Marie Mansart

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Nom de naissance Jacqueline Mauricette Mairetet
Naissance
Dijon
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 86 ans)
Ivry-sur-Seine
Marie Mansart
Description de cette image, également commentée ci-après
Marie Mansart en 1955
Nom de naissance Jacqueline Mauricette Mairetet
Naissance
Dijon
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 86 ans)
Ivry-sur-Seine
Profession Actrice
Films notables La neige était sale
Le Grand Pavois
Les Deux Anglaises et le Continent
Séries notables Les Brigades du Tigre

Jacqueline Mairetet, dite Marie Mansart[1], est une actrice française, née le à Dijon et morte le à Ivry-sur-Seine[2].

Enfance et formation

Jacqueline Mauricette Mairetet est la fille de l'ingénieur Louis Maurice Albert Mairetet, chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre et de Lucie Lernoud. Ils sont domiciliés au n°32 de la rue de l'Egalité à Dijon[3].

Elle découvre dès son plus jeune âge le monde du spectacle lorsqu'elle se rend avec ses parents au grand Théâtre Dijon pour une représentation de l'opérette La Veuve joyeuse[4].

Jacqueline est étudiante au lycée de jeunes filles de la ville lorsque celui-ci est dirigé par Marcelle Pardé[5], elle participe alors aux ateliers de théâtre et interprètera le rôle de Junie dans la tragédie Britannicus de Jean Racine[4].

Elève du professeur Borel au Conservatoire de Dijon, elle reçoit un second prix de Comédie lors du concours du [6] puis participe en septembre à un récital de poèmes bourguignons du XVIe au XXe siècle, à l'occasion d'un gala organisé au grand Théâtre de la ville pour les fêtes de la vigne[7],[8].

Le succès sera tel que le Comité des Manifestations Bourgogne, à l'origine de l'événement, réorganisera un gala identique auquel participera une seconde fois Jacqueline en janvier de l'année suivante[9],[10].

Entre temps, elle crée le le personnage de Marie Touchet[11] dans la pièce de René-Louis Dumas « Aux Jardins de Ronsard » (Prix Paul-Hervieu 1952[12]) au grand Théâtre Dijon[13],[14].

Elle participe en à la cérémonie de la grande veillée de la Toison d'or à la Salle des États où elle fait partie des artistes donnant un récital de l'œuvre « à-propos 1433 » de Maurice Thiriet[15].

Jacqueline incarne ensuite en avril le personnage de Lisette de la pièce Le Jeu de l'amour et du hasard au grand Théâtre Dijon avec le groupe théâtrale de la Maison de l'Université[16] puis reprend son rôle de la maitresse du roi Marie Touchet également au grand Théâtre de la ville[17],[18].

En , elle joue la pièce On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset lors des auditions d'art dramatique du conservatoire[19],[20] puis retente en juillet le concours et sera récompensée du 1er Prix de Comédie[21] en interprétant Zanetto de la comédie Le passant de François Coppée[22].

Elle intègre ensuite à Paris le Cours Simon pendant cinq ans[23], dans la même promotion qu'Etchika Choureau et Nicole Berger[24] et interprète des rôles comme La Dame aux camélias, La Putain respectueuse, Camille dans On ne badine pas avec l'amour, Mathilde dans Un caprice ou encore le personnage de Blanche DuBois dans Un tramway nommé Désir, rôle joué à l'écran par Vivien Leigh à qui elle sera comparée[25],[4].

Carrière

Débuts entre Paris et Dijon

Lauréate d'un 1er Prix de Comédie[21] et mariée en [26], l'élève de René Simon[25] fait sa première apparition au cinéma dans le film Aux yeux du souvenir de Jean Delannoy en 1948[23],[11] puis reprend à Paris, en novembre de la même année, son rôle de Marie Touchet dans la pièce « Aux Jardins de Ronsard » de René-Louis Dumas à la Salle Pleyel[11],[27],[28].

Elle participe en janvier 1949 à un gala organisé au grand Théâtre de Dijon et où elle interprète le personnage de Rosine[29] dans la pièce de théâtre Le Barbier de Séville[30] puis donne naissance à son fils la même année[25].

Elle intervient une nouvelle fois à la cérémonie de la grande veillée de la Toison d'or à la Salle des États[31], organisé dans sa ville natale en mars 1950 et y récitera des poèmes bourguignons de Marie Noël ou Jean des Brosses. Elle interprètera également un acte inédit intitulé « Et la vie continue » et écrit par le professeur de littérature de la faculté de Lettres de la ville Pierre Trahard[32].

Elle réapparait au cinéma en 1951 et sera dirigée par Christian-Jaque dans Barbe-Bleue puis par Yves Allégret dans Nez de cuir en 1952[11],[23],[33].

Elle intègre alors l'agence d'artiste Ci-Mu-Ra ("Cinéma Musique Radio" devenue Artmedia[34]) sous son nom marital "Jacqueline Jassin" et habite au no 36 rue de Laborde dans le 8e arrondissement de Paris[35].

Elle fera partie ensuite des cinq finalistes sélectionnées par Orson Welles pour son projet de film sur Salomé[11]. Le projet n'aboutira pas et sera finalement repris par William Dieterle avec Rita Hayworth dans le rôle principale[36].

Révélation au cinéma

Marie Mansart en 1953

À partir de la fin de l'année 1952, elle prend comme nom de scène Marie Mansart[37] lorsqu'elle est retenue parmi soixante-cinq candidates[38] pour jouer son premier rôle dans La neige était sale[39] de Luis Saslavsky.

La sortie du film initialement prévue en 1953, fera polémique au nom des principes moraux et ne sera distribué finalement qu'un an après sa réalisation, ce que critiquera André Lang tout en ajoutant « saluer les débuts, plus que prometteurs, de Marie Mansart »[40], qui de son côté viendra soutenir le film au cinéma l'A.B.C. lors de la première dijonnaise[41].

Entre temps et à l'occasion des fêtes de fin d'année 1953, elle prépare à Paris, avec un professeur du Cours Simon et deux autres artistes, un spectacle pour une représentation dans la salle du Cercle Laïques de Dijon où elle fit ses premiers pas sur scène[42],[43].

Elle y interprètera la pièce Le Plaisir de rompre de Jules Renard aux côtés Claude Mathieu, le programme comprenant également une scène d'Une maison de poupée jouée par Ida Sprange du Théâtre royal de Copenhague et Claude Mathieu puis un extrait de La Femme du boulanger créé par Serge Rousseau de la Comédie-Caumartin et Claude Mathieu[44],[45].

Elle se fera remarquer en 1954 dans le film de Jack Pinoteau Le Grand Pavois[46] et sera récompensée du prix d'honneur à une jeune comédienne lors du 5ème Référendum Cinématographique de Vichy[47].

Michel Verret, sous le pseudonyme Jean Néry, écrira dans le journal Franc-Tireur que « Marie Mansart, pour son deuxième film, confirme les qualités de délicatesse et d'intelligence qu'on lui avait découvertes dans La neige était sale »[48].

Au milieu des années 1950, elle habite au quartier de Pigalle à Paris[25] et joue à deux fois sous la direction du réalisateur Sacha Guitry dans le film historique Si Versailles m'était conté... en 1954 puis Napoléon en 1955.

La même année, elle partagera la vedette avec Jean-François Rémi dans la pièce de théâtre Le chevalier du mépris de Manuel de Diéguez pour laquelle elle sera photographiée par Boris Lipnitzky[49] et Jean Guignebert publiera dans le journal Libération que l'« interprétation est de qualité » et « Marie Mansart est le seul personnage humain de ce drame. Elle a beaucoup de charme et de mesure »[50].

Diversification

Elle passera par la Radio fin d'année 1955 en jouant dans une adaptation du roman Les Aristocrates de Michel de Saint Pierre[51] et sera pressentie pour jouer dans le film Thérèse Étienne mais le projet en suspens ne verra pas le jour avant 1958 avec finalement Françoise Arnoul dans le rôle principal[25].

Elle travaillera en 1957 avec Jean Mitry pour le Court métrage Écrire en images, un documentaire sur les éléments de l'expression cinématographique[52] puis enregistrera le roman policier La forteresse de Noël Calef avec Jacques Berthier et Jean-Jacques Delbo en 1959.

Sur le petit écran , elle fera sa première apparition sous les traits de la reine Marie-Antoinette, dans l'épisode L'Homme au masque de fer réalisé par Stellio Lorenzi pour la série Énigmes de l'histoire en 1957.

Ses rôles au cinéma se feront plus rares avec des rôles secondaires comme celui de madame Roc dans le film Les Deux Anglaises et le Continent de François Truffaut en 1971 ou celui de Jacqueline dans Mado de Claude Sautet en 1976 jusqu'à sa dernière apparition sur grand écran dans le film Dedicatoria, en compétition au Festival de Cannes 1980[53].

Elle continuera le théâtre en jouant notamment dans « Thorgenthan » de René Aubert au Théâtre de Plaisance[54] au milieu des années 1970 puis incarnera à la télévision une châtelaine inquiétante dans l'épisode Le village maudit de Victor Vicas de la série Les Brigades du Tigre en 1978 ou une actrice déjantée dans l'épisode Impasse des brouillards de Claude Loursais de la série Les Cinq Dernières Minutes en 1982.

Vie privée

Le , Jacqueline épouse à Dijon Henri Marcel Jassin, ingénieur des télécommunications[26] et donne naissance à son fils Dominique en 1949[25].

Filmographie

Cinéma

Longs métrages

Courts métrages

Télévision

Séries télévisées

Téléfilms

Spectacle TV

Émission de télévision

Spectacle

Récitals

Théâtre

Radio

Discographie

Livre audio

Distinctions

Notes et références

Liens externes

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