Marie Derscheid
médecin et féministe belge
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Marie Derscheid, également connue comme Marie Delcourt, est une médecin et féministe belge, née le à Saint-Vaast et morte le . Elle participe à la fondation en 1921 de la Fédération belge des femmes universitaires et en est la présidente jusqu'à sa mort en 1932.
| Naissance | |
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| Décès |
(à 72 ans) |
| Nom de naissance |
Marie Derscheid |
| Autres noms |
Marie Delcourt ; Marie Delcourt-Derscheid |
| Nationalité | |
| Activités |
| Distinction |
Chevalier de l'ordre de Léopold ; Ordre du Nichan Iftikhar |
|---|
Biographie
Marie Derscheid est née à Saint Vaast le . Ses parents sont Carl Derscheid (1823-1891), venu du Grand Duché de Luxembourg pour diriger la manufacture de faïence Boch à la Louvière[1], et Adeline Putsage (1835-1911). Elle est la troisième d'une fratrie de onze enfants[2].
Elle poursuit des études d'institutrice à Mons, à école normale de formation d’institutrices communales dirigée par Marie Popelin[3]. Ensuite, toute en travaillant comme enseignante, elle décide de poursuivre des études universitaires à Bruxelles et y obtient un doctorat en sciences naturelles en 1885[4]. Elle poursuit par des études de médecine et obtient son diplôme en 1894 avec grande distinction[4]. Elle se spécialise ensuite en orthopédie et étudie à Berlin, Paris et Vienne, avant de rentrer en Belgique et d'y être classée première au concours universitaire de 1895[3].
Le , elle épouse, à Saint-Josse ten Noode, Albert Delcourt[2], médecin, professeur à l'Université libre de Bruxelles et fondateur de la pédiatrie moderne.
En 1890, en Belgique, la loi du 10 avril autorise les femmes à exercer la profession de médecin et de pharmacien, pour autant qu'elles aient le consentement de leur époux[5].
Marie Delcourt-Derscheid peut donc ouvrir son cabinet privé[4]. Parallèlement, elle exerce à l'Hospice des enfants assistés et y participe à la création d'une section dédiée à la gymnastique orthopédique[4].
Elle est cheffe de service à l'Hospice des orphelines de Bruxelles de 1901 à 1911[4]. Elle est aussi médecin inspectrice des écoles pour la ville de Bruxelles de 1916 à 1928, membre de la Société belge de chirurgie, vice-présidente de la Société belge d'orthopédie et une des fondatrices de l'École supérieure de kinésithérapie[4],[3].
Elle est féministe, fondatrice et présidente de 1921 à 1932 de la Fédération belge des femmes universitaires qui soutient les jeunes diplômées dans leur carrière ou la poursuite de leurs études. En 1929, elle y crée une section spécifique pour les femmes médecins et la fait adhérer à l'International Federation of Medical Women[1]. Elle est aussi active au sein du Conseil national des femmes belges dont elle préside en 1923, la Commission Moralité et hygiène[4].
Elle est intéressée par la musique, l'aquarelle, à laquelle est elle initiée par son amie Anna Boch[1], et l'archéologie[4]. Soignant les épouses du Bey de Tunis lors d'un séjour en Afrique du Nord, elle est décorée de l'ordre du Nichan Iftikhar[4].
Elle décède le .
Distinctions et honneurs
Chevalier de l'ordre de Léopold en 1922[4]- La Fédération des femmes belges diplômées des académies attribue en 2016 et 2018 une bourse Marie Delcourt-Derscheid[6]
- Le Fonds Derscheid-Delcourt de l'Université libre de Bruxelles permet à des étudiants aux moyens modestes d'étudier à l'étranger[7]