Marie-Soleil Frère

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Naissance
Montréal (Canada)
Décès (à 51 ans)
Bruxelles (Belgique)
Nationalité Drapeau de la Belgique Belge
Pays de résidence Belgique, Burkina Faso
Marie-Soleil Frère
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Naissance
Montréal (Canada)
Décès (à 51 ans)
Bruxelles (Belgique)
Nationalité Drapeau de la Belgique Belge
Pays de résidence Belgique, Burkina Faso
Diplôme
Profession
Activité principale
Chercheuse, enseignante
Formation
Conjoint

Marie-Soleil Frère est une journaliste et universitaire belge née le à Montréal (Canada) et morte le à Bruxelles (Belgique). Spécialiste des médias en Afrique francophone, et notamment des liens entre médias et politique, elle a enseigné le journalisme et la communication à l'université libre de Bruxelles ainsi qu'à l'université de Ouagadougou (Burkina Faso).

Enfance et études

Marie-Soleil Frère naît le à Montréal (Canada)[1], mais grandit à Bruxelles en Belgique[2].

Elle fait ses études supérieures au sein de l'université libre de Bruxelles (ULB), où elle obtient un master en communication et journalisme avec un mémoire sur les Touaregs, pour lequel elle voyage en Afrique. Elle étudie ensuite la philosophie, puis soutient en 1997 une thèse de doctorat en philosophie et lettres à l'ULB, consacrée au développement de la presse au Bénin et au Niger dans un contexte de transition démocratique[3].

Pendant la préparation de sa thèse, elle voyage pour la première fois au Burkina Faso en 1994 et 1995 [2].

Journaliste

Marie-Soleil Frère travaille brièvement en tant que journaliste dans les années 1990, participant notamment à des documentaires radiophoniques de la BBC[2]. Émue par l'assassinat du journaliste burkinabé Norbert Zongo en 1998[2], elle participera à la création du Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ)[4],[3].

Activités académiques entre le Burkina et la Belgique

Après l'obtention de sa thèse, Marie-Soleil Frère rejoint l'université de Ouagadougou au Burkina Faso en 1997, où elle se met à enseigner aux côtés de Serge Théophile Balima au sein du Département d’art et communication[2]. Elle y reste pendant 3 ans, contribuant à la création du Département de journalisme de cette université. Durant son séjour, elle s'engage également au sein de l'Association pour la promotion de l'éducation et de la formation à l'étranger (APEFE)[3],[4].

Directrice de recherches au sein du Fonds de la recherche scientifique (FNRS) en Belgique, elle enseigne au sein de l'université libre de Bruxelles (ULB) en tant que chargée de cours[5]. Elle y dirige pendant un temps le Master en information et communication de l'ULB, ainsi que le Centre de recherche en information et communication (ReSIC), une école doctorale, de 2009 à 2016[6],[3]. Elle devient également Vice-rectrice aux relations internationales de l’ULB de 2016 à 2018[5],[3].

Spécialiste des médias en Afrique francophone, elle s'intéresse aux liens entre médias et monde politique, ainsi qu'à l'impact du contexte socio-économique et culturel des sociétés africaines sur les pratiques de ces médias. Se consacrant d'abord à l'étude de la presse écrite, elle se tourne ensuite vers l'audiovisuel, puis vers les radios locales et les médias en ligne. Sa méthode de recherche se base sur une expérience de terrain au contact des acteurs du journalisme, voyageant régulièrement dans divers pays africains francophones (Burkina Faso, Burundi, Rwanda, République démocratique du Congo)[5],[6], mais aussi anglophones (Tanzanie, Kenya)[3]. Autrice de nombreux articles et ouvrages[3], elle compile le fruit de ses recherches et réflexions dans l'ouvrage Journalismes d’Afrique (2016, réédité en 2020)[7]. Considéré comme sa synthèse « la plus aboutie » selon l'universitaire française Annie Lenoble-Bart, ce livre est traduit en anglais en 2021[5].

En , l'université libre de Bruxelles créée, à sa demande, le « Fonds Regards sur l’Afrique », afin d'aider financièrement les étudiants du Master en journalisme de l’ULB à voyager en Afrique pour y développer des projets journalistiques ou y faire leurs recherches[4],[8].

Activités dans d'autres pays

Au-delà du Burkina Faso, Marie-Soleil Frère enseigne le journalisme dans plusieurs autres pays d'Afrique francophone, dont la République démocratique du Congo, le Burundi et le Rwanda[9],[10]. Elle participe notamment à la création d'un master de journalisme au Burundi[3].

Elle voyage aussi régulièrement en France, où elle supervise plusieurs thèses et participe à des comités de recrutement et colloques[5],[11]. Fin 2000, elle rejoint l'Organisation internationale de la francophonie à Paris[5], où elle s'investit pendant plus de 3 ans dans le soutien aux médias francophones des Pays du Sud[4],[3].

Au Canada, elle devient membre du comité aviseur de la « Chaire UNESCO en communication et technologies pour le développement » de l’université du Québec à Montréal[12],[3].

Décès

Marie-Soleil Frère meurt à 51 ans des suites d'une maladie le à Bruxelles. Le monde universitaire lui rend alors hommage, la Revue internationale des études du développement saluant notamment « une éminente spécialiste des médias francophones en Afrique »[6]. Son ancien collègue Serge Théophile Balima, professeur à l'université Joseph Ki-Zerbo, ancien ministre et ambassadeur, estime de son côté qu'« elle a contribué à former une génération de journalistes au Burkina Faso »[13].

Des journalistes africains et européens lui rendent également hommage[5], la journaliste belge Colette Braeckman écrivant notamment sur son blog : « elle laisse derrière elle un sillage lumineux et son enseignement, son exemple, éclaireront longtemps des générations de journalistes »[10],[9].

L'ambassade de Belgique au Burkina déclare quant à elle : « L’illustre disparue fut une grande amie du Burkina Faso »[3].

Vie personnelle

Mère de 3 enfants, Marie-Soleil Frère était l'épouse du comédien burkinabè Étienne Minoungou[2],[14].

Hommages

Deux prix portent son nom :

  • Le « Prix Marie-Soleil Frère » décerné par le Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) au Burkina Faso, qui récompense des femmes journalistes dans quatre catégories (presse en ligne, presse écrite, télévision et radio) ainsi que la meilleure journaliste de l'année[15]
  • Le « Prix Marie-Soleil Frère » (anciennement « Prix de la coopération académique », renommé en 2021) décerné par l'université libre de Bruxelles aux personnels académiques ayant « contribué à renforcer la visibilité de l’ULB en tant qu’acteur de la coopération »[16]

Récompense

Publications

Références

Liens externes

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