Marie-Louise Lanson naît à Cormontreuil le . Son père Henri Lanson, négociant en vins de champagne (Champagne Lanson), est descendant d'une riche famille champenoise. Sa mère se nomme Lucie d'Anglemont de Tassigny.
Leur fille Geneviève naît le , à Monchenot. Charles, le quatrième et dernier enfant de leur union naît le . Il ne connaîtra jamais son père, décédé d'une furonculose maligne le .
Marie-Louise Lanson décède d'un cancer, à Reims, durant l'été 1952[2].
Déjà propriétaire du vignoble Delamotte (Champagne Delamotte), légué par son père en 1930, c'est sur conseil d'Henri Gondry, qu'en , Marie-Louise Lanson rachète la société Laurent-Perrier. Le mois d'avril de la même année elle fait faire d'importants travaux de rénovation.
Dès , elle rachète de nombreux terrains et bâtiments à Tours-sur-Marne.
Peu avant la Seconde Guerre mondiale, elle fait l'acquisition de 400 pièces de vin. Au début de l'été 1940, peu avant que la Wehrmacht n'entre en Champagne, Marie-Louise décide de faire murer le caveau où elles sont entreposées. Une statue de la vierge Marie est déposée juste devant pour rendre la dissimulation plus crédible.
Durant l'exode, elle se réfugie avec sa famille à Saint-Benoît-du-Sault, dans l'Indre. À leur retour, ils constatent que les Allemands n'ont pas découvert le caveau muré.
Dès 1941, elle finance des travaux de reconstruction des dommages de guerre.
À partir de 1945, l'établissement D.W.L.France, qu'elle a fondé 5 ans plus tôt, distribue des bouteilles de vins Laurent-Perrier. C'est au cours de cette même année que Marie-Louise se retire des affaires[2].
Bernard Cornuaille, Femmes d'exception en Champagne, Mathilde-Émilie Laurent-Perrier, Marie-Louise Lanson, deux femmes pour un empire, Le Papillon Rouge éditeur, (ISBN978-2-917875-70-4).