure totalement un nom de personne gaulois *Vertus[34]. Toujours est-il qu'un élément Vert- se rencontre dans de nombreux toponymes : Vertaizon (Puy-de-Dôme) ; Vertault (Côte-d'Or) ; Verteuil (Charente) ; Vertou (Loire-Atlantique), etc.[34] Le second élément -unnum / -onnum > -on représente un suffixe gaulois[34].
En 1870, le hameau de Rang-du-Fliers est distrait de la commune de Verton et érigé en commune Rang-du-Fliers[2].
Histoire

La terre de Verton a été acquise par la fille de Philippe de Créqui de la châtellerie de Beaurain-sur-Canche. Son mariage avec Gilles de Soyecourt, grand-échanson de France, a transféré ces domaines vers la maison de Soyecourt. Cette famille a habité le château communal durant dix générations, de la fin du XIVe siècle à Charlotte de Soyecourt (fille de Charlotte de Mailly et de François III).
Selon une inscription autrefois visible sur le mur du chevet de l'église les troupes royales marchant au secours d'Étaples sont passées par la commune, sous la conduite du duc d'Epernon, le .
Un hameau de la commune, celui du Rang-du-Fliers, est curieusement érigé en commune distincte par décret impérial, le , deux jours avant la déclaration de guerre à la Prusse. Ce décret n'est jamais paru au journal officiel.
Verton est longtemps resté une commune rurale et littorale du Ponthieu.
Avec le développement du tourisme et d'autres activités sur la Côte d'Opale, facilités par le tortillard des voies ferrées d'intérêt local qui reliait Berck à Montreuil trois fois par jour, avec un arrêt en « gare de Verton-Rang-du-Fliers»[35], Verton a connu, au milieu des années 1960, grâce à ses différents maires (dont Bertrand Akar et Joël Lemaire), un essor économique et démographique.
Si Verton peut passer aujourd'hui pour une commune résidentielle, elle possède néanmoins des atouts importants en matière de développement économique. À commencer par sa situation à l'entrée de la communauté de communes Opale Sud dont elle fait partie. Verton se situe à une minute de la gare du chemin de fer Paris-Calais, deux minutes d'un accès à l'A16. Rien d'étonnant à ce que la communauté de communes pré-citée ait aujourd'hui acquis la plupart des terrains du Champ Gretz, une zone commune à Verton et Rang du Fliers pour y établir son nouveau poumon économique et d'habitat. Un futur ensemble d'infrastructures routières devrait voir très prochainement le jour.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement de Montreuil du département du Pas-de-Calais.
Commune et intercommunalités
La commune est membre de la communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois qui regroupe 46 communes et compte 65 084 habitants en 2022.
Circonscriptions administratives
La commune est rattachée au canton de Berck.
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la quatrième circonscription du Pas-de-Calais.
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre l'école primaire Jean-Moulin[41].
Population et société
Démographie
Les habitants sont appelés les Vertonnois[42].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[44].
En 2023, la commune comptait 2 571 habitants[Note 8], en évolution de +6,02 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 31,0 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 176 hommes pour 1 296 femmes, soit un taux de 52,43 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2021[Note 9], la commune compte 1 046 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 2 513 personnes[Insee 1].
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
- le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 24 280 €, supérieur à celui du département (20 720 €) et supérieur à celui de la France métropolitaine (23 080 €)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3] ;
- le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 9 %, inférieur à celui du département (18,4 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
- la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 59 %, supérieur à celui du département (44,1 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].
Entreprises et commerces
Agriculture
La commune est dans les « Bas-Champs Picards », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[48]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 2].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 23 | 10 | 7 | 5 |
| SAU[Note 12] (ha) | 863 | 601 | 433 | 308 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 23 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 10 en 2000 puis à 7 en 2010[50] et enfin à 5 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 78 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 863 ha en 1988 à 308 ha en 2020[Carte 4]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 38 à 62 ha[50],[Carte 4].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- plusieurs maisons picardes anciennes.
- L'église saint Michel datant du XIVe siècle, église à trois nefs dominées par une tour carrée surplombant le portail. Elle a autrefois servi de phare pour guider les marins jusqu'au port de Verton[51].
- une chapelle vers laquelle converge un pèlerinage rétabli en 1838.
- plusieurs sépultures remarquables, dans l'ancien cimetière attenant à l'église : celles des seigneurs de Verton, les de La Fontaine Solare, dont la commune a fait siennes les armoiries ; celle d'Émile Defosse, enfant du pays, conseiller municipal, homme de lettres qui, en 1899, publiait avec Léon Plancouard, un autre érudit picard, un très intéressant ouvrage sur Verton, une référence bien connue des historiens de la région intitulée Étude pour servir à l'histoire du Ponthieu, "Verton-Bourg" (Montreuil-sur-Mer, imprimerie Paul Lefort, 1899).
- la pierre tombale d'Émile Defosse a ceci de particulier qu'elle révèle une épitaphe curieuse, à la mode du XIXe siècle : « ci dort, au port, un mort, qu'à tort, le sort, a fort embarrassé, en lui donnant la vie ».
- Le monument aux morts[52].
- L'église saint Michel.
- La gargouille du clocher.
- Le monument aux morts.
- La chapelle.
Cartes postales anciennes
La gare commune à Verton et Rang-du-Fliers vers 1910. Arrivée d'un train dans la gare de Verton vers 1905. La rue de l'église vers 1910. Le Gros Arbre en 1907. Vue du village vers 1910. Le gros arbre.
Personnalités liées à la commune
- Marie-Anne Duhamel (1797-1860), famille d'accueil, elle est à l'origine de la création de l'hôpital maritime de Berck, née dans la commune.
- Augustine Loudéac, née Labastrous (1876-1967), infirmière, première femme du Montreuillois à recevoir la Légion d'honneur en 1929 pour son action comme infirmière, né à Verton et morte à Paris[53].
Héraldique
| Blason | Bandé échiqueté d'or et de gueules et d'azur.
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|---|---|---|
| Détails | Armes de la famille De La Fontaine-Solare, seigneurs de la commune aux XVe et XVIe siècles[54]. Adopté par la municipalité le 23 octobre 1995. |
Pour approfondir
Bibliographie
- Émile Defosse et Léon Plancouard, Étude pour servir à l'histoire du Ponthieu, "Verton-Bourg", Montreuil-sur-Mer, imprimerie Paul Lefort, 1899.
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Dossier Insee relatif aux rattachements de la commune, [lire en ligne]
- « Verton » sur Géoportail.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

