Fille d'un marchand miroitier parisien appelé Jean Froissé[1],[2],[3], elle fut initiée au dessin par Jean-Baptiste Oudry, qu'elle épousa le . Selon Beraldi, elle fit de son époux un bon portrait gravé, à l'eau-forte, d'après Largillierre. Musicien, Oudry composa des vers pour elle[4].
Le couple eut treize enfants, dont cinq seulement survécurent, deux garçons et trois filles. Seul Jacques-Charles Oudry embrassa la profession d'artiste peintre. Le dernier enfant, Marie, épousa le peintre Antoine Boizot et mourut en après avoir donné naissance à un fils[1]. L'aînée, Marie-Thérèse, épousa un peintre amateur. Quant à Nicole, elle épousa l'épicier Nicolas Nolleau[2].
Quand Jean-Baptiste Oudry meurt en 1755, il laisse à sa veuve et à ses enfants la confortable somme de 95 000livres[2],[6].
Marie-Marguerite Oudry produisit de nombreuses gravures de reproduction à partir des toiles de son mari. Pastelliste, elle exécuta des portraits originaux entre autres représentant ses enfants.
Elle meurt chez elle à Paris, impasse Saint-Thomas-du-Louvre, d'une maladie, âgée de plus de 90 ans. Le peintre Boizot géra la succession en faveur des enfants et petits-enfants de la défunte[1].
123(en) Mary Morton Oudry's Painted Menagerie: Portraits of Exotic Animals in Eighteenth-Century Europe, Getty Publications, 2007, pp.24-25 – sur Google Books.
↑(en) Neil Jeffares, Dictionary of Pastellists Before 1800, Unicorn Press, édition revue 2019 — notice en ligne.
↑Henri Beraldi et Baron Portalis, Les graveurs du Dix-huitième siècle, tome III, p.244.