Marie-Paule Belle
chanteuse française
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Marie-Paule Belle est une chanteuse et pianiste française née le à Pont-Sainte-Maxence (Oise) et morte le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
Pont-Sainte-Maxence (Oise, France)
Neuilly-sur-Seine
(Hauts-de-Seine, France)
Pianiste
Compositrice
| Nom de naissance | Marie Paule Belle |
|---|---|
| Naissance |
Pont-Sainte-Maxence (Oise, France) |
| Décès |
(à 80 ans) Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine, France) |
| Activité principale |
Chanteuse Pianiste Compositrice |
| Activités annexes | Actrice |
| Genre musical | Chanson française |
| Instruments |
Voix Piano Guitare |
| Années actives | 1969-2026 |
| Labels |
Polydor Disques Carrère Philips |
| Influences | Barbara |
| Site officiel | www.mariepaulebelle.com |
Elle est célèbre pour sa chanson La Parisienne, créée en 1976, et pour ses reprises du répertoire de Barbara. Elle compte parmi ses paroliers Michel Grisolia, Françoise Mallet-Joris, ainsi qu'Isabelle Mayereau, Serge Lama, Dominique Valls, Olivier Belle, Pierre Jolivet, Jean-Jacques Thibaud, Pierre Delanoë et William Sheller.
Biographie
Enfance et études
Marie-Paule Belle naît le à Pont-Sainte-Maxence dans l'Oise. Elle est la fille d'un médecin et d'une musicienne[1]. Elle vit à Nice de l'âge de huit ans jusqu'à vingt-trois ans[2]. Après une maîtrise en psychologie et la mort de sa mère, elle gagne Paris afin de poursuivre ses études, et surtout jouer dans des cabarets comme L'Échelle de Jacob ou L'Écluse[3].
1969-1983 : Naissance de La Parisienne
La carrière de Marie-Paule Belle commence en 1969, après qu'elle a gagné un concours télévisé – l'émission Chapeau de Radio Monte-Carlo – auquel elle s'était inscrite à la suite d'un pari avec ses amis de la faculté[4]. Elle enregistre alors un premier 45 tours chez CBS, puis un deuxième chez BAM.
Sa première apparition à la télévision française a lieu en 1971 dans l'émission Aujourd'hui Madame sur la deuxième chaîne de l'ORTF[5]. Son premier 33 tours sort en 1973 chez Sonopresse et remporte le prix de l'académie Charles-Cros[6] et le prix de l'Académie du disque. Le de la même année, elle se produit dans l'émission Samedi soir de Philippe Bouvard qui lui demande de chanter deux chansons (Wolfgang et moi et Nosferatu) au lieu d'une seule comme prévu[7]. Elle effectue également son premier passage à Bobino.
Marie-Paule Belle reçoit en 1974, à Spa, le Grand Prix de la chanson française, remis par la Communauté des radios publiques de langue française[8]. En 1975, elle rencontre Serge Lama au cabaret L'Écluse[9] et entame une tournée avec lui dans toute la France[1].
En 1976, sa chanson La Parisienne connaît un grand succès[10]. En 1978, elle se produit à l'Olympia[11] puis, en 1980, au théâtre des Variétés. À cette époque, hormis les chansons qui ont fait son succès, elle enregistre deux 45 tours assez particuliers, dont un pour les enfants qui sort en 1978 chez Adès et comprend deux chantefables écrites et racontées par l'écrivaine Françoise Mallet-Joris (La Bicyclette et L'Arbre des villes et l'Arbre des champs), dont elle chante les chansons.
En 1981, à la suite d'une rupture de contrat avec Polydor, la maison de disques avec laquelle elle a obtenu ses plus gros succès de ventes de disques (principalement avec des albums), elle signe un contrat chez Carrère qui, à l'époque, élargissait son catalogue en récupérant des artistes victimes de ruptures de contrat. En 1982 sort un 45 tours publicitaire pour la marque Philips où sa plus célèbre chanson, La Parisienne, devient un slogan publicitaire[12].
De 1981 à 1987, elle sort trois albums studio et un album enregistré en public, ainsi que huit 45 tours, mais seule sa reprise de La Biaiseuse (chanson créée en 1912 par Jane Allems, puis reprise par Annie Cordy en 1956) connaît un certain succès en 1982. Elle continue de se produire fréquemment en concert.
1983-2010 : Poésie et chansons

En 1983, Marie-Paule Belle chante en Belgique puis, en 1985, au théâtre de la Ville à Paris. Son style de chansons, toujours humoristique et tendre pour les textes, évolue musicalement en passant d'orchestrations classiques, très acoustiques, à des orchestrations plus synthétiques.
En 1987, elle publie une brève autobiographie, Je ne suis pas parisienne, ça me gêne… chez Carrère-Lafon, tandis que Françoise Mallet-Joris lui consacre un livre chez Seghers dans la collection « Poésie et chansons ». De 1987 à 1997, une version parodique de La Parisienne, interprétée par Marie-Paule Belle elle-même, sert de générique à l'émission Matin Bonheur sur Antenne 2 puis France 2.
En 1988, elle est faite chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, puis est décorée de l'ordre national du Mérite. Elle joue la même année dans une pièce de Labiche, Si jamais je te pince, au festival d'Avignon.
En 1990, elle achève avec Françoise Mallet-Joris un opéra-bouffe sur Lucrèce Borgia, qui ne sera jamais joué.
En 1995, elle se produit au théâtre de Dix Heures, puis aux Francofolies de La Rochelle et de Montréal. En 1996, elle participe à l'enregistrement de la série discographique Les Plus Belles Chansons françaises éditée par les éditions Atlas, et produite par le label Meps. Elle y reprend plusieurs chansons de différents artistes, dont Les P'tits Papiers, écrite et composée par Serge Gainsbourg et créée par Régine, Les Sucettes, également de Serge Gainsbourg et créée par France Gall, Il est cinq heures, Paris s'éveille, écrite par Jacques Lanzmann et Anne Segalen, composée et créée par Jacques Dutronc, On laisse tous un jour, écrite par Hugues Aufray et créée par Michel Fugain et le Big Bazar, ainsi que deux grands succès de Barbara : L'Aigle noir et Nantes.
En 1997, elle se produit à nouveau au théâtre de Dix Heures[13]. En 2001, elle publie l'album de reprises Marie-Paule Belle chante Barbara.
2010-2026 : Nouveaux projets

En 2010, Marie-Paule Belle crée un nouveau spectacle, De Belle à Barbara, composé pour moitié de son propre répertoire et pour moitié de chansons de Barbara. Elle le joue en particulier à l'Alhambra, en province, au Luxembourg, en Belgique et en Suisse.
En juin de la même année, elle est membre du jury de la première édition du prix Barbara, remis par le ministre Frédéric Mitterrand [14].
Produit par 796 internautes sous le label Akamusic, son album suivant, ReBelle, sort le . À cette occasion, elle repart sur les routes de France. Parallèlement, elle enchaîne les galas et concerts. Elle participe aussi pour la première fois à la croisière Âge tendre en .
En , elle programme une série de concerts au théâtre de Passy, qu'elle est contrainte de reporter à [15] pour des raisons de santé[16]. Elle donne également une série de concerts dans ce même théâtre au mois de juin suivant[17],[18].
Le , elle donne un récital aux Folies Bergère à Paris[17].
En , elle se produit pour la troisième fois au théâtre de Passy, pour une dizaine de dates, pour ce qu'elle annonce comme étant la dernière série de concerts de sa carrière[19].
Mort
Marie-Paule Belle meurt le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), à l'âge de 80 ans, des suites d'un cancer du sein en récidive[20].
Ses obsèques se déroulent le en l'église Saint-Roch de Paris, suivies de sa crémation au crématorium du Père-Lachaise[21].
Vie privée
Marie-Paule Belle a été, de 1970 à 1981, la compagne de la romancière Françoise Mallet-Joris, qui était également sa parolière. Sans afficher leur relation de manière explicite, les deux femmes ne l'ont jamais non plus cachée, à une époque où cela se montrait peu. Elle déclare en 2015 à ce sujet : « Pendant des années, je n'éprouvais pas le besoin d'aborder ce sujet, puisque je le vivais naturellement avec Françoise. Nous avions, sans le chercher, un parfum de scandale, mais de liberté. On nous invitait aussi pour ça[22] ».
En 2020, elle publie Comme si tu étais toujours là, un livre écrit en hommage à son ancienne compagne, morte en 2016[23].
Décorations
Le , Marie-Paule Belle est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite, au titre de « compositeur, interprète ; 21 ans d'activités musicales »[24] puis est faite chevalier de l'ordre le [25]. Elle est promue au grade d'officier le , au titre de « compositeur, interprète »[25].
Le , elle est promue au grade d'officier de l'ordre des Arts et des Lettres, au titre d' « autrice, compositrice, interprète »[26] puis au grade de commandeur, le , au titre de « compositrice, interprète »[27].
Discographie
Au début de l'année 2009, son œuvre discographique comprend entre autres onze 45 tours (dont des bandes originales de films ou de feuilletons télévisés, un disque pour enfants, un disque publicitaire), douze 33 tours (dont un double), quatre CD (dont un qui existe en deux versions) et un enregistrement public virtuel (téléchargeable uniquement).
Il faut y ajouter une compilation de trois CD (Sélection du Reader’s Digest), comprenant aussi quelques interprétations inédites. Ces nombreux enregistrements sont disséminés dans plusieurs catalogues (CBS, BAM, Sonopresse, Polydor, Adès, Carrère, AB Productions, Polygram, BMG, Olivi, Philips, Beny Music, Reader’s Digest), dont Universal a repris une partie seulement.
Albums studio
Hormis celui de 1978, les albums de 1973 à 1980 n'ont pas de titres officiels.
- 1973 : Ça m'est égal
- 1974 : Café Renard
- 1976 : Celui (incluant « La Parisienne »)
- 1976 : Maman j'ai peur
- 1978 : L'Almanach de Marie-Paule Belle
- 1979 : Comme les princes travestis (l'album à l'arc-en-ciel)
- 1980 : Patins à roulettes
- 1982 : Mon premier album (album intitulé ainsi car c'est son premier chez la maison de disques Carrère, mais aussi parce qu'elle y reprend des chansons qu'elle chantait dans son enfance)
- 1982 : Paris fais-toi faire un lifting
- 1985 : Sur un volcan
- 1989 : L'Heure d'été
- 1999 : Quand tu passes
- 2001 : Marie-Paule Belle chante Barbara
- 2011 : ReBelle (sous-titre : « Réveille-toi ! »)
- 2023 : Un soir entre mille
Compilations et albums en public
Trois récitals en public :
- 1983 : En public (enregistré au palais des Beaux-Arts de Bruxelles ainsi qu'à la Maison de la culture de Tournai) (double 33 tours)
- 1995 : Live 95 - Il n'y a jamais de hasard (enregistré au théâtre de Dix Heures de Paris (CD)
- 2008 : Olympia 1978 (inédit jusqu'en 2008, année où il a été proposé en téléchargement uniquement)
- 2026 : Best of
Vidéographie
- 2007 : Marie-Paule Belle ou la Bête et la Belle (Numéro un diffusé le ) (DVD) (LCJ Éditions et Productions)
- 2021 : Face au public - Concert 1986 (avec, comme musiciens, Serge Perathoner et Roland Romanelli) (DVD) (LCJ Éditions et Productions)
Théâtre
- 1988 : Si jamais je te pince !... d'Eugène Labiche, mise en scène Philippe Rondest, théâtre des Bouffes-Parisiens
- 2006 : Les Monologues du vagin d'Eve Ensler, théâtre de Paris
- 2007 : Parfum et Suspicions de Bruno Druart, mise en scène Jean Martinez, tournée
Filmographie
Cinéma
- 1980 : Alors... heureux ? de Claude Barrois : le docteur Gruber (non créditée)
- 2009 : Trésor de Claude Berri : la pharmacienne
Télévision
- 1980 : Ça va plaire de Jean-Pierre Cassel et Bernard Lion
- 1982 : Une journée à Nice (presque) comme les autres de Jacques Ordines : Pauline
- 2007 : PJ, épisode Crise d'identité (11.13) de Gérard Vergez : Ingrid
Publications
- Marie-Paule Belle, Je ne suis pas parisienne, ça me gêne, Carrère-Lafon, 1987
- Marie-Paule Belle et Alain Wodrascka, Ma vie.com, L'Archipel, 2007
- Marie-Paule Belle, Comme si tu étais toujours là, Plon, 2020