Marie-Thérèse Caron
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Marie-Thérèse Amélie Jenny Emilie Pingon |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Conjoint |
| A travaillé pour |
|---|
Marie-Thérèse Caron, née Pingon le à Constantine et morte le à Sceaux, est une historienne médiéviste française, spécialiste de la noblesse bourguignonne au Moyen Âge tardif.
Carrière
Marie-Thérèse Pingon est née le à Constantine[1].
Elle obtient l'agrégation d'histoire en 1956 et se marie avec l'historien contemporanéiste François Caron. Ils ont deux enfants[2].
Elle enseigne d'abord au lycée d’Ivry-sur-Seine, puis intègre l'université Paris X Nanterre après avoir soutenu en 1971 une thèse de troisième cycle, dirigée par Jacques Heers, sur la famille des Chalon-Tonnerre à la fin du Moyen Âge. Elle est ensuite maître-assistant à l'université Paris XIII puis professeur des universités à l'université Lille-III après la soutenance de sa thèse d'État en 1984. Elle devient professeur émérite en 1993[2].
Historienne de la noblesse médiévale
Pour sa thèse d'État publiée en 1987 sous le titre La noblesse dans le duché de Bourgogne 1315-1477, Marie-Thérèse Caron constitue et utilise deux fichiers informatiques d'individus et de biens, qui permettent une analyse quantitative[3],[4]. L'ouvrage est construit en trois parties, consacrées d'abord à la définition de la noblesse puis à ses responsabilités et à ses stratégies familiales et enfin à une étude quantitative qui permet de comprendre la hiérarchie nobiliaire[5]. Elle démontre que la noblesse bourguignonne est alors un milieu ouvert, qui se renouvelle[5],[4].
En 1994, dans son livre Noblesse et pouvoir royal en France XIIIe – XVIe siècle, Marie-Thérèse Caron expose comment les rois de France ont construit une collaboration avec les nobles, malgré les résistances périodiques de ceux-ci à l'affirmation du pouvoir royal, tout en abaissant les princes[6].
Marie-Thèrèse Caron consacre de nombreuses études au Banquet du Faisan, très importante fête de cour organisée par le duc de Bourgogne Philippe le Bon le à Lille[7]. Elle s'intéresse également à la vie quotidienne de la noblesse bourguignonne, à ses pratiques culturelles et à la place des femmes dans la société nobiliaire[8].