Marie-François Moreau
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François-Marie Moreau, né le à Annecy (duché de Savoie, actuel département de Haute-Savoie)[1], mort le à Charbonnières (département de Saône-et-Loire)[2], est un homme politique de la Révolution française.
Mandat à la Convention
François-Marie Moreau est né le , à Annecy, dans le duché de Savoie[3]. Il est le fils de Nicolas Louis Joseph Moreau, chirurgien, entreposeur de tabac à Avallon (1778), inspecteur du dépôt de mendicité à Saint-Denis (1781) et d'Élisabeth Grimard[3].
Il a plusieurs frères et sœurs dont:
- Marie-Charlotte Moreau
- Gabrielle-Françoise Moreau née à Annecy le
- Anne Louise Moreau, née le , baptisée le 30 à Avallon (parrain: Louis Bénigne François Berthier intendant de la généralité de Paris, représenté par Jacob Préjean avocat du roi à Avallon, marraine: Anne Louise Berthier, fille du parrain, représentée par Marie Anne Leprince). Elle est la mère de Prosper Mérimée.
- Marie Charles Paul Moreau, né à Avallon en 1778, chevalier de la Légion d'honneur[4].
Il est ingénieur des Ponts-et-Chaussées. C'est un des créateurs du canal du Charolais[3], dont les travaux eurent lieu sous l'égide des États de Bourgogne entre 1784 et 1793[5].
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries.
En , Marie-François Moreau est élu député du département de Saône-et-Loire, le dixième sur onze, à la Convention nationale. Il ne saurait être confondu avec son collègue et homonyme Jean Moreau (député de la Meuse)[6].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[7]. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[8]. Le , il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[9].
Le 18 floréal an III (le ), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un, chargée d'examiner la conduite de Joseph Le Bon (député du Pas-de-Calais), accusé d'avoir organisé la terreur dans le Nord-Pas-de-Calais[10].
De 1799 à 1814, il est receveur général à Mâcon[3].
Il meurt à Charbonnières (Saône-et-Loire), le .