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Marie Joseph Gazan, né à Antibes le mort le à Paris, est un militaire français.
Il avait débuté dans la carrière diplomatique comme attaché à la légation de Malle; mais son goût prononcé pour les armes et l'exemple des généraux Vial et Gazan, ses parents le détournèrent bientôt de son premier choix et il entra, en 1804, à l'École spéciale de Fontainebleau, comme sous-lieutenant. Il servit en Autriche, en Prusse, en Pologne sous les généraux Bernadotte, Augereau et Victor, et reçut deux blessures graves à Iéna et à Eylau.
Sous la Restauration ses graves blessures ne lui permettant pas un service actif, car il avait subi deux fois la douloureuse opération du trépan, le commandant obtint la lieutenance de l'île Sainte-Marguerite, et passa en 1821 à l'état-major de la place de Paris où il devint colonel. Nommé maréchal de camp le , il remplaça l'année suivante le général Cubières dans le commandement des troupes françaises à Ancône, où régnait encore ce terrible fléau qui ne devait l'épargner alors que pour le frapper dix ans plus tard.
À son retour en France en 1839, il fut employé dans le département de l'Eure, puis il commanda une brigade de la division hors Paris, où ses nouveaux services lui valurent le grade de lieutenant-général le . Appelé, à la fin de cette année, à la direction du personnel et des opérations militaires au ministère de la Guerre, le général Gazan se fit remarquer, autant par ses connaissances administratives, que par un caractère plein d'aménité dans ses relations avec les militaires et les fonctionnaires de tous grades et de toutes classes. Il est promu grand officier de la Légion d'honneur le . Après la Révolution française de 1848 il quitta le ministère et demanda sa retraite en formant le vœu patriotique de pouvoir, en cas de guerre, reprendre un commandement actif, afin de consacrer à la République ce qui lui restait encore de force et de santé.
↑ Sonia Anton et Dominique Rouet, «Bernardin de Saint-Pierre et Le Havre, d’hier à aujourd’hui», dans Sonia Anton, Laurence Macé et Thibault Gabriel-Robert (dir.), Bernardin de Saint-Pierre : idées, réseaux, réception, Presses universitaires de Rouen et du Havre, (ISBN979-10-240-1643-6, lire en ligne), p.219–234.
↑ Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p.172.